Jardin : cette plante “ultra résistante” arrive chez Lidl à moins de 5 €
Il y a des plantes qui décorent, et d’autres qui sauvent la mise. Le Zamioculcas Lidl fait partie de cette seconde catégorie : celle des végétaux capables de tenir bon quand on oublie tout, y compris l’arrosoir.
Et si tout le monde en parle déjà, c’est parce qu’un arrivage très précis risque de partir en quelques heures.
La plante “anti-oubli” qui colle à la vie en appartement
Dans beaucoup de foyers, le même scénario se répète. On achète une plante pour “ramener du vivant” dans le salon, on la place près d’une étagère, et on promet de s’en occuper. Puis viennent les semaines chargées, les déplacements, le chauffage qui tourne, la lumière d’hiver. Et la plante, elle, décroche.
C’est exactement là que le Zamioculcas zamiifolia, souvent surnommé plante ZZ, a construit sa réputation. En jardinerie comme sur les sites déco, il est présenté comme un classique des plantes d’intérieur modernes : tiges droites, feuilles épaisses et luisantes, silhouette graphique. Son autre atout, plus discret, est encore plus décisif : il encaisse les périodes de “négligence” mieux que la majorité des plantes d’intérieur. Selon la Royal Horticultural Society, il fait même partie des plantes tolérantes à la négligence et à la faible luminosité, à condition de rester en lumière indirecte.
Cette combinaison explique pourquoi il plaît autant aux débutants, aux étudiants, aux familles pressées, mais aussi aux bureaux. À tel point que certaines enseignes le vendent désormais comme une valeur sûre, presque “sans risque”.
Son secret vient du sol, pas des feuilles
La promesse “increvable” n’est pas magique. Elle vient d’une adaptation très concrète. Le zamioculcas possède des structures charnues, proches de tubercules, qui stockent l’eau et l’énergie. Résultat : quand les arrosages s’espacent, la plante ne panique pas. Elle pioche dans ses réserves.
C’est aussi pour cela qu’il vaut mieux le traiter comme une plante qui déteste l’excès d’attention. Les fiches horticoles sérieuses reviennent souvent sur le même point : le danger numéro un n’est pas l’oubli, mais l’arrosage trop fréquent. Le Missouri Botanical Garden conseille de laisser le substrat sécher entre deux apports d’eau et d’éviter les sols détrempés.
En clair, ce n’est pas une plante “qui aime boire”. C’est une plante qui aime respirer. Et quand ses racines baignent, les soucis arrivent vite : jaunissement, tiges qui ramollissent, début de pourriture, souvent visible sur les feuilles.
Lumière, chaleur, rythme : ce que le ZZ accepte vraiment
Le zamioculcas est souvent vendu comme une plante “pour coin sombre”. C’est vrai… dans une certaine mesure. La RHS recommande une lumière indirecte, et indique qu’il peut aller jusqu’à l’ombre complète, mais ce n’est pas la situation idéale sur le long terme.
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Dans un appartement, l’équilibre le plus simple ressemble à ceci : une pièce lumineuse, mais sans soleil direct qui tape sur les feuilles. Trop de soleil peut marquer le feuillage et fatiguer la plante, alors qu’une lumière douce lui suffit largement. Si vous voyez les tiges s’allonger et la plante “chercher” la fenêtre, c’est souvent le signe qu’elle manque de luminosité.
Côté température, il n’aime pas le froid. Plusieurs fiches de culture conseillent de le rentrer si la température descend autour de 15 °C, et de le garder loin des courants d’air.
Reste la question que beaucoup se posent : est-ce une plante “dépolluante” ? Les plantes peuvent capter certains composés en laboratoire, et la NASA a bien étudié ce sujet dans des environnements confinés. Mais des travaux plus récents, repris par l’université Drexel, soulignent que dans un logement réel, l’effet est trop faible face à la ventilation : il faudrait des dizaines à des centaines de plantes par mètre carré pour rivaliser avec un simple renouvellement d’air. Le vrai bénéfice du ZZ, c’est donc surtout la déco… et le moral.
Un point à ne pas négliger si vous avez des animaux
On l’oublie souvent dans l’enthousiasme “plante facile”. Le zamioculcas n’est pas un jouet, et il n’est pas destiné à être mâchouillé. L’ASPCA (référence aux États-Unis pour la toxicologie animale) rappelle que de nombreuses plantes d’intérieur contenant des cristaux d’oxalate de calcium peuvent provoquer des symptômes digestifs ou une irritation chez les animaux, et cite notamment les ZZ plant (Zamioculcas spp.).
De son côté, l’extension universitaire NC State indique une toxicité “moyenne” pour les chats et les chiens. Ce n’est pas une raison pour s’en priver, mais plutôt pour choisir un emplacement malin : hors de portée d’un chat grimpeur ou d’un chiot curieux, et lavage des mains après une taille si vous avez la peau sensible.
Pourquoi l’arrivée de ce Zamioculcas Lidl fait autant réagir
Jusqu’ici, rien d’étonnant : une plante robuste, jolie, lente à pousser, donc plutôt “rentable” sur la durée. Le vrai déclencheur, c’est le moment où cette plante bascule dans la catégorie “achat impulsif”.
D’après Modes & Travaux, Lidl France met en rayon un Zamioculcas zamiifolia en pot de 12 cm à partir du 21 janvier 2026, avec un prix annoncé de 4,99 €. C’est précisément ce chiffre qui change l’histoire, parce qu’il se compare immédiatement aux prix habituels.
À titre d’exemple, IKEA affiche en France un Zamioculcas en pot de 17 cm à 14,99 €. Et sur la marketplace de Castorama, on voit une version en pot de 17 cm (55–65 cm) autour de 25,46 € en promotion, pour un prix d’origine à 29,95 €. Même en tenant compte des différences de taille, l’écart est net.
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C’est aussi ce qui explique l’effet “rupture”. Quand un produit déco perçu comme fiable tombe sous une barre psychologique, il attire trois publics en même temps : les amateurs de plantes, les fans de bons plans, et ceux qui veulent “juste une touche verte” sans se compliquer la vie.
Comment maximiser vos chances de l’avoir… et le garder beau
Le premier enjeu, ce n’est pas l’entretien. C’est l’achat. L’expérience des arrivages en magasin montre que les stocks peuvent être limités, surtout sur les plantes “tendance”. Modes & Travaux évoque des quantités restreintes et conseille de viser le matin.
Ensuite, une fois à la maison, le meilleur réflexe est contre-intuitif : ne pas arroser tout de suite “parce qu’on vient de l’acheter”. Touchez le terreau, pesez le pot, observez. Si le substrat est humide, laissez-le tranquille. Attendez que ça sèche avant d’arroser, comme le recommandent les fiches horticoles.
Pour l’esthétique, oubliez les recettes virales trop agressives. Un chiffon doux légèrement humide suffit souvent à dépoussiérer les feuilles, ce qui rend leur brillance naturelle plus visible. Et si vous cherchez un vrai “effet waouh”, c’est surtout la lumière indirecte et la régularité qui font la différence : un ZZ stable, peu déplacé, garde une silhouette plus harmonieuse.
Enfin, gardez en tête que c’est une plante lente. Si elle ne pousse pas vite, ce n’est pas forcément un problème. C’est même souvent le signe qu’elle est installée, qu’elle dépense peu, et qu’elle tient son rôle : être belle sans réclamer.
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