Brigitte Macron : ce qu’elle coûte vraiment aux Français chaque mois va relancer le débat
Vous avez sûrement déjà vu passer le chiffre. Sur X, sur Facebook, dans un groupe WhatsApp familial où quelqu’un s’indigne à grands renforts de points d’exclamation. « Vous savez combien elle nous coûte, celle-là ? » Et là, un nombre tombe. Énorme. Scandaleux. Partagé des milliers de fois en quelques heures.
Sauf qu’entre les intox virales et les rapports austères de la Cour des comptes, personne ne sait vraiment ce que Brigitte Macron pèse dans les finances publiques. Un brouillard épais. Savamment entretenu, parfois.
Alors on a décidé de tout poser sur la table. Les salaires cachés, le forfait coiffure qui rend les Français fous, la sécurité invisible, la villa vendue à prix d’or, l’héritage chocolatier. Tout.
Et croyez-nous : ce que vous allez découvrir ne ressemble ni à ce que hurlent les réseaux, ni à ce que raconte la version officielle. La vérité est ailleurs. Et elle est bien plus intéressante.

Le chiffre qui revient toujours — et qui fait exploser les compteurs
Ça commence toujours pareil. Un post anonyme, un chiffre bien rond, une indignation immédiate. Le dernier épisode en date ? Un internaute affirme, la main sur le cœur, que la Première dame toucherait 33 333 euros par mois.
Faites le calcul. Ça donne presque 400 000 euros par an. De quoi faire bondir n’importe quel contribuable qui galère à boucler ses fins de mois. Le post s’envole, partagé des milliers de fois, commenté avec fureur.
Le problème, c’est que ce chiffre est aussi faux qu’une pièce de trois euros. Et le pire ? Il n’est pas sorti de nulle part. Il repose sur une manipulation tellement simple qu’elle en devient presque géniale.
Un vrai budget existe. Des chiffres officiels aussi. Mais quelqu’un a pris ces données, les a triturées, et en a sorti un « salaire » qui n’a jamais existé. On vous explique le tour de passe-passe.
Parce qu’avant celui-ci, il y en avait un autre. Un chiffre encore plus gros. Encore plus explosif. Et il est apparu au pire moment possible pour l’exécutif.

Non, Brigitte Macron ne touche pas 33 000 euros par mois
Reprenons calmement. Il existe un document officiel qui règle la question en trois lignes. Il s’appelle la Charte de transparence relative au statut du conjoint du chef de l’État, publiée le 21 août 2017.
Et ce texte est limpide. Brigitte Macron « ne bénéficie d’aucune rémunération à ce titre ». Elle « ne dispose pas de frais de représentation, ni d’aucun budget propre ». Point final. Pas de fiche de paie. Pas de salaire secret planqué quelque part.
D’où sort alors ce fameux chiffre de 33 333 euros ? D’un calcul d’apprenti comptable. On prend les frais de fonctionnement annuels liés à son activité, on divise par douze, et hop — on obtient un pseudo-salaire mensuel.
C’est exactement comme si vous divisiez le budget de fonctionnement de votre mairie par le nombre d’employés et que vous en déduisiez leur « salaire ». Une opération arithmétique qui transforme un budget de moyens en une rémunération fantôme.
Ce budget sert à payer des collaborateurs, des assistantes, l’organisation d’événements. Rien de cet argent ne finit sur le compte en banque de Brigitte Macron. Nuance de taille. Nuance qui disparaît systématiquement dans les partages indignés.
Avant cette histoire de 33 000 euros, un autre chiffre avait enflammé la Toile : 40 000 euros par mois. Et il n’est pas apparu par hasard. Il a explosé en pleine crise des Gilets Jaunes, au moment où la France entière regardait chaque euro dépensé par l’Élysée.
Là encore, une pure intox, démentie par toutes les institutions. Mais le mal était fait. Le chiffre s’était incrusté dans les têtes. Et depuis, il ressurgit à chaque tension sociale, comme un vieux fantôme qu’on n’arrive jamais à exorciser.
Ces fausses informations ont la peau dure. Elles reviennent, mutent, changent de chiffre mais gardent la même mécanique. Alors passons au vrai chiffre. Le seul qui compte. Celui que la Cour des comptes met noir sur blanc.

