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60 Millions de consommateurs alerte sur ces baguettes vendues en supermarché

Publié par Killian Ravon le 24 Fév 2026 à 5:46

La baguette reste un réflexe quotidien, surtout quand le budget serre. Pourtant, toutes les baguettes de supermarché ne se valent pas. Et le dernier palmarès relayé par Futura à partir d’une enquête de 60 Millions de consommateurs. Remet quelques certitudes à leur place. Entre goût, texture, sel et contrôles sur la qualité. Le classement souligne des écarts qui peuvent peser sur nos choix au moment de passer en caisse.

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Baguettes de supermarché sur un présentoir, avec un pictogramme d’alerte en arrière-plan.
Au rayon boulangerie, toutes les baguettes de supermarché ne se valent pas : un choix qui peut peser sur la qualité.

On parle d’un produit simple, presque banal, et c’est justement ce qui rend l’alerte intéressante. Quand un aliment aussi routinier que le pain devient “variable” selon l’enseigne, la question n’est plus seulement celle du prix. Derrière la croûte et la mie, il y a aussi une réalité industrielle, des recettes. Et des contrôles qui ne se ressemblent pas forcément.

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La baguette reste un achat quotidien, mais la qualité peut varier selon l’enseigne. Crédit : cocoparisienne.
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Pourquoi les baguettes de supermarché intriguent autant

Impossible d’ignorer la place du pain en France. La baguette accompagne les repas, sert de base à un sandwich, dépanne à toute heure. Et la grande distribution a pris une part importante de ce marché en proposant du “cuit sur place”. Ou du précuit à réchauffer. Dans le contexte actuel, l’arbitrage est vite fait pour beaucoup de foyers. On veut du pratique, du rapide et si possible moins cher.

Sauf qu’en rayon, l’étiquette “baguette” recouvre des réalités très différentes. Une baguette peut être plus ou moins salée. Plus ou moins riche en fibres. Et sa qualité peut varier selon la farine, la fermentation ou la manière dont elle est cuite. Sur le plan santé, le sel est un sujet suivi de près. Puisque les pouvoirs publics rappellent que le pain compte pour une part importante des apports en sel au quotidien.

Ce n’est pas un détail technique réservé aux experts. À force d’additionner les tranches, un pain un peu trop salé ou trop “pauvre” nutritionnellement peut devenir un petit facteur invisible qui s’installe dans la routine.

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Le “cuit sur place” s’est imposé dans de nombreux supermarchés. Crédit : Vauxford.

Ce que 60 Millions de consommateurs dit des baguettes de supermarché

Dans l’article publié le 19 février 2026, Futura explique que 60 Millions de consommateurs a passé au crible des baguettes vendues en grande surface, avec une grille d’analyse qui va au-delà du simple “c’est bon / c’est moins bon”. L’étude, précise Futura, s’intéresse notamment à la texture, à la composition nutritionnelle (dont la teneur en sel et le Nutri-Score), à la présence de contaminants comme des pesticides ou des mycotoxines, et au respect du poids annoncé.

Ce point sur les contaminants n’arrive pas de nulle part. D’autres travaux relayés ces dernières années, toujours autour de produits boulangers, évoquent régulièrement la question des résidus de pesticides détectés dans une partie des échantillons testés. Doctissimo, par exemple, rapportait une enquête portant sur baguettes et croissants où “la moitié” de l’échantillon contenait des résidus, avec la mention de certains insecticides.

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Autrement dit, le sujet ne se limite pas à une guerre de chapelles entre “artisan” et “industriel”. Il touche aussi à ce que l’on consomme réellement, et à la capacité du consommateur à comparer sur des critères concrets.

Tout commence par la farine, et la filière suit de près la qualité des céréales. Crédit : Rosendahl.

Un classement qui bouscule les réflexes d’achat

Le passage qui a le plus fait réagir, c’est évidemment le palmarès. Selon Futura, certaines enseignes s’en sortent nettement mieux que d’autres, avec des écarts de notes qui ne sont pas anecdotiques. Casino obtient 16,5/20, Intermarché 16/20, Leader Price 9,5/20, tandis que Carrefour et Auchan se retrouvent à 7/20 dans l’aperçu publié.

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Derrière ces chiffres, il ne faut pas imaginer un verdict unique qui résumerait tout à “bon” ou “dangereux”. La note reflète un ensemble de critères, et ce mélange est justement intéressant : un pain peut être correct au goût mais décevoir sur le plan nutritionnel, ou inversement. L’idée, c’est surtout de rappeler qu’un prix bas ou une enseigne “réputée” ne suffisent pas à garantir une qualité régulière et d’éviter certains rappels de baguettes défectueuses.

