Voici pourquoi les personnes qui font de l’exercice gèrent mieux leurs émotions que les autres !
On savait déjà que bouger fait du bien au corps. Mais la science va aujourd’hui beaucoup plus loin que cela. Un exercice régulier pourrait transformer en profondeur notre façon de gérer les émotions. Des chercheurs de Zurich et du Brésil ont publié une étude qui interpelle !
L’exercice sous la loupe des chercheurs !
Une étude publiée dans la revue Acta Psychologica vient de faire du bruit. Des chercheurs de Zurich et du Brésil ont uni leurs forces pour explorer un sujet fascinant. Ils ont voulu comprendre le lien entre exercice physique et gestion des émotions. Quarante jeunes adultes en bonne santé ont participé à cette expérience unique.
Dès la première session, les experts ont mesuré leurs niveaux d’anxiété et de stress. Pour provoquer des réactions émotionnelles fortes, les chercheurs ont utilisé une méthode volontairement choquante. Ils ont montré aux participants des images violentes et déstabilisantes.
Le genre de contenus qu’on croise malheureusement chaque jour sur les réseaux sociaux. Cet exercice d’observation visait à mesurer les réactions de chacun avec précision. Et les écarts entre participants actifs et sédentaires se sont révélés flagrants.
Les chiffres obtenus sont difficiles à ignorer. Les personnes peu actives étaient775 % plus susceptibles de souffrir d’anxiété élevée. Cet écart colossal a surpris jusqu’aux chercheurs eux-mêmes. L’exercice ne se limite donc plus au simple bien-être physique. Il devient, preuves à l’appui, un véritable bouclier contre le stress.
Bouger pour mieux réguler l’émotion !
L’étude d’Acta Psychologica révèle quelque chose de frappant au-delà de l’anxiété. Les personnes peu actives exprimaient de la colère bien plus souvent et plus rapidement. Face aux images choquantes, leur réaction émotionnelle était immédiate et intense. Pire, cette colère persistait longtemps après l’exercice d’exposition.
Un constat qui démontre clairement que le corps et l’esprit sont indissociables. Les chercheurs de Zurich et de Goiás expliquent ce phénomène avec précision. Un bon niveau cardio-respiratoire améliore la variabilité de la fréquence cardiaque.
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Concrètement, l’exercice entraîne le corps à mieux absorber les chocs émotionnels. Il agit comme un amortisseur biologique face aux situations stressantes. Alors, le système nerveux devient plus flexible, plus rapide à retrouver son équilibre.
Les conclusions des chercheurs sont formulées de manière très claire. Selon Acta Psychologica, les personnes actives affichent « une anxiété de trait plus faible et une plus grande résilience ». Leur capacité à rebondir après un choc émotionnel est nettement supérieure. L’exercice régulier façonne donc profondément nos réponses face à l’adversité.
L’exercice au quotidien : ce que la science nous invite à faire
Attention, les chercheurs appellent eux-mêmes à rester prudents. L’étude ne portait que sur quarante participants, c’est peu. Ses auteurs reconnaissent ouvertement que des échantillons plus larges seront nécessaires. Toutefois, d’autres travaux scientifiques sont déjà en cours pour confirmer ces résultats. Mais les premières conclusions de cet exercice d’analyse restent néanmoins très prometteuses.
Ce que la science sait déjà, en revanche, est solide et rassurant. Une étude antérieure avait démontré qu’atteindre son quota de pas quotidiens réduit le risque de démence. L’exercice sous toutes ses formes (marche, vélo, natation) s’impose comme une solution accessible. Pas besoin de salle de sport coûteuse ni de programme intensif pour en bénéficier !
Pourtant, selon l’OMS, un adulte sur trois reste peu actif. Un paradoxe troublant, quand les antidépresseurs figurent parmi les médicaments les plus prescrits au monde. L’exercice représente pourtant l’une des interventions de santé les moins coûteuses qui existent. La prochaine révolution de la santé mentale ne viendra peut-être pas d’un laboratoire. Elle pourrait simplement commencer par une paire de chaussures près de la porte !