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« Balance ton bar » : Ces témoignages glaçants d’agressions sexuelles dans les bars et boites donnent froid dans le dos

Publié par Charlène Deveaux le 14 Déc 2021 à 8:00
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C’est Sandra Muller qui lance d’abord le mouvement #BalanceTonPorc en janvier 2018. La jeune femme souhaitait attester du harcèlement sexuel dont elle était victime, au sein de son milieu professionnel. Presque 3 ans après, le hashtag est devenu viral, aidant ainsi à libérer la parole des femmes. Plus récemment, c’est le mouvement « Balance ton bar » qui est apparu, dénonçant les mêmes faits, mais dans des contextes de bars ou de boîtes de nuit. Depuis, nombreux sont les comptes Instagram à avoir émergé, relatant une multitude de témoignages.

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Balance ton mouvement

Derrière les témoignages, il y a des contextes, des êtres humains, et surtout des traumatismes à vie. C’était le cas pour le mouvement Balance ton Porc, ça l’est également pour celui de Balance ton bar. Inlassablement, le même schéma : des personnes vulnérables, de la drogue, puis des harceleurs et des violeurs, qui agissent, ou du moins qui essayent. Aujourd’hui, avec Internet, les réseaux sociaux ont une place intégrante dans le quotidien. Plus que ça, ils sont devenus à la fois les témoins et les acteurs des tribunaux médiatiques. Le résultat ? Des cyber lynchages contre les personnes accusées et avant tout de l’entraide et de la solidarité pour et entre les victimes.

Ce mouvement, né sur les réseaux sociaux en Belgique au mois d’octobre, s’est propagé à travers plusieurs villes de France. En effet sur Instagram, la page officielle Balance ton Bar contient désormais des « variantes », allant de Paris, Bordeaux, à Lille, en passant Montpellier. Plus dernièrement, c’est la ville d’Orléans qui a créé compte. En moins d’une semaine, la page Instagram était montée à plus de 44 000 abonnés et continue encore de grimper en flèche. Un résultat qui traduit d’un phénomène très présent : les femmes droguées à leur insu dans des lieux de fêtes.

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La fête se termine doucement pour les violeurs

Outre la fermeture inopinée des boîtes de nuit pour 4 semaines, c’est la libération de la parole sur ce type d’agressions qui pourrait doucement, mais sûrement, limiter les agissements des prédateurs. Sur leur page Instagram, Balance ton Bar regroupe plusieurs dizaines de témoignages de soirée mal terminées, des histoires sordides qui font froid dans le dos.

 

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En dehors des comptes Instagram, de nouvelles mesures ont été intégrées dans certains bar et boites de nuits, par exemple avec la mise en place d’un couvert en plastique sur les verres. Cette « capote anti-drogue » ,  vise à empêcher des personnes malintentionnées de glisser n’importe quel type de substances (au hasard, le GHB), dans les verres des autres.

Une initiative qui rassure, mais qui n’empêche malheureusement pas totalement la prolifération en soirée de ce qu’on appelle « la drogue du violeur » . Néanmoins, il faut que la fête continue. Mais seulement, avec beaucoup, beaucoup de prévention.

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