La mécanique implacable des rumeurs — pourquoi elles ne meurent jamais
Prenons deux secondes pour comprendre ce phénomène. Parce qu’il est fascinant. Une intox sur Brigitte Macron ne circule pas comme une info banale. Elle explose, disparaît, puis renaît des mois plus tard sous une forme légèrement différente.
Pourquoi ? D’abord parce que le personnage cristallise. Ancienne prof devenue Première dame, épouse d’un président clivant, femme de vingt-quatre ans son aînée — chaque détail de sa vie devient un terrain de projection pour les fantasmes les plus fous.
Ensuite, il y a le carburant idéal : l’argent public. Rien ne fédère mieux la colère qu’un chiffre présenté comme un gaspillage aux frais du contribuable. On n’a pas besoin de comprendre le détail. On voit le nombre, on s’indigne, on partage.
Et le cycle est toujours le même. Une publication virale lâche un chiffre. L’indignation monte en quelques heures. Les médias sortent leurs fact-checks. Le calme revient. Puis, quelques mois plus tard, tout recommence avec un nouveau nombre.
Ce qui rend ces rumeurs si coriaces, c’est qu’elles s’appuient sur un fond réel. Oui, l’activité de la Première dame a un coût. Oui, ce coût est financé par de l’argent public. Il suffit alors de gonfler, de déformer, de mal interpréter.
Et c’est précisément là que le débat devient intéressant. Car derrière les fausses infos se cache une vraie question, bien plus dérangeante que n’importe quel chiffre bidon. On y reviendra. Mais d’abord, plongeons dans les comptes officiels.

316 980 euros par an : voici ce que dit la Cour des comptes
Voilà le vrai chiffre. Celui qui figure dans le dernier rapport de la Cour des comptes, publié en juillet 2025. Pour l’exercice 2024, les dépenses liées à l’activité de Brigitte Macron s’élèvent à 316 980 euros.
Prenez une grande respiration. Oui, c’est une somme importante. Mais remettons-la à l’échelle. Ce montant représente 0,25 % du budget global de l’Élysée. Un quart de pour cent. Autant dire une goutte dans l’océan des dépenses présidentielles.
Comparé à l’année précédente, on note une légère hausse de 2,4 %. En 2023, la facture s’établissait à 309 484 euros. Un niveau comparable à 2022, où elle atteignait 315 808 euros. La stabilité, en somme, plus que la dérive.
Mais alors, à quoi sert concrètement cet argent ? Ce n’est pas une cagnotte personnelle, on l’a dit. C’est une machine. Une petite équipe qui tourne autour d’une seule mission : faire fonctionner l’agenda de la Première dame.
Le poste principal, ce sont les salaires. Deux collaborateurs du cabinet présidentiel consacrent les deux tiers de leur temps aux activités de Brigitte Macron. À cela s’ajoutent deux assistantes, dont l’une travaille à plein temps.
Ces collaborateurs gèrent l’agenda, les relations presse, les rendez-vous, les déplacements. Ils participent aussi à l’organisation des événements officiels à l’Élysée. Un vrai boulot, avec des horaires à rallonge et une pression permanente.
Voilà donc la réalité comptable. Pas de salaire mirobolant. Une équipe réduite, des missions concrètes, un budget qui pèse à peine sur les finances de la présidence. Mais attention — il reste un poste de dépense qui, lui, fait toujours grincer des dents.

Le forfait coiffure-maquillage qui fait toujours grincer des dents
Ah, celui-là. Le poste star des polémiques. Celui qui revient dès qu’on parle des dépenses de la Première dame. Le fameux budget coiffure et maquillage. Accrochez-vous.
Il s’élève à 5 200 euros par mois. Soit 62 400 euros par an. À la seule lecture de ces chiffres, on comprend pourquoi ça hérisse. C’est plus que le salaire annuel de beaucoup de Français. Rien que pour se coiffer.

Sauf qu’il faut lire les petites lignes. Ce forfait est mutualisé entre Emmanuel et Brigitte Macron. Il ne concerne pas madame en solo devant son miroir. Il couvre les deux, pour leurs activités officielles.
Et il y a un autre détail qui change tout. Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de la Première dame, a tenu à le préciser noir sur blanc : au quotidien, Brigitte Macron « se maquille elle-même ».
Mieux encore : elle continue de fréquenter son salon de coiffure habituel, dans le 8e arrondissement de Paris. À ses propres frais. De sa poche. Pas un centime d’argent public pour ses coupes du dimanche.
Alors, quand intervient le prestataire externalisé payé par l’État ? Uniquement pour les grandes occasions. Les sommets internationaux. Les dîners d’État. Les déplacements présidentiels où le monde entier a les yeux rivés sur le couple français.

