Les Frères musulmans en tant qu’organisation terroriste : le débat qui enflamme l’Assemblée !
L’Assemblée nationale vient d’être le témoin d’une scène électrique, presque violente. Au centre de la discussion se trouvent les Frères musulmans. Pour certains députés, il faut demander à l’Union européenne de l’intégrer parmi les organisations terroristes. Mais d’autres pensent qu’il s’agit d’une mesure futile, voire vide de sens.
Le sujet est délicat et la situation politique actuelle l’est encore plus. Alors, on se doute bien que les élus n’ont pas mâché leurs mots afin de faire valoir leurs convictions. Mais pourquoi faire une telle demande à l’encontre des Frères musulmans ? Et quelles sont les répercussions d’une telle décision ? On vous détaille tout !
Pourquoi condamner les Frères musulmans ?
Le mouvement des Frères musulmans, né en 1928 en Égypte, envisage un État qui suit les principes religieux de l’Islam. Il possède de nombreuses branches en France et tente de se fondre dans les institutions civiques. Quelque chose d’inadmissible pour certains acteurs politiques, surtout le RN et les Républicains.
Les députés du LR ont même soumis un texte à l’Assemblée, visant à inclure les Frères musulmans parmi les organisations terroristes. Bien sûr, il s’agit d’une simple requête qui n’a pas force de loi. Par contre, il reflète une volonté politique exempte d’ambiguïté. L’objectif est clair, demander à la Commission européenne de prendre des mesures concrètes.
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Ceux qui soutiennent la résolution affirment que les Frères musulmans constituent une menace pour les valeurs démocratiques européennes. Les députés de l’autre camp disent que cette mesure va créer un climat stigmatisant en France. Au bout de 5 heures de discussions intenses, 157 voix ont voté pour le texte, contre 101 opposants.
Concrètement, cette mesure va peser lourd sur le mouvement des Frères musulmans. D’un côté, cela va freiner leur influence au sein de la société française. De l’autre, les autorités pourront geler leurs financements. Mais bien sûr, tout cela doit venir de l’Union européenne et découler d’un processus juridique strict.
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Des altercations particulièrement virulentes !
Le gouvernement, en la personne de la ministre de la Francophonie Éléonore Caroit, a donné son avis. Il affirme sa position « contre la mouvance des Frères musulmans et son idéologie séparatiste ». Par contre, il estime que ce texte n’a pas assez de force juridique. Pour faire simple, l’État adopte la neutralité !
Mais l’intervention de Laurent Jacobelli, député RN, a été la plus marquante. Il a directement visé les insoumis en utilisant des termes crus. « Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels ; si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI ! », dit-il. Tout de suite, les opposants de gauche ont demandé des sanctions à son encontre.
Cette discussion sur les Frères musulmans a même pris une envergure étonnante. Pierre-Yves Cadalen répond à Laurent Jacobelli en disant : « Je ne peux un seul instant tolérer que vous insinuiez que mon engagement aille à l’encontre de l’égalité humaine ». Une autre séquence qui a presque fini en « face à face » a opposé Sébastien Chenu et Antoine Léaument, du LFI.
« Il est descendu (vers le bas de l’hémicycle) en hurlant et remettant en cause ma présidence, puis ne se calmant pas il m’a menacé en disant « descendez on va discuter face-à-face » », dit le président. Toutefois, Antoine Léaument dément toute tentative de recourir à la violence. Une scène incroyable qui témoigne de l’ampleur des tensions au sein de l’Assemblée.