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Ce terrible projet d’attentat avant la fin du Ramadan contre l’Elysée

Publié par Fanny Jacob le 03 Avr 2023 à 20:07
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Après cet attentat déjoué de justesse en février dernier, un attentat qui visait l’Élysée a finalement été évité par deux agents infiltrés. Cinq hommes ont été interpellés et sont donc accusés d’avoir voulu attaquer le palais. Trois d’entre eux sont suspectés d’avoir projeté, en 2019, un attentat djihadiste.

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Plusieurs radicalisés projetaient un attentat à l’Élysée

Il ne s’agissait pas là que d’une alerte attentat comme dans cette salle de concert, mais d’un véritable attentat qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses. En effet, cinq hommes comparaissent ce lundi 3 avril 2023 devant la cour d’assises des mineurs jusqu’au 19 avril. Ces derniers sont accusés de faire partie d’une « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteinte aux personnes » .

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Ils auraient tenté d’attaquer le palais de l’Élysée, c’était alors de 4 avril 2019. Tout s’est déroulé à Chelles, en Seine-et-Marne. Les accusés projetaient de commettre un attentat à l’Élysée juste après le Ramadan. Mais pour cela, ils avaient besoin d’armes, puisqu’ils prévoyaient d’ouvrir le feu sur les policiers postés devant le palais. Pour cela, les accusés ont tenté de trouver de l’argent, pour acheter un armement. Ils devaient donc aussi recruter d’autres membres pour fournir de quoi payer.

Les accusés voulaient obtenir « un grand nombre de munitions pour faire du sale, pas juste deux chargeurs » , comme l’expliquait l’initiateur du projet, Alexandre B., 39 ans, sur leur conversation privée Telegram. Il discutait alors avec ses complices : Karim B., 42 ans, et Mohamed C., 21 ans. Mais, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que parmi eux se cachait un agent infiltré de surnommé Abou Bakr.

C’est cet agent qui a permis de démanteler le groupe. Karim, Mohamed et Alexandre sont ainsi actuellement jugés à Paris, deux autres hommes les accompagnent. Ils sont suspectés de les avoir aidés. L’une des deux personnes est aussi accusée de « non-dénonciation de crime constituant un acte de terrorisme » .

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Alexandre B : un radicalisé remarqué sur les réseaux

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Comment le groupe de terroristes a-t-il été infiltré ? En fait, les agents de la DGSI enquêtaient sur les accusés depuis un moment. Ces derniers auraient intercepté des messages inquiétants postés par un internaute sous le nom « Bill Bening ». L’homme était un partisan du djihad armé. Il partageait sur les réseaux des vidéos terrifiantes de propagande de Daesh.

Très rapidement, la DGSI a pu identifier le suspect. Il s’agissait donc d’Alexandre. L’homme était un gardien de stade parisien, originaire de la Guadeloupe et converti à l’Islam depuis 2002. Sur les réseaux, il faisait savoir qu’il recherchait des armes pour commettre un attentat afin de « laisser une trace de son passage » .

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Les enquêteurs ont de ce fait décidé de passer sous couverture pour en savoir davantage. Sous le pseudo de Abou Mohamed, un cyber-patrouilleur parvient à infiltrer le groupe terroriste. Il a même gagné la confiance d’Alexandre B.

Cependant, l’agent de la DGSI ne peut pas faire d’infiltration physique. Pour obtenir plus d’information, la DGSI fait donc appel à la SIAT, le service interministériel d’assistance technique. Un agent de la SIAT entre alors en jeu, il sera « Abou Bakr« . Il sera initié au groupe par l’agent de la DGSI.

Par la suite, Abou Bakr a rencontré Alexandre. Ce dernier lui a confirmé de vive voix qu’il prévoyait un attentat contre l’Élysée « avec d’autres frères » . Il a aussi indiqué qu’il voulait s’en prendre à la police et plus particulièrement aux CRS.

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« Je ne veux plus qu’ils dorment, je veux qu’ils soient en stress et qu’ils se demandent à chaque fois quand on va les frapper » , aurait dit Alexandre lors de repérages.

attentat elysee

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Attentat à l’Élysée : Un jeune terroriste de 17 ans entre dans le groupe

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Un mois après cette première rencontre, les deux hommes se revoient à la gare du Nord. Alexandre présente à l’agent de la SIAT son ami Karim, un père de famille radicalisé. D’après Karim, son rêve était de mourir en martyr dans un attentat. Attentat qui serait dirigé par son émir, un certain Abou Mujahid.

Ce dernier s’appelle en réalité Mohamed C, 17 ans à l’époque. Le jeune homme est déjà connu des forces de police. Il a déjà été intercepté par la police en 2017 alors qu’il tentait de rejoindre la Syrie pour aller combattre dans les rangs de Daesh. Il était placé dans un centre éducatif à Chelles depuis.

« Je ne manque pas de motivation, si je veux, je passe à l’acte tout de suite, mais j’attends qu’on soit ensemble pour frapper plus fort » , aurait déclaré l’adolescent sur leur groupe Telegram. L’agent de la SIAT le rencontre peu de temps avant son arrestation.

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Lors de cette rencontre, le jeune homme a évoqué de nombreuses cibles potentielles pour lui. Une journaliste de Charlie Hebdo, l’ambassade de Chine et des églises, entre autres.

L’arrestation et la dissolution du groupe terroriste

L’adolescent était très impatient de passer à l’acte. Il aurait même envisagé de tuer son éducateur pour commettre l’attentat à l’Élysée au plus vite. « Les frères, mon souhait c’est que ça soit fait avant la fin du ramadan, c’est tout, moi je ne peux pas retarder plus » , avait-il déclaré.

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Par la suite, l’agent de la SIAT propose alors au groupe de leur fournir des armes. Ils lui donnent alors l’argent nécessaire pour acheter l’armement.

Quelques jours plus tard, les agents leur annoncent avoir acheté deux Kalachnikovs. Les armes se trouveraient dans une planque rue de Lancry, dans le 10e arrondissement de la capitale. Ils leur donnent alors rendez-vous là-bas, dans cet appartement plein de micros.

C’est après cela que Karim B. et Alexandre B. sont arrêtés. Mohamed C. a aussi été arrêté de son côté. Les accusés ont avoué très vite les faits alors qu’ils étaient en garde à vue.

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« Le projet, c’était de mourir en martyr en se faisant tirer dessus par des policiers. Nous voulions faire les attentats au nom de Daesh » , expliquait l’adolescent de 17 ans.  « Il n’y a pas mieux comme cible, c’est le symbole même de l’État » , a-t-il ajouté en parlant de l’Élysée.

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