Là, difficile de reprocher à une Première dame d’être impeccable devant les caméras du monde entier. C’est aussi une forme de représentation de la France. Un enjeu diplomatique déguisé en question de brushing.
Mais tenez-vous bien, parce que la comparaison qui suit va vous faire tomber de votre chaise. Ce système, aussi critiqué soit-il, a permis de réduire les coûts de 70 % par rapport à la présidence précédente. Soixante-dix pour cent.
Sous François Hollande, les dépenses de coiffure atteignaient 9 895 euros par mois. Presque le double d’aujourd’hui. Et pour cause : une coiffeuse et une maquilleuse étaient salariées à plein temps par l’Élysée. Des employées permanentes. Payées toute l’année.
Autrement dit, sur ce poste précis, l’ère Macron a fait des économies. Massives. Un détail que les indignés du forfait coiffure oublient soigneusement de mentionner. Et ce n’est que le début de la comparaison.
Des dépenses bien inférieures à celles de ses prédécesseures
Voici le fait que personne ne veut entendre dans les débats enflammés. Brigitte Macron coûte moins cher à l’État que TOUTES les Premières dames qui l’ont précédée. Et l’écart n’est pas mince.
Remontons le temps. Bernadette Chirac, épouse de Jacques Chirac, représentait une enveloppe de 960 000 euros par an. Presque un million d’euros. Trois fois plus que Brigitte Macron aujourd’hui. Lisez bien : trois fois.
Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, a coûté 481 900 euros en 2013. Un budget conséquent pour une relation qui, on s’en souvient, s’est terminée dans un fracas médiatique retentissant. Mais ça, c’est une autre histoire.
Carla Bruni-Sarkozy, elle, atteignait 437 376 euros annuels. Ex-mannequin, chanteuse, femme du président Sarkozy : son statut international avait un coût. Là encore, largement au-dessus du budget actuel.
Et Brigitte Macron dans tout ça ? Autour de 310 000 euros. Le coût le plus bas de toutes les Premières dames des trente dernières années. Le plancher historique. Difficile à croire quand on écoute les réseaux, non ?
Cette baisse n’est pas un hasard. Elle s’inscrit dans une volonté affichée par Emmanuel Macron depuis 2017 : rompre avec l’opacité qui entourait le statut des conjoints de chefs d’État. Transparence, budget serré, communication assumée.
Alors on pourrait croire l’affaire close. Chiffres officiels, comparaisons imparables, économies réalisées : Brigitte Macron serait la Première dame la plus économe de l’histoire récente. Fin de l’histoire.
Sauf que non. Parce que ce budget de 316 980 euros ne raconte pas toute la vérité. Loin de là. Il y a des dépenses qui n’apparaissent nulle part. Des coûts invisibles. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant.
Ce que les chiffres officiels ne disent pas
Voici la partie que les défenseurs de la Première dame préfèrent éviter. Le budget de 316 980 euros est un chiffre honnête, oui. Mais partiel. Incomplet. Et cette incomplétude change beaucoup de choses.
Plusieurs postes de dépense sont mutualisés avec ceux du président. Résultat : ils n’apparaissent pas dans l’enveloppe attribuée à Brigitte Macron. Ils existent, ils coûtent, mais ils sont noyés dans d’autres lignes budgétaires.

Premier exemple, et pas des moindres : la sécurité. Elle est assurée par le GSPR, le Groupe de sécurité de la présidence de la République. Un dispositif lourd, permanent, coûteux. Mais son montant exact ? Intégré à l’enveloppe globale de protection du chef de l’État.
Impossible, donc, de savoir combien coûte précisément la protection rapprochée de Brigitte Macron. Des agents la suivent partout, mais leur salaire ne figure nulle part dans « son » budget. Un angle mort assumé.
Deuxième exemple : les déplacements officiels. Eux non plus ne sont pas comptabilisés séparément. Et pourtant, l’agenda de la Première dame est chargé. Très chargé. Regardez plutôt.
En 2023, Brigitte Macron a effectué 11 déplacements en France. Auxquels s’ajoutent 5 voyages à l’étranger aux côtés du président. Et surtout 16 déplacements en solo sur le territoire français. Un rythme de ministre.