Ce que ces écarts racontent sur la fabrication

Dans beaucoup de magasins, la baguette “de supermarché” est vendue comme un produit frais, presque comme à la boulangerie. Mais, selon les cas, il peut s’agir de pâtons surgelés, de précuits, de recettes standardisées, ou de fournées calibrées pour sortir à des heures fixes. Le résultat peut être très correct, mais la constance dépend alors d’un process, d’une logistique et d’un cahier des charges.

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Le goût, par exemple, n’est pas qu’une affaire de talent au fournil. Il peut venir du temps de fermentation, de la qualité de la farine et de la manière dont la pâte a été conduite. Quand tout est optimisé pour aller vite, la mie peut devenir plus neutre, et la croûte moins marquée, ce qui se ressent immédiatement sur un sandwich ou une tartine.

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Côté nutrition, la baguette blanche a un profil connu : elle est souvent pauvre en fibres, puisque fabriquée avec des farines plus raffinées. Là encore, les différences se jouent parfois sur des détails, mais des détails qui comptent quand on en mange souvent. Le sel, surtout, revient dans de nombreuses discussions, au point que la filière s’est engagée sur une trajectoire de réduction progressive, avec un objectif affiché de baisse des teneurs dans plusieurs catégories de pains.

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Sel, habitudes et “effet cumul” : pourquoi l’alerte peut concerner tout le monde

On ne mange pas une baguette comme on consomme un aliment “occasionnel”. Le pain s’ajoute aux autres sources de sel de la journée : charcuterie, fromage, plats préparés, sauces. Le ministère de la Santé rappelle d’ailleurs que le pain représente autour de 20% de l’apport quotidien en sel des Français, ce qui explique pourquoi le sujet est suivi au niveau de la santé publique.

Dans une vidéo et un article du Parisien sur la baisse progressive du sel, il est aussi rappelé que la démarche repose sur des recommandations et des engagements, et que toutes les boulangeries ne suivent pas forcément au même rythme. Le message, sans dramatiser, est simple : le sel se cache dans un produit qu’on ne soupçonne plus, parce qu’il est “de base”.

Ce qui change avec un palmarès comme celui de 60 Millions, c’est qu’il met un visage sur ces écarts. On passe d’un discours abstrait (“attention au sel”) à une réalité de terrain : selon où l’on achète, la baguette peut être plus ou moins satisfaisante, et pas seulement au niveau du croustillant.

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Alors, que faire concrètement au rayon pain ?

L’enjeu n’est pas de bannir la grande distribution. D’après Futura, l’étude montre justement que certaines enseignes obtiennent de bonnes notes, ce qui prouve qu’il est possible de trouver une baguette correcte en supermarché. En revanche, le classement invite à sortir du pilote automatique, surtout si vous achetez toujours “la même” baguette par habitude.

Changer d’enseigne de temps en temps, tester une autre référence, comparer la mie et la croûte à froid, ce sont des gestes simples qui donnent déjà une idée de la qualité. Par ailleurs, regarder la composition quand elle est indiquée, et surveiller la question du sel quand on y est sensible, peut aider à reprendre un peu de contrôle sur un aliment que l’on croyait immuable.

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Il reste aussi une option souvent citée : l’artisan. La boulangerie de quartier n’est pas parfaite par définition, mais elle offre souvent une diversité de pains (complet, seigle, campagne) qui peut améliorer l’apport en fibres, et un dialogue direct sur la fabrication. Dans tous les cas, l’alerte a au moins un mérite : remettre le pain à sa place de vrai produit alimentaire, pas seulement de “petit achat” automatique.

Derrière l’icône, un produit qui peut être plus ou moins abouti selon la recette. Crédit : Pmsarangi.

Des différences selon les enseignes

Le palmarès relayé par Futura à partir de 60 Millions de consommateurs ne condamne pas le rayon boulangerie des supermarchés. Il rappelle plutôt une évidence que l’on oublie : les baguettes de supermarché peuvent être très différentes d’une enseigne à l’autre, et ces différences ne se voient pas toujours au premier coup d’œil.

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Au fond, la question n’est pas de faire peur avec un aliment emblématique. Elle consiste à mieux choisir, parce que la baguette fait partie des rares produits que l’on consomme parfois tous les jours. Quand la routine s’en mêle, un simple classement peut suffire à remettre un peu de discernement dans le panier.

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1 commentaire

  • k
    kiki
    23/02/2026 à 14:49
    Moi je fait mon pain a base de farine Francine multicéréale car j'ai travaille pendant 30 ans en hypermarché j'ai vu comment ils fabrique le pain cela de donne pas envie d'en consommé

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