« Ses projets ne fonctionnent pas » : Meghan Markle prête à se rapprocher de Charles III pour sauver sa marque
Cinq ans après le Megxit, la duchesse de Sussex ferait aujourd’hui les yeux doux à Buckingham. Pas par nostalgie, pas par regret. Mais parce que ses ambitions hollywoodiennes patinent sérieusement. Et que le prestige royal reste, visiblement, le meilleur argument de vente qu’elle ait jamais eu.

Le rêve californien a du plomb dans l’aile
En 2020, Harry et Meghan quittaient officiellement la monarchie britannique. Le projet était clair : construire une vie indépendante, signer des contrats juteux avec les géants du divertissement, et prouver que leur notoriété suffisait à bâtir un empire médiatique. Netflix, Spotify, projets lifestyle… Sur le papier, tout semblait aligné.
Sauf que cinq ans plus tard, la réalité est nettement moins glamour. Comme le rapporte le site d’actualités The News International, l’animateur britannique Mark Dolan résume la situation sans détour : « Meghan a compris que ses projets en solo ne fonctionnent pas et que Meghan, en tant que marque indépendante incroyable, n’est pas un succès. » Une phrase qui pique, mais qui reflète un constat partagé par plusieurs observateurs de la couronne.
Des experts interrogés par Fox News Digital vont dans le même sens. Selon eux, le « Hollywood star power » du couple s’étiole progressivement. La promesse d’une carrière libre et florissante loin de la monarchie s’est heurtée à une réalité bien plus rugueuse que prévu. Mais alors, que reste-t-il quand la machine à rêves cale ?
Une marque lifestyle, un spécial Noël… et des critiques cinglantes
Il faut dire que les lancements récents n’ont pas provoqué l’enthousiasme espéré. En février 2025, Meghan Markle a lancé As Ever, sa marque lifestyle. Au printemps, l’émission With Love, Meghan a débarqué sur les écrans. Puis, le 3 décembre 2025, un spécial de Noël intitulé With Love, Meghan: Holiday Celebration a été diffusé.

Le verdict ? Brutal. Des critiques cités par Fox News Digital ont qualifié ce programme de « cringe » et « tone-deaf » — autrement dit, gênant et complètement déconnecté. Pas exactement le genre de buzz qu’on recherche quand on essaie de construire un empire médiatique. Un royal watcher cité dans le même article enfonce le clou : le couple « doit gagner de l’argent », et les ambitions commerciales de la duchesse, qui continue d’utiliser son titre comme argument marketing, compliquent singulièrement toute tentative de rapprochement avec le palais.
C’est précisément ce paradoxe qui rend la situation fascinante. D’un côté, Meghan a besoin de la couronne pour faire briller sa marque. De l’autre, la couronne n’a aucune envie de servir de faire-valoir commercial. Un équilibre impossible à trouver — sauf peut-être en changeant radicalement de stratégie.
Le « major U-turn » des Sussex
C’est justement ce virage que plusieurs médias anglo-saxons décrivent depuis quelques semaines. Le site Geo News, relayant les tabloïds royaux britanniques, parle d’un « major U-turn » — un virage à 180 degrés — de la part des Sussex. Concrètement, Harry et Meghan seraient désormais très prudents sur « tout ce qu’ils font et disent » afin de respecter les standards de la monarchie.
Fini les interviews explosives et les règlements de comptes publics. Le couple planifierait désormais des déplacements mêlant engagements privés, business et philanthropie, préalablement signalés au palais. Une façon de montrer patte blanche, de prouver qu’ils peuvent se comporter comme des royaux actifs sans déclencher un scandale toutes les deux semaines.
D’ailleurs, une tournée en Australie a été présentée comme un test grandeur nature de cette nouvelle attitude. The News International décrit une duchesse qui « frapperait à la porte de la famille royale pour être réadmise dans le cercle ». Le mot est fort. Et il en dit long sur l’ampleur du retournement en cours. Mais les retrouvailles avec Charles III s’annoncent tout sauf simples.
« Princesse Meghan » : un titre qui n’existe pas
Car derrière le storytelling du rapprochement, il y a la froide réalité du droit royal britannique. Le rêve médiatique d’une « princesse Meghan » ne tient tout simplement pas. Son titre officiel reste « Son Altesse Royale la duchesse de Sussex, comtesse de Dumbarton, baronne Kilkeel ». En droit strict, elle serait « princesse Henry » en tant qu’épouse du prince Henry — mais l’appellation « princesse Meghan » est réservée exclusivement aux princesses de sang.

Depuis le 31 mars 2020, la duchesse n’utilise plus son prédicat d’altesse royale, même s’il demeure techniquement valide. Un retour comme membre actif à part entière de la famille royale paraît donc extrêmement improbable. Personne, ni à Buckingham ni du côté du couple, n’a d’ailleurs confirmé un quelconque plan de retour officiel. Tout cela reste, pour l’instant, au stade de la rumeur et de l’analyse médiatique.
En revanche, un scénario intermédiaire semble se dessiner. Un rapprochement privé avec Charles III, assorti d’apparitions très contrôlées, permettrait à Meghan de continuer à monétiser l’aura royale tout en affichant un apaisement familial très utile à son image publique. Le meilleur des deux mondes, en somme.
Business ou réconciliation sincère ?
C’est la question que tout le monde se pose. Et la réponse dépend un peu de qui la formule. Pour une partie des commentateurs britanniques, la main tendue vers le roi ressemble moins à une soudaine nostalgie de la vie de palais qu’à une tentative calculée de réinjecter du prestige royal dans une marque personnelle en perte de vitesse.
Le timing est révélateur. Ce n’est pas après une brouille familiale que Meghan cherche à renouer, mais après une série d’échecs commerciaux. Les rumeurs persistantes autour du couple n’arrangent rien. Et le fait que la duchesse continue d’utiliser son titre pour vendre des bougies et des produits lifestyle montre bien que la frontière entre famille et business est, chez les Sussex, particulièrement floue.
Reste à savoir si Charles III, affaibli par ses problèmes de santé, aura l’énergie — et l’envie — d’ouvrir la porte. Après des années d’interviews chocs, de révélations dans les mémoires de Harry et de polémiques à répétition, le crédit de confiance du couple auprès du palais est proche de zéro. Mais en politique comme en royauté, on ne dit jamais jamais. Surtout quand l’argent est en jeu.
Une chose est certaine : qu’il s’agisse d’un rapprochement sincère ou d’un coup de com’ savamment orchestré, Meghan Markle n’a pas dit son dernier mot. Et la saga des Sussex, elle, est loin d’être terminée.