Chacun de ces voyages a un coût. Transport, hébergement, logistique, sécurité déployée sur place. Mais ces frais sont absorbés par d’autres lignes budgétaires de la présidence. Invisibles, encore une fois, dans le décompte officiel.
Et ce n’est pas fini. Il y a le courrier. Oui, le courrier. Vous seriez surpris du volume. En 2023, la Première dame a reçu 12 540 lettres. Des demandes, des remerciements, des appels à l’aide, des messages de soutien.
Pour traiter cette montagne de courrier, quatre agents sont mobilisés. Quatre personnes à temps partiel ou plein, payées pour lire, trier, répondre. Et devinez quoi ? Leurs salaires ne sont pas imputés au budget de la Première dame.
Ils sont rattachés aux services généraux de l’Élysée. Un poste invisible de plus. Additionné à la sécurité et aux déplacements, ce sont des dizaines, peut-être des centaines de milliers d’euros qui échappent au décompte officiel.
La facture réelle est donc forcément supérieure aux 316 980 euros affichés. De combien exactement ? Personne ne le sait. Et c’est précisément ce flou qui nourrit tous les fantasmes. On y reviendra. Car il y a un autre volet, encore plus méconnu.
La fortune personnelle qu’on ne soupçonne pas
Jusqu’ici, on a parlé d’argent public. Ce que l’État dépense pour elle. Mais il existe une autre facette, bien plus discrète, dont on parle beaucoup moins : l’argent personnel de Brigitte Macron. Et là, surprise.
Parce que la Première dame n’a pas attendu l’Élysée pour vivre confortablement. Loin de là. Sa fortune personnelle est bien réelle, indépendante des moyens publics, et elle a des sources multiples. Commençons par la plus classique.
Avant d’être Première dame, Brigitte Macron a été enseignante. Pendant plus de trente ans. Dans le public comme dans le privé. Français, latin, théâtre : elle a formé des générations d’élèves, dont un certain jeune homme qui allait bouleverser sa vie.
Cette longue carrière lui vaut une retraite. Depuis juin 2015, elle perçoit une pension estimée autour de 3 000 euros mensuels. Le montant exact n’a jamais été officiellement confirmé, mais l’ordre de grandeur est cohérent avec une carrière complète dans l’enseignement.
Trois mille euros par mois de retraite bien méritée. Rien d’extravagant. Le salaire honnête d’une prof qui a bossé toute sa vie. Mais ce n’est que la partie visible de son patrimoine. La suite est nettement plus impressionnante.
Car voici un fait que peu de gens connaissent : le patrimoine personnel de Brigitte Macron est SUPÉRIEUR à celui de son époux. Oui, vous avez bien lu. La Première dame est plus riche que le président. Et pas d’un peu.

La villa du Touquet vendue à prix d’or
Au cœur de ce patrimoine, il y avait un joyau. Une villa familiale au Touquet, cette station balnéaire chic de la côte d’Opale où les Macron ont leurs habitudes. Un bien chargé d’histoire.
La villa portait un nom : « Monéjan ». Elle en avait hérité en 1985, bien avant de rencontrer celui qui allait devenir président. Un héritage familial, une propriété de bord de mer, un ancrage dans le Nord.
Et ce bien ne dormait pas. Il rapportait. Jusqu’à 48 000 euros de revenus fonciers par an, grâce à la location de deux locaux commerciaux situés au rez-de-chaussée. Un placement immobilier discret mais rentable.
Mais en avril 2025, coup de théâtre. Brigitte Macron décide de vendre. Et pas à n’importe quel prix. La villa part pour 3,6 millions d’euros. À la société Oxial. Soit plus de 14 000 euros le mètre carré. Un tarif de luxe absolu.
Faisons le calcul de la plus-value, parce qu’il donne le tournis. Le bien avait été déclaré à 1,2 million d’euros dans la déclaration de patrimoine du couple en 2016. Vendu 3,6 millions. Faites la soustraction. Deux millions quatre cent mille euros de plus-value.
Et le plus fort ? Cette plus-value est totalement exonérée d’impôts et de prélèvements sociaux. Zéro fiscalité. Comment ? Grâce à la règle de détention longue durée : au-delà de trente ans de possession, la plus-value immobilière échappe à l’impôt.
Brigitte Macron détenait ce bien depuis 1985, soit quarante ans. Largement au-dessus du seuil. La loi joue en sa faveur, parfaitement légalement. Un montage que n’importe quel propriétaire de longue date pourrait faire. Mais qui, ici, prend une dimension symbolique.

