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Tempête Regina : de fortes pluies attendues dans les prochains jours

Publié par Killian Ravon le 02 Mar 2026 à 17:00

La tempête Regina vient d’être nommée par l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA). Et elle s’annonce comme un nouvel épisode très agité sur le Sud-Ouest de l’Europe. D’après les services météo ibériques, le scénario combine pluies abondantes, vents forts et mer dangereuse. Avec un pic attendu en fin de semaine. En France, les Pyrénées et le pourtour méditerranéen pourraient se retrouver en première ligne, sur des sols déjà bien saturés.

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Tempête Regina : vagues frappant une côte et route inondée, sous un ciel chargé de pluie et de poussières sahariennes.
Entre mer démontée, pluies intenses et ruissellements, la tempête Regina illustre le combo “vagues-submersion” et risque d’inondation sur le sud de l’Europe.

Dès le début de semaine, les premières dégradations sont observées près de la péninsule Ibérique. Mais les choses sérieuses sont attendues autour du jeudi 5 mars. Les prévisionnistes suivent de près la trajectoire. Car la zone d’influence de Regina pourrait s’étendre du Portugal et de l’Espagne jusqu’au sud de la France. Avec un risque de pluies persistantes par endroits.

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Une route submergée après plusieurs jours de pluie, illustration du risque de crues rapides. Crédit : Florian Pépellin.
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Un nom de plus, mais un signal clair : la saison est très active

Le fait que Regina ait été baptisée n’a rien d’anecdotique. En Europe, le nommage obéit à une règle. Lorsqu’un service météo anticipe la nécessité d’émettre une alerte significative (vent, vagues-submersion, etc.). Il peut attribuer un prénom dans le cadre d’une liste commune. Météo-France rappelle que, pour le groupe “Sud-Ouest”, comme ce fut le cas pour la tempête Harry. La liste 2025-2026 inclut bien “Regina”.

Ce prénom arrive aussi à un moment symbolique. Côté Espagne, plusieurs médias indiquent que Regina serait le 17e système nommé de la saison. Ce qui rejoint les niveaux les plus élevés observés récemment. El País souligne notamment cette barre du “numéro 17”. Un peu comme après le passage de la tempête Nils, en rappelant le précédent de la saison 2023-2024. Où le 17e baptême était intervenu plus tard au printemps. Derrière ces décomptes, il faut toutefois garder une nuance importante : un nom ne signifie pas forcément une tempête “historique”.

La mer peut devenir un danger à part entière lors du passage d’une dépression active. Crédit : Wikimedia Commons.
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Ce que disent les agences ibériques : pluie, vent, mer forte… et poussières du Sahara

Sur le Portugal, l’IPMA décrit Regina comme une dépression s’inscrivant dans une vaste zone dépressionnaire centrée plus au sud, avec une évolution susceptible d’alimenter des épisodes de pluie et d’averses, parfois accompagnées d’orage. L’institut évoque aussi un point à surveiller de près : le transport de poussières sahariennes en suspension jusqu’aux alentours du 4 mars, ce qui peut favoriser des “pluies de boue” si des précipitations se produisent au même moment.

L’agence portugaise détaille également l’impact attendu sur Madère : rafales pouvant atteindre 80 à 95 km/h, davantage sur les reliefs, ainsi qu’une forte agitation maritime avec des vagues annoncées autour de 4 à 6 mètres (et des pics plus élevés). Côté Espagne, l’AEMET évoque un retour d’une météo instable, avec des pluies plus abondantes sur certaines zones du sud et de l’est, un risque de vents forts et un épisode de mer très agitée, notamment vers les Canaries.

Les poussières du Sahara peuvent accompagner des épisodes pluvieux et jaunir le ciel. Crédit : Union européenne / Copernicus Sentinel-2 imagery.
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En France, le sud sous surveillance : pourquoi jeudi et vendredi concentrent l’attention

La France n’est pas le cœur du système, mais elle peut en ressentir les effets par un mécanisme classique : quand une dépression se positionne de manière à injecter de l’air humide vers le nord, les reliefs et les côtes exposées deviennent des zones d’amplification. Dans le cas de la tempête Regina, plusieurs analyses météo grand public évoquent un renforcement de l’instabilité sur les Pyrénées, le pourtour méditerranéen et, plus largement, une partie de la moitié sud en fin de semaine.

