N’achetez pas ces moteurs de voitures d’occasion, prévient un expert : « un risque élevé de réparations coûteuses »
Lorsqu’on achète une voiture d’occasion, il est important de vérifier attentivement le moteur. L’organisation norvégienne des automobilistes, NAF, alerte sur dix moteurs connus pour leurs problèmes techniques graves et leurs coûts de réparation élevés.
“Ne prenez pas de voiture d’occasion avec ces moteurs”, avertit Bennie Christensen de la NAF. Avec le magazine Norska Motor, il a dressé une liste de moteurs pour lesquels les acheteurs débutants doivent être particulièrement vigilants. Beaucoup de ces moteurs avaient pourtant été salués à leur lancement pour leurs performances et leur économie de carburant. Certains ont même remporté le titre de moteur de l’année.
La liste des voitures à ne surtout pas acheter
Cependant, les problèmes structurels apparaissent souvent après plusieurs années d’utilisation, lorsque la garantie constructeur est déjà expirée. Selon Christensen, le moteur Stellantis Puretech 1.2 est l’un des plus problématiques. Ce trois cylindres, présent dans des modèles Peugeot, Opel et Citroën, a longtemps été apprécié pour sa faible consommation et sa puissance relativement élevée.
Le moteur utilise une courroie de distribution dans l’huile, une conception également employée par Ford pour ses moteurs EcoBoost. Dans la pratique, ce système est fragile. La courroie s’use prématurément et peut provoquer de graves dommages au moteur. “Ce n’est pas une question de savoir si elle va lâcher, mais quand”, affirme Christensen.
À lire aussi
Les moteurs Ford EcoBoost, notamment le 1.0, figurent aussi sur la liste des moteurs à risque. La courroie de distribution présente un risque de problème élevé. “La réparation est complexe, longue et coûteuse”, explique l’expert.
Parmi les moteurs réputés problématiques, on trouve également le Volkswagen 1.4 TSI Twincharger, lancé en 2005. Ce moteur, qui combine turbo et compresseur, développe 170 ch. Selon le magazine suédois Vi Bilägare, il souffre de segments de piston déformés, d’une consommation d’huile élevée et de problèmes avec la chaîne de distribution.
Le BMW/PSA 1.6 Prince, utilisé dans des Mini et Peugeot, connaît lui aussi une consommation d’huile excessive, tout comme l’Audi 2.0 TFSI, également pointé par Christensen. Le moteur diesel quatre cylindres BMW N47 présente une faiblesse au niveau de la chaîne de distribution, ce qui peut entraîner des réparations très coûteuses, voire un remplacement complet du moteur.
À lire aussi
Volkswagen est à nouveau mis en garde pour le 1.2 TSI (2006-2012), notamment sur la Polo, où la chaîne de distribution pose également problème. Le 2.0 TDI de Volkswagen et Audi et le moteur essence 1.8 L de ces marques sont signalés pour leur forte consommation d’huile.
Enfin, Christensen alerte sur les moteurs essence 1.8 L des Rover 75, MGF et Land Rover Freelander, connus pour leurs graves problèmes de surchauffe.