Alors qu’a-t-elle fait de ce pactole ? Elle a réinvesti. Après avoir réglé les frais de notaire — 309 039 euros tout de même — elle a acheté un nouveau bien immobilier à 1,85 million d’euros, via une SCI. Avec des travaux de rénovation prévus jusqu’en février 2026.
Une gestion de patrimoine millimétrée. Vente au sommet du marché, exonération fiscale, réinvestissement immédiat. Rien d’illégal, tout est transparent. Mais on comprend mieux, maintenant, pourquoi son patrimoine dépasse celui du président. Et il reste une dernière source de richesse à évoquer.
L’héritage Trogneux : une dynastie du chocolat
On ne peut pas comprendre l’aisance financière de Brigitte Macron sans remonter à ses origines. Et ses origines sentent bon le chocolat. Littéralement. Née Brigitte Trogneux, elle est l’héritière d’une véritable institution.
La chocolaterie Jean Trogneux, c’est un nom qui résonne à Amiens depuis 1872. Plus de 150 ans d’histoire. Une entreprise familiale devenue une légende locale, transmise de génération en génération avec un savoir-faire jalousement gardé.
Aujourd’hui, c’est Jean-Baptiste Trogneux, petit-neveu de Brigitte, qui tient les rênes. Et la maison ne se porte pas mal du tout. Elle vend près de deux millions de macarons par an. Deux millions. À travers huit boutiques régionales.
Et l’expansion continue. En avril 2025, une neuvième boutique a ouvert ses portes à Paris. La dynastie chocolatière amiénoise s’installe dans la capitale. Un joli symbole de réussite pour une famille déjà largement établie.
Attention, précision importante : Brigitte Macron ne participe pas à la gestion de l’entreprise familiale. Elle n’y touche pas, n’en tire pas de revenus directs de dirigeante. Le lien est celui du sang et du nom, pas des comptes.
Mais cet héritage dit quelque chose d’essentiel. L’aisance de Brigitte Macron est bien antérieure à son arrivée à l’Élysée. Et totalement indépendante des moyens publics. Elle n’a jamais eu besoin de la République pour vivre confortablement.
Au fond, le couple Macron affiche un train de vie personnel finalement assez classique pour des membres de la haute fonction publique et du monde des affaires. Moins clinquant que les fantasmes ne le voudraient. Mais confortable, sans conteste.
Alors, combien ça fait ? Le verdict final
Le moment est venu de trancher. Vous avez lu tous les chiffres, décortiqué toutes les intox, exploré tous les recoins. Alors combien coûte VRAIMENT Brigitte Macron aux Français chaque mois ? Voici la réponse, sans filtre.
Sur le plan officiel : 316 980 euros par an. Divisez par douze, et vous obtenez environ 26 400 euros par mois. Ni les 33 000, ni les 40 000 euros hurlés sur les réseaux. Et surtout, pas un salaire — un budget de fonctionnement.
Mais ce chiffre officiel, on l’a vu, est incomplet. Ajoutez la sécurité du GSPR, invisible dans les comptes. Ajoutez les déplacements absorbés par d’autres lignes. Ajoutez les quatre agents du courrier. Et la facture réelle grimpe, sans qu’on puisse la mesurer précisément.
La vérité, c’est donc une fourchette. Un socle officiel de 26 400 euros mensuels, plus un montant flou et mutualisé impossible à isoler. Voilà le vrai visage des chiffres. Ni le scandale fantasmé, ni la version totalement lisse.
Et souvenez-vous du plus important : c’est moins que TOUTES ses prédécesseures. Trois fois moins que Bernadette Chirac. Le coût le plus bas depuis trente ans. Ce fait, aucune intox ne pourra jamais l’effacer.

