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Notées meilleures du comparatif, ces pastilles lave-vaisselle Lidl à 0,11 € surpassent les grandes marques

Publié par Killian Ravon le 21 Jan 2026 à 12:30

Entre inflation, budgets serrés et rayons saturés de promesses “ultra-brillance”, une simple pastille de supermarché s’invite au sommet.

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Boîte de pastilles lave-vaisselle Lidl W5 avec logo Lidl, posée sur un plan de travail, pastilles au premier plan.
Illustration : les pastilles lave-vaisselle Lidl W5 mises en avant, avec le logo Lidl, sur un plan de travail de cuisine

D’après un comparatif de l’UFC-Que Choisir, la référence W5 de Lidl fait mieux que des produits bien plus chers, tout en coûtant autour de 12 centimes par lavage.

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Des tablettes “tout-en-un” : un format devenu standard, que les tests comparent désormais à armes égales. Crédit : Flickr user 188454520@N02.
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Un classement qui bouscule le réflexe “premium”

Les produits de lave-vaisselle sont devenus un petit théâtre de marketing. Sur les boîtes, tout brille : “tout-en-un”, “anti-traces”, “protection du verre”, “action dégraissante”. Pourtant, quand des labos indépendants comparent les résultats, la hiérarchie n’est pas toujours celle qu’on imagine.

Au printemps 2024, l’UFC-Que Choisir publie un comparatif de détergents tout-en-un (tablettes et capsules). Dans plusieurs reprises presse, la tablette W5 “Tout en un” de Lidl apparaît en tête, avec une note de 13,7/20, devant Apta Premium (Intermarché) et Sun Absolu Brillance.

Ce qui frappe, c’est le décalage entre le prix et le rang. Selon la fiche “Test” de l’UFC-Que Choisir, la W5 est annoncée à 12 centimes la dose, quand la moyenne du panel tourne autour de 22 centimes. Autrement dit : la performance ne suit pas mécaniquement l’étiquette.
Cette logique n’est pas nouvelle, mais elle devient plus visible quand le pouvoir d’achat est sous tension. Les ménages arbitrent, comparent, et s’autorisent plus facilement à “déclasser” une marque star si le résultat final reste au rendez-vous.

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Chargement correct et circulation de l’eau : deux conditions qui pèsent autant que la pastille sur le résultat final. Crédit : Piotrus.

Pourquoi ces tests peuvent donner raison au “moins cher”

Un bon score en labo ne sort pas d’un chapeau. Dans son protocole, Que Choisir explique tester les détergents sur des critères concrets : capacité à nettoyer, à limiter les dépôts (dont le calcaire), et à gérer des salissures difficiles. Le tout avec des paramètres de dureté de l’eau qui comptent énormément dans la vraie vie.

C’est là que les “tout-en-un” jouent leur partition. Sur le papier, ils combinent plusieurs fonctions : détergence, rinçage, aide contre le calcaire, parfois protection du verre ou de l’inox. La W5 revendique ce pack complet, ce que Que Choisir rappelle dans sa fiche produit, avec l’idée que la tablette doit assurer l’essentiel sans multiplier les flacons à côté de la machine.

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À l’intérieur, la mécanique est assez classique. Les tablettes efficaces reposent souvent sur un trio : agents nettoyants, agents de blanchiment oxygénés (utiles sur les taches “oxydables” comme thé ou café), et enzymes (qui aident sur amidon et protéines). Ce n’est pas un secret d’industriel : la différence se joue sur les dosages, l’équilibre, et la régularité des résultats, pas sur une formule magique réservée aux marques les plus chères.
Dernier point : l’emballage et l’impact environnemental pèsent aussi dans l’évaluation. Des médias rapportent que Que Choisir souligne un emballage majoritairement en carton recyclé pour ce produit, présenté comme un “plus”.

Dans les cuisines françaises, l’encastrable a banalisé le lave-vaisselle… et la question du coût par cycle. Crédit : Kotivalo.

Le prix par lavage : le vrai révélateur au moment de passer en caisse

Un lave-vaisselle, c’est rarement “une pastille et basta”. C’est un coût par cycle : produit, eau, électricité, entretien. Mais la pastille reste la partie la plus visible, parce qu’on l’achète en lot et qu’on la compare instantanément.

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Dans la reprise du test, la W5 est souvent citée autour de 4,79 € la boîte, pour un coût proche de 0,12 € par cycle. En face, certaines références premium dépassent nettement les 0,30 € la dose, et des articles citent Sun Absolu Brillance autour de 10,49 € les 28 doses.

