Epidémie de grippe : faites attention si vous vivez dans l’un de ces départements
La grippe continue de circuler activement en France en ce début d’année 2026. Même si un pic semble avoir été franchi juste avant les fêtes, la situation reste tendue dans plusieurs territoires.
Santé publique France appelle à la prudence, notamment dans certains départements où la pression sur les hôpitaux demeure très élevée.
La grippe est de retour !
Selon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé publique France, publié le mercredi 7 janvier 2026, l’épidémie de grippe continue d’afficher une activité jugée « élevée » sur l’ensemble du territoire.
Les autorités sanitaires estiment qu’un pic épidémique aurait été atteint à la fin de l’année 2025, comme anticipé avant les fêtes, même si ces données restent à confirmer.
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Dans les hôpitaux, la tension est bien réelle. Comme le résume SPF, « la part d’activité pour grippe/syndrome grippal parmi les hospitalisations après passage aux urgences continuait d’augmenter et se situait à un niveau d’intensité élevée ».
Le taux de décès liés à la grippe progresse lui aussi, atteignant 6,3 %, un chiffre comparable à celui observé à la même période l’an dernier, après une saison 2024-2025 particulièrement meurtrière.
Attention si vous vivez dans l’un de ces départements
Si la grippe touche presque toutes les régions métropolitaines, certains départements concentrent une situation particulièrement préoccupante. Le Lot-et-Garonne, les Hautes-Alpes, l’Allier, la Haute-Corse, la Mayenne ou encore le Morbihan affichent toujours une intensité très élevée.
La circulation du virus reste aussi surveillée de près à La Réunion, déjà frappée par une vague il y a quelques mois. Même si les consultations en médecine de ville commencent à se stabiliser, la pression hospitalière ne faiblit pas, notamment chez les personnes âgées.
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Santé publique France souligne par ailleurs une co-circulation des virus A(H1N1) et A(H3N2), ce qui complique la lecture de l’évolution épidémique et entretient l’inquiétude des soignants.
Certains signaux laissent entrevoir un début d’accalmie. L’Institut Pasteur estime ainsi qu’« il est probable que le recours aux soins pour grippe continue à diminuer au cours des quatre prochaines semaines dans la plupart des régions hexagonales », tout en restant à un niveau modéré.
Mais prudence : « la possibilité d’une reprise de l’épidémie en janvier ne peut être exclue à ce stade. Même si le pic est probablement passé ».
Dans ce contexte, la grippe continue de peser lourdement sur des urgences déjà fragilisées par la météo et la grève des médecins libéraux. Si la vaccination progresse légèrement par rapport à l’hiver précédent, la couverture reste insuffisante, avec une efficacité du vaccin estimée entre 30 % et 42,4 %.