Les œuvres de la fille de Brigitte Macron exposées à l’IMA par Jack Lang
Bête noire des politiques de tous bords depuis qu’il est apparu dans les Epstein files, Jack Lang cache encore bien des secrets.
Mis à l’écart, Jack Lang voit ressurgir quelques-uns de ses faux pas dans les colonnes du Canard enchaîné. Dans un article datant du 17 février, l’hebdomadaire revient sur sa récente démission qu’il assure ne pas être forcée. C’est de son plein gré que le désormais ex-président de l’Institut du monde arabe (IMA) aurait quitté ses fonctions et non sous l’impulsion d’Emmanuel Macron et de ses sbires. Toujours selon ses dires, il craignait que l’institution « devienne victime » des allégations qui pèsent sur lui.
Jack Lang dans le viseur de la presse et de l’opinion publique
Cité à plusieurs reprises dans les Epstein files, dont le contenu bouleverse personnalités et anonymes au porte-monnaie bien garni, le politique français nie avoir participé de près ou de loin aux rassemblements libidineux de l’homme d’affaires et de sa clique.
Loin de se laisser intimider, il s’exprime volontiers face aux journalistes qui le sollicitent. Décidé à laver son nom et son honneur, l’octogénaire ne recule ni devant les suppositions inquisitrices des uns, ni face aux indiscrétions des autres, qui ressurgissent après douze ans de mainmise sur l’IMA.
Nommé pour un ultime mandat en 2023, Jack Lang assure ne pas avoir « entrepris de démarches particulières auprès d’Emmanuel Macron ». Une assertion largement démentie par Le Canard enchaîné, qui dévoile une information pour le moins étonnante.
La véritable identité de Laurence Graffensttaden
Six mois après sa reconduction, une nouvelle exposante fait son arrivée entre les murs de l’IMA. Il s’agit de Laurence Graffensttaden, à la fois peintre et cardiologue, qui signe avec son époux des œuvres réalisées en compagnie d’élèves d’un collège francilien. Une exposition dont on peine à identifier le lien avec « le monde arabe », et dont l’avant-propos est signé par Jack Lang en personne.
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Dithyrambique, il vante des œuvres qui « subliment l’invisible et déclinent une riche palette maniant avec génie la luminosité des couleurs primaires ». Il va même jusqu’à qualifier les toiles « d’ode à l’art » ainsi que de « ravissement pour les yeux [et] pour l’âme ». Rien que ça !
Les flatteries à répétition finissent par attirer l’attention des curieux qui mettent le doigt sur un détail qui a son importance. Derrière le pseudo Laurence Graffensttaden se cache en réalité Laurence Auzière qui n’est autre… que la fille de Brigitte Macron ! Des révélations qui mettent à mal les déclarations de celui qui se défend d’appartenir au « monde des mondanités ».
Or cette exposition, ainsi que l’accueil régulier de hauts fonctionnaires, d’intellectuels, de journalistes, d’acteurs et d’élus, témoignent d’une réalité tout autre. Sans parler des liens étroits qu’il entretenait avec feu Jeffrey Epstein.