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Voici à quoi pourrait ressembler la Terre dans 250 millions d’années, avec la France dans une position surprenante

Publié par Sofia le 16 Fév 2026 à 7:26

Les scientifiques dressent un tableau fascinant de l’avenir de notre planète, où les pays que nous connaissons aujourd’hui se déplacent et où de nouveaux voisins apparaissent de manière inattendue.

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Ce qui semble familier sur la carte du monde aujourd’hui changera complètement à l’échelle géologique. Lentement mais inexorablement, les plaques tectoniques poussent les continents vers une nouvelle ère où frontières, océans et climats ne ressembleront presque plus à ceux que nous connaissons.

Terre
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Un nouveau cycle de supercontinent en préparation

La répartition des terres et des mers sur Terre n’est pas fixe. Au cours de centaines de millions d’années, les continents se regroupent pour former des supercontinents, avant de se fragmenter à nouveau. Ce phénomène s’est produit avec la Pangée originelle, qui a commencé à se disloquer il y a environ 200 millions d’années, donnant naissance aux continents actuels.

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Selon des modèles géologiques, notamment ceux du géographe américain Christopher Scotese et du projet PALEOMAP, les plaques tectoniques actuelles évoluent vers une nouvelle phase. Dans environ 250 millions d’années, les grandes masses continentales pourraient à nouveau entrer en collision pour former un futur supercontinent : Pangée Ultima.

Ce gigantesque bloc terrestre serait entouré d’un océan mondial unique, avec très peu d’océans séparant les continents. L’océan Atlantique disparaîtrait progressivement, à mesure que son plancher s’enfonce sous les plaques voisines tandis que les Amériques se rapprochent de l’Afrique et de l’Eurasie. Les côtes actuelles laisseraient place à des chaînes de montagnes et à des terres intérieures.

Le bassin de l’océan Indien deviendrait une vaste mer intérieure, enfermée par des continents comprimés. Des régions aujourd’hui très éloignées deviendraient voisines, donnant naissance à une carte du monde presque méconnaissable.

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Une carte du monde méconnaissable

Dans les scénarios de Pangée Ultima, des combinaisons géographiques inédites apparaissent :

  • Cuba serait rattachée au sud-est des États-Unis.
  • Le Groenland se rapprocherait du Canada et fusionnerait en grande partie avec lui.
  • La péninsule coréenne serait coincée entre la Chine et un Japon déplacé vers l’ouest.
  • La mer Méditerranée disparaîtrait, écrasée par la collision entre l’Afrique et l’Europe.

Les collisions tectoniques autour du supercontinent formeraient de nouvelles chaînes de montagnes, tandis que certaines villes côtières actuelles se retrouveraient profondément à l’intérieur des terres.

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La France entre le pôle et l’Afrique

Dans ces projections, la France occupe une position particulièrement intéressante. Les simulations indiquent que le territoire français se déplacerait progressivement vers le nord, à proximité des hautes latitudes. Parallèlement, la plaque africaine entrerait en collision avec l’Europe, faisant disparaître la Méditerranée.

La France se retrouverait alors à proximité de pays comme le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie. Elle passerait :

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  • d’un climat tempéré à des latitudes plus élevées,
  • d’une frontière maritime avec l’Afrique à une zone de collision montagneuse,
  • d’une façade atlantique ouverte à une position intérieure au sein du supercontinent.
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Une immense chaîne de montagnes, comparable à des « super-Alpes », pourrait s’étendre de l’actuelle péninsule Ibérique jusqu’au nord de l’Afrique.

Un climat extrême sur Pangée Ultima

La réorganisation des continents s’accompagnerait de changements climatiques majeurs. Des études publiées dans Nature indiquent que l’intense activité volcanique libérerait d’énormes quantités de CO₂. De plus, le Soleil émettra environ 2,5 % d’énergie supplémentaire qu’aujourd’hui.

Cette combinaison entraînerait des températures supérieures à 40 °C sur la majeure partie du supercontinent. L’intérieur des terres, éloigné de l’influence océanique, deviendrait extrêmement sec, avec de longues vagues de chaleur et très peu de précipitations.

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De nombreux écosystèmes actuels ne survivraient pas à ces conditions. Les mammifères, notamment, seraient particulièrement vulnérables au stress thermique, ce qui pourrait provoquer une nouvelle vague d’extinction.

La France, un possible refuge climatique

Toutes les régions ne seraient pas inhabitables. Les zones situées près des marges nord du supercontinent conserveraient un climat plus modéré. Dans plusieurs scénarios, la France se situerait précisément dans cette bande plus tempérée.

Grâce à son déplacement vers le nord, elle pourrait offrir des conditions plus favorables que l’intérieur brûlant du supercontinent. Certaines simulations la présentent comme l’un des rares territoires où de grands animaux terrestres et d’éventuels descendants de l’humanité pourraient encore vivre.

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Pourquoi ces projections sont utiles aujourd’hui

Bien que l’échéance de 250 millions d’années dépasse largement toute perspective humaine, ces modèles aident les scientifiques à mieux comprendre les mécanismes climatiques. Ils montrent notamment à quel point la répartition des continents, l’activité volcanique et les niveaux de CO₂ influencent le climat global.

Même si la forme exacte de Pangée Ultima reste incertaine, les principes fondamentaux sont solides :

  • les plaques tectoniques se déplacent de quelques centimètres par an ;
  • les collisions ferment les océans et créent des montagnes ;
  • le Soleil devient progressivement plus lumineux ;
  • le volcanisme influence les concentrations de CO₂ à long terme.
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Ces scénarios constituent aussi de puissants outils pédagogiques et scientifiques pour comprendre l’évolution de la Terre sur le très long terme.

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