Des rongeurs qui infestent le paillis : l’erreur fatale que font 90% des jardiniers
Votre jardin mérite le meilleur pour affronter l’hiver. Vous multipliez donc les couches de protection sur vos massifs floraux. Pourtant, cet excès de zèle cache un piège redoutable. Sous cette épaisse couverture, la vie s’organise à votre insu ! Des rongeurs opportunistes y trouvent refuge et nourriture en abondance. Et les dégâts peuvent être spectaculaires dès le printemps suivant !
Le paillis : un véritable refuge pour les rongeurs
Le paillage fait partie des gestes incontournables du jardinier averti. Cette méthode ancestrale protège le sol, conserve son humidité et limite la corvée du désherbage. Elle offre aussi un bouclier thermique efficace contre les gelées hivernales. Mais attention ! Passé un certain seuil, cette couverture devient problématique.
Les organismes spécialisés dans le conseil sur le paillage sont catégoriques. Au-delà de 5 à 7,5 centimètres d’épaisseur, le piège se referme. Cette couverture trop généreuse crée un isolant thermique parfait pour des rongeurs comme des souris. Ces dernières s’y installent en toute sérénité, à l’abri des regards et du froid.
Les experts en horticulture classent ces petits visiteurs parmi les ravageurs majeurs. Ils prospectent activement ces zones tranquilles situées entre la terre et les débris végétaux. Là, les rongeurs trouvent une couche de protection idéale contre les prédateurs et les intempéries. Et les dégâts sont souvent spectaculaires : tiges coupées, racines déstabilisées…
Des matériaux de couverture pour repousser les visiteurs indésirables !
Face à la menace des rongeurs, tous les paillis ne se valent pas. Les documents de recherche environnementale révèlent des différences majeures entre les matériaux. Certains attirent les souris comme des aimants, d’autres les repoussent naturellement. Comprendre cette distinction change complètement la donne pour votre jardin !
La paille, le foin et les feuilles mortes figurent en tête du palmarès. Les broyats fins complètent ce quatuor de matériaux à haut risque. Pourquoi un tel engouement de la part des rongeurs ? Parce qu’ils se manipulent facilement pour construire des nids douillets. Ils emprisonnent aussi des graines perdues et des insectes, faisant d’eux de véritables garde-manger gratuits.
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Heureusement, des alternatives moins hospitalières existent bel et bien. Les écorces de pin grossières découragent l’installation grâce à leur texture. Les copeaux de cèdre dégagent une odeur répulsive pour ces visiteurs. Les graviers rendent la nidification pratiquement impossible pour les petits mammifères.
Rongeurs : des techniques pour reprendre le contrôle de vos massifs
L’objectif consiste à modifier votre gestion plutôt qu’à tout supprimer. La règle d’or d’un bon paillis impose une épaisseur maximale de 5 à 7 centimètres. Cette hauteur protège efficacement vos plantes sans autoriser de tunnels stables que les rongeurs vont utiliser.
Aussi, laissez toujours une zone nue autour du collet de chaque plante. Ce vide sanitaire empêche les rongeurs de grignoter l’écorce en toute discrétion. Et n’oubliez de ratisser régulièrement votre couverture végétale pour détruire les galeries naissantes.
Par ailleurs, la sécurisation des abords complète parfaitement cette défense. Écartez systématiquement le paillis des murs et des fondations de votre maison. Installez un grillage à mailles fines sous la terrasse et les abris de jardin.
Ramassez également les fruits tombés et graines dispersées qui attirent les visiteurs indésirables. Stockez vos réserves de paillis dans des contenants hermétiquement fermés. Plantez la menthe et la lavande en bordure : leur parfum repousse naturellement les rongeurs.