Sur un foyer qui lance quatre cycles par semaine, l’écart s’étale vite. Même sans faire de grands calculs, on comprend l’intérêt : à performances proches, le budget annuel de détergent peut varier du simple au triple. Et quand les courses augmentent partout, ce type de micro-économies devient une stratégie, pas un détail.
Ce basculement dit aussi quelque chose du marché. Les marques nationales ne vendent plus seulement une efficacité, elles vendent une promesse de tranquillité : “vous payez plus, vous n’y pensez plus”. Un test comparatif remet la tranquillité au prix réel, et c’est souvent là que le discours vacille.

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Allemagne, Suisse : quand les comparatifs européens confirment la tendance

Le phénomène dépasse la France. En Allemagne, Stiftung Warentest teste régulièrement les tablettes. Sur son dossier “Multitabs”, l’organisme insiste sur un point : on peut obtenir du bon, même à prix bas.

Dans la sélection 2023, une page produit de test.de dédiée aux W5 “Multi-Active All in 1” figure dans les références évaluées. Et Lidl Allemagne a communiqué la même année sur un “Top-Ergebnis” et un statut de “Testsieger” pour ses tabs W5 dans ce test.
En Suisse, l’émission Kassensturz (SRF) avait déjà relevé, sur un test plus ancien, qu’un produit W5 se distinguait aussi par un prix très bas et une note solide. Les méthodologies varient selon les pays et les périodes, mais la conclusion se répète : la marque de distributeur n’est plus synonyme de compromis automatique.

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Le calcaire est l’ennemi silencieux : sans sel et réglage adaptés, même une bonne tablette peut laisser des traces. Crédit : Bbypnda.
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Le mode d’emploi qui change tout : calcaire, filtre, et programme Éco

Un classement labo ne remplace pas l’usage quotidien. Et c’est là que beaucoup se trompent : une bonne pastille ne compense pas une machine mal entretenue, ni une eau très dure non prise en compte.

Sur la question du calcaire, Que Choisir explique dans son protocole que la dureté de l’eau est un paramètre clé, et que certains produits tout-en-un conseillent l’ajout de sel au-delà d’un certain seuil (autour de 25 °f). Des organismes d’information conso rappellent aussi que le réglage du lave-vaisselle selon la dureté locale est déterminant.

Ensuite, il y a l’entretien simple : filtre propre, bras d’aspersion dégagés, joints nettoyés. Ce n’est pas glamour, mais c’est souvent la différence entre “ça lave mal” et “ça lave bien”.
Enfin, le programme. Beaucoup pensent que “plus chaud” égale “plus propre”. Or l’ADEME explique que laver la vaisselle en programme Éco ou à 50 °C peut consommer jusqu’à 45 % moins d’électricité qu’un programme intensif. EDF relaie la même idée : un cycle Éco est plus long, mais chauffe moins, donc réduit la dépense énergétique globale.
Autrement dit : si vous achetez une pastille performante et que vous lancez systématiquement un programme très chaud “par réflexe”, vous perdez une partie du gain économique et environnemental.

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Un objet du quotidien… et une invention née d’un agacement

Ce débat sur “la meilleure pastille” a un parfum moderne, mais l’histoire du lave-vaisselle rappelle que tout part d’un usage concret. En 1886, l’inventrice américaine Josephine Cochrane obtient le brevet américain n°355,139 pour une machine à laver la vaisselle. Smithsonian Magazine raconte comment son invention a ouvert la voie au lave-vaisselle moderne, notamment via un système reposant sur la pression de l’eau plutôt que sur le frottement.

C’est un clin d’œil utile. À l’époque, l’enjeu était d’éviter la casse et de gagner du temps. Aujourd’hui, on ajoute l’énergie, le calcaire, et le budget. Mais la logique reste la même : une machine, un produit, et de bons réglages.

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Historiquement, le lave-vaisselle s’impose d’abord dans la restauration, où l’efficacité prime sur la marque. Crédit : tracyhunter.

Le “bon plan” n’est pas une magie, c’est une méthode

Le succès des pastilles W5 de Lidl, tel qu’il est rapporté autour du comparatif UFC-Que Choisir, n’est pas seulement une victoire du discount. C’est surtout un rappel : l’efficacité se mesure, et le prix n’est qu’un indicateur parmi d’autres.

Pour que la promesse tienne, il faut jouer collectif : une tablette correcte, une eau bien gérée (sel si nécessaire), un filtre propre, et un programme adapté. Dans ce cadre, oui, une pastille à 12 centimes peut battre des boîtes trois fois plus chères. Et dans une cuisine française, c’est souvent ce genre de détail qui fait la différence à la fin du mois.

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