Tempête Ingrid : des rafales jusqu’à 150 km/h attendues ce vendredi
La tempête Ingrid touche l’ouest de la France ce vendredi 23 janvier 2026. Issue d’une dépression particulièrement creuse, elle s’accompagne de vents tempétueux et d’un risque élevé de submersion sur le littoral atlantique.
Une dépression explosive au large de la Bretagne
La tempête Ingrid se forme à partir d’une dépression qualifiée de « bombe météorologique », en raison de son creusement très rapide. Entre jeudi et ce vendredi, la pression atmosphérique chute de plus de 24 hectopascals, passant d’environ 980 à 958 hPa en moins de 24 heures.
« Au centre d’Ingrid, ce vendredi 23 janvier 2026, la pression atmosphérique sera inférieure à 958 hectopascals », précise le météorologue Yann Amice sur actu.fr, un niveau comparable à celui observé lors de la tempête Xynthia en 2010.
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Le centre de la dépression est situé au large immédiat d’Ouessant, dans le Finistère, avant de se diriger vers le nord, en direction des îles Scilly, en mer Celtique.
Vents tempétueux et conditions météo dégradées sur l’Atlantique
Le passage d’Ingrid génère un flux de sud à sud-ouest très soutenu sur l’ensemble de la façade atlantique ce vendredi. Les rafales les plus violentes concernent les zones côtières, avec des pointes pouvant atteindre 140 à 150 km/h entre l’estuaire de la Gironde et la Bretagne, notamment « entre Royan et Penmarch », selon les prévisions.
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Sur le reste de l’arc atlantique, les rafales approchent les 100 km/h, tandis que l’intérieur des terres est relativement épargné, avec des vents ne dépassant généralement pas 100 à 110 km/h. Des averses parfois orageuses accompagnent également la tempête près de l’Atlantique, avec des pluies localement soutenues.
Forte houle et risque de submersion marine
Au-delà du vent, la tempête Ingrid provoque une agitation maritime marquée sur l’Atlantique. Des vagues pouvant atteindre 9 à 11 mètres sont attendues sur le nord du golfe de Gascogne et en mer d’Iroise. Le risque de submersion marine est renforcé par l’effet combiné de cette houle, des vents violents et d’une surcote liée à la très basse pression atmosphérique.
Ce phénomène correspond à une élévation temporaire du niveau de la mer provoquée par la dépression, en complément de la marée astronomique. Avec des coefficients de marée atteignant 80 ce vendredi soir, les estuaires sont particulièrement exposés, les vents freinant l’évacuation des eaux vers la mer. De la Vendée au Finistère, le risque de submersion et d’inondations côtières apparaît comme le plus marqué.