À côté, sa fortune personnelle vit sa vie. Retraite de prof, revenus fonciers passés, 3,6 millions de la vente du Touquet, héritage chocolatier. Un patrimoine confortable, légal, transparent. Et supérieur à celui du président. Ça, c’est acté.
Le vrai débat que tout le monde évite soigneusement
Maintenant, arrêtons-nous sur ce que ces chiffres cachent vraiment. Parce qu’au-delà des euros et des centimes, il y a une question de fond. Une question dérangeante. Celle que personne, à droite comme à gauche, ne veut vraiment affronter.
Cette question, la voici : pourquoi la France n’a-t-elle toujours pas de statut légal pour la Première dame ? C’est l’un des rares pays occidentaux à ne pas avoir légiféré sur le rôle et les moyens du conjoint du chef de l’État.
Aux États-Unis, la First Lady a un bureau, une équipe, un budget cadré. En France, rien. Le vide juridique total. Un flou artistique qui dure depuis des décennies et qui arrange bien tout le monde. Ou presque.
En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant tenté quelque chose. Il avait envisagé de créer un véritable « statut de Première dame ». Un cadre clair, transparent, encadré par la loi. L’idée semblait raisonnable.
Mais la France a dit non. Une pétition a explosé, rassemblant plus de 300 000 signatures contre ce projet. La colère populaire a eu raison de l’initiative. Macron a reculé. Et le flou est resté. Intact. Prêt à nourrir les prochaines rumeurs.
Résultat ? Un cercle vicieux parfait. Chaque publication de la Cour des comptes relance la même mécanique : indignation, fact-checking, silence, puis nouvelle intox. En boucle. À l’infini.
Et pendant que tout le monde se déchire sur un chiffre bidon de 33 000 euros, le vrai débat — celui d’un statut clair encadré par la loi — reste systématiquement esquivé. Enterré. Repoussé au prochain quinquennat. Encore et encore.
Ce qu’il faut vraiment retenir de toute cette histoire
Reprenons calmement, une dernière fois. Non, Brigitte Macron ne touche AUCUN salaire en tant que Première dame. Ce point est définitif, gravé dans la Charte de transparence de 2017. Tous ceux qui affirment le contraire mentent ou se trompent.
Oui, son activité coûte environ 317 000 euros par an à l’État. Auxquels s’ajoutent des coûts mutualisés impossibles à isoler précisément — sécurité, déplacements, courrier. La facture réelle est donc supérieure, mais nul ne peut la chiffrer exactement.
Et pourtant, c’est moins que toutes ses prédécesseures. Le coût le plus bas depuis trente ans. Voilà le paradoxe : la Première dame la plus économe de l’histoire récente est aussi la plus attaquée sur ses dépenses. Ironie totale.
Oui, enfin, elle dispose d’un patrimoine personnel confortable. Sa retraite, ses anciens revenus fonciers, la vente de sa villa au Touquet pour 3,6 millions d’euros, son héritage chocolatier. Une aisance réelle, mais indépendante de l’argent public.
Entre les intox à répétition et les zones d’ombre entretenues par l’absence de législation, une chose est sûre. Tant que la France n’aura pas tranché la question du statut de Première dame, le débat repartira à chaque rapport de la Cour des comptes.
Alors la prochaine fois qu’un chiffre choc atterrit dans votre fil d’actualité, vous saurez. Vous saurez faire la différence entre le fantasme et la réalité. Et peut-être, cette fois, vous ne partagerez pas. C’est déjà une petite victoire contre le brouillard.
- 19/02/2026 à 10:14Vive la France, le peuple non la populace qui paie, ça a été toujours comme ça, rien ne changera, gouverné par des incapables pour nous mais pas pour eux.
- 18/02/2026 à 15:45quelles betises !!!tous ces commentaires bourrés de haine!!!
- 18/02/2026 à 07:09Bonjour Ce que l'on n'a pas dit, si je me souviens bien, ce sont toutes ses tenues qu'elle porte à chaque sortie...Par rapport à ce que nous avons comme revenu annuel en retraite, c'est énorme. Celles qui n'ont presque rien pour vivre avec leurs enfants au quotidien pourraient être davantage aidées vu ces chiffres énormes.03/08/2026 à 09:11Ce sont des tenues prêtées par des grands couturiers, des marques prestigieuses. Une forme de pub ! Ah la jalousie ...
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