Les taux des crédits immobiliers partent à la hausse : quel impact sur les emprunteurs ?
Les taux d’intérêt des crédits immobiliers atteindront des niveaux records en 2026 et 2027 selon les prévisions de l’Observatoire Crédit Logement/CSA.
Jusqu’à 3,85 % au quatrième trimestre 2025
Les prêts immobiliers réservés aux ménages les plus aisés ? Si tel n’est pas le cas, l’Observatoire Crédit Logement/CSA note une hausse des taux de crédits immobiliers en France. « Nous sommes sur deux années en cours et à venir qui sont des années de remontée des taux des crédits », note Michel Mouillart, professeur d’économie chargé de la présentation de l’étude.
Toujours selon l’Observatoire, le taux moyen était de 3,17 % au mois de décembre 2025 (hors assurance et frais annexes). Le point le plus bas de l’année passée a été atteint en juin et en août avec un taux à 3,06 %. Les calculs de la Banque de France font état d’un taux moyen de 3,85 % au quatrième trimestre 2025 – tous frais compris – pour les crédits de 20 ans et plus. Ce qui représente environ 43 500 euros d’intérêts pour chaque tranche de 100 000 euros empruntés sur 20 ans, note encore 20 Minutes.
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Ainsi, comme d’autres secteurs, les établissements de crédit n’échappent pas à la réalité économique.
Les conséquences de la dette sur les crédits immobiliers
D’ailleurs, si la hausse des taux attire l’attention des intéressés depuis peu, elle est en marche depuis le début de l’année 2025. En effet, la réalité économique a conduit les établissements de crédit « à […] rajuster les coûts des crédits [et] à augmenter les taux des emprunts ».
Cette hausse est en partie due au fait que les banques dépendent des coûts d’emprunt de l’État. Or, fin 2025, la dette française a atteint des niveaux « plus vus depuis près de quinze ans ». De fait, les pronostics pour 2026 et 2027 sont peu réjouissants : au quatrième trimestre 2026, l’Observatoire prévoit un taux à 3,55 % puis à 3,95 % au quatrième trimestre de l’année 2027.
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Autre observation, la durée moyenne des prêts frôle 21 ans, ce qui se rapproche dangereusement de la limite de 25 ans fixée par la Banque de France et le ministère de l’Économie. Si la hausse des taux se poursuit, l’effort des ménages français ne cessera de s’intensifier. L’autre possibilité – que craignent les banques – c’est la « réduction » du nombre d’emprunteurs, le marché devenant « difficilement accessible pour une grande partie des ménages », soutient la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier). Elle prévoit par ailleurs un financement « majoritaire réservé aux ménages les plus aisés ».