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Le calendrier ressort assez nettement : un premier temps plus perturbé peut concerner les Pyrénées-Orientales dès le début de semaine, puis un pic de dégradation avec des inondations possibles est envisagé entre le jeudi 5 et le vendredi 6 mars. Dans ces situations, ce n’est pas seulement l’intensité brute qui compte, mais la durée et la répétition des pluies sur les mêmes secteurs. Autre facteur qui pèse dans l’équation : l’état des sols. Après des séquences pluvieuses répétées, l’eau “rentre” moins bien, le ruissellement augmente, et les cours d’eau réagissent plus vite.

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Méditerranée et reliefs : là où les cumuls peuvent grimper plus vite

Quand l’air humide arrive de la mer et bute sur les reliefs, le risque de fortes intensités augmente. Météo-France explique depuis des années le fonctionnement des épisodes pluvieux intenses, et rappelle que des précipitations concentrées sur une courte durée peuvent déclencher des crues rapides, surtout dans les secteurs sensibles. C’est le danger principal lié à la dépression Claudia ou à des systèmes similaires.

Dans le sud, cette mécanique est bien connue près des Cévennes, du Languedoc, du Roussillon ou encore sur certains piémonts pyrénéens. Même si Regina n’est pas présentée comme un “épisode méditerranéen” au sens strict partout, le risque de pluies fortes et persistantes sur l’arc méditerranéen fait partie des points surveillés dans plusieurs prévisions, notamment à partir de jeudi.

Les reliefs accentuent parfois les pluies quand l’air humide remonte vers le nord. Crédit : Wikimedia Commons.
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Littoraux : la mer peut devenir un problème à part entière

Le vent et la pression atmosphérique peuvent renforcer la surcote, tandis que la houle fragilise certaines zones. Sur l’Atlantique comme en Méditerranée, ce sont souvent les mêmes signaux qui reviennent : vagues plus puissantes, embruns, routes côtières exposées et risques de submersion lors des pleines mers, même sans phénomène exceptionnel.

Dans ce contexte, certains territoires commencent déjà à parler de grandes marées plus tard en février. Aux Sables-d’Olonne, des coefficients élevés sont annoncés autour du mercredi 18 février 2026, avec des valeurs pouvant dépasser 90 et monter vers le haut des échelles selon les calendriers de marées.

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Comment suivre la situation sans se perdre : les bons réflexes avant le pic

La tentation est grande de ne regarder qu’un seul chiffre ou qu’un seul modèle. Pourtant, ce type de situation se lit mieux avec trois repères simples : la trajectoire, le timing, et la vigilance officielle. Météo-France met à jour sa carte plusieurs fois par jour, et c’est elle qui fait foi pour les consignes locales, notamment en cas de pluie-inondation, de crues, de vent violent ou de vagues-submersion.

Du côté de l’attitude à adopter, le ministère de la Transition écologique rappelle des principes concrets : éviter de s’engager sur une route inondée, limiter les déplacements non indispensables pendant les phases les plus actives, et se tenir informé des consignes des autorités. Enfin, il faut garder en tête un détail souvent sous-estimé : les impacts se jouent parfois à l’échelle d’une vallée, d’un quartier, d’une route ou d’un pont.

Sur le littoral méditerranéen, l’agitation maritime accompagne souvent les dépressions actives. Crédit : Laurent Virzi.
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Ce qu’il faut retenir de la tempête Regina

Pour l’instant, Regina apparaît comme une dépression très suivie sur l’Espagne et le Portugal, avec un cocktail pluie-vent-mer forte, et une possible calima (poussières sahariennes) qui complique parfois les précipitations. En France, le sud et les reliefs pourraient être touchés en fin de semaine, avec jeudi 5 et vendredi 6 mars comme période charnière dans plusieurs scénarios.

La suite dépendra d’ajustements parfois minimes de trajectoire. Un décalage de quelques centaines de kilomètres peut déplacer les plus gros cumuls, ou au contraire renforcer l’impact sur les Pyrénées et le littoral méditerranéen. D’ici là, la meilleure stratégie reste simple : surveiller la vigilance, éviter les zones exposées au plus fort de l’épisode, et ne pas banaliser des pluies fortes sur des sols déjà gorgés d’eau.

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