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Elle emprunte 30 000 francs il y a 22 ans : elle était loin d’imaginer ce que le passage à l’euro allait provoquer pour son remboursement

Publié par Lucie B le 07 Oct 2020 à 12:00
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Une société de recouvrement lui réclame pas moins de six fois la somme empruntée soit 30 000 euros.

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Un appel d’un numéro inconnu

En 2017, Catherine*, femme de ménage, reçoit un appel d’un numéro inconnu. Au bout du fil, une personne de la société de recouvrement Experium 1640 Finance, basée à Elancourt dans les Yvelines. Cette personne lui parle alors d’un prêt que son mari et elle aurait souscrit en 1994, pour une valeur de 30 000 francs. C’était à l’époque un crédit Cofidis, avec un taux d’intérêt de 16,80 %. Catherine et son mari l’avaient pris pour acheter des meubles.

Mais le mari de Catherine décède 2 ans après avoir contracté ce prêt et Catherine ne s’en rappelle alors plus. D’autant qu’elle assure n’avoir jamais reçu d’injonction de payer. Jusqu’à ce jour où une personne lui reparle de ce fameux crédit. « On m’a demandé combien je gagnais, si je touchais des allocations, et on m’a dit de faire 12 chèques d’avance. » De peur qu’un huissier ne vienne à son domicile, Catherine s’exécute. Elle paye depuis mars 2017, 445,80 euros par mois. 

La justice se saisie de l’affaire

Jusqu’à l’été dernier, quand sa fille réussit à la convaincre de consulter un avocat. Celui-ci s’étouffe en découvrant le dossier. « On ne peut pas réclamer d’argent comme ça, sans preuve » , clame Me Paul-Émile Boutmy, l’avocat de Catherine. Il fait tout de suite opposition à l’injonction de payer du mois de juillet et met la société en demeure de fournir des justificatifs. Concernant les intérêts que sa cliente doit payer, il s’offusque tout autant. « La jurisprudence prévoit une prescription biennale des intérêts, c’est-à-dire qu’on ne peut réclamer les intérêts que sur deux ans. » Ce qui veut dire que Catherine ne devrait payer que 900 euros d’intérêt par an pour un total de 7 500 euros. Très loin des 30 000 euros réclamés !

Depuis lors, la société de recouvrement aurait suggéré de « classer le dossier et restituer les chèques d’avances », et ce, à la condition que Catherine cesse les poursuites contre la société. La société ne dit rien sur un éventuel remboursement total ou partiel des 18 000 euros qu’elle a déjà reçus. L’affaire sera jugée le 17 novembre au tribunal d’Asnières. 

Le prénom a été modifié*

Source : Le Parisien 

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