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Ce moniteur de ski partage son secret pour profiter des pistes en toute tranquillité

Publié par Killian Ravon le 20 Fév 2026 à 19:30

Ce week-end de chassé-croisé, beaucoup de skieurs vont se retrouver au même endroit, au même moment. Pour éviter la foule sur les pistes, Nicolas Sauvage, moniteur de ski et directeur technique du Syndicat national des moniteurs de ski français, propose une méthode simple : repérer les “petites rues” du domaine et choisir les bons créneaux.

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Moniteur de ski donnant ses conseils pour éviter la foule sur les pistes pendant les vacances d’hiver.
Sur une piste plus calme, un moniteur partage ses astuces pour choisir les bons axes et skier loin des grands flux.

Une approche qui change l’ambiance d’une journée… et qui peut aussi limiter les situations à risque quand la visibilité ou l’affluence compliquent tout.

La vidéo du jour à ne pas manquer
La Toussuire ski resort at sunrise as of February 2020, in Savoie department, France
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Le week-end où tout le monde se croise… et où les stations se remplissent

Les vacances d’hiver démarrent pour la zone C ce samedi 21 février 2026 (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles). Dans le même temps, la zone A arrive au bout de sa pause et reprend les cours, ce qui crée mécaniquement un gros mouvement sur les routes, dans les gares… et aux remontées mécaniques. Selon le calendrier officiel relayé par Service-Public.fr, les vacances d’hiver s’étalent bien du 21 février au 9 mars 2026 pour la zone C, avec des dates différentes pour les zones A et B.

Cette bascule se ressent particulièrement en station : les arrivées du samedi, les retours du week-end et les cours collectifs du matin finissent par concentrer les flux sur les mêmes secteurs. Certaines journées, la météo peut aussi redistribuer les cartes, avec des fermetures temporaires de remontées ou des zones moins accessibles. Ces dernières semaines, plusieurs épisodes de neige exceptionnelle et risques associés ont d’ailleurs entraîné des perturbations dans des domaines, un rappel que la montagne reste un environnement qui impose ses règles.

Dans ce contexte, “skier comme d’habitude” peut vite se transformer en slalom permanent entre les groupes. Or, plus la piste est dense, plus les écarts de niveau se croisent, et plus la vigilance doit monter d’un cran, surtout sur les retours station et les pistes “boulevards”.

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Les fronts de neige concentrent souvent les flux : mieux vaut les traverser aux heures creuses. Crédit : Florian Pépellin.

Éviter la foule sur les pistes : penser “grands axes” et “petites rues”

L’idée de Nicolas Sauvage, partagée à Marie-France, repose sur une comparaison très parlante. En ville, tout le monde emprunte les grands boulevards aux mêmes heures ; à côté, des rues parallèles restent étonnamment calmes. Sur un domaine skiable, la logique est similaire : certains axes deviennent des autoroutes, pendant que d’autres itinéraires restent sous-utilisés parce qu’ils sont moins “lisibles” sur le plan.

Concrètement, cela veut dire deux choses. D’abord, repérer rapidement les pistes moins fréquentées, même au sein d’une station de ski familiale. Ensuite, accepter de sortir du réflexe “je suis la foule”, en changeant de versant, de télésiège ou simplement de couleur de piste quand tout le monde se concentre au même endroit.

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Ce conseil a un avantage très concret : la sérénité. Sur une piste plus calme, on respire mieux, on skie plus proprement, et on profite davantage du décor. Nicolas Sauvage souligne aussi que ces pistes peuvent réserver de belles surprises, notamment sur les paysages, ce qui colle parfaitement à l’esprit “séjour montagne” plutôt qu’à la quête de performance à tout prix. Pour autant, trouver ces “petites rues” ne se fait pas au hasard. Le moniteur l’admet : il faut un minimum d’observation des flux et, idéalement, une bonne connaissance du domaine.

Changer de versant peut suffire à retrouver de l’espace, même en période chargée. Crédit : Florian Pépellin.

Les horaires qui changent tout… et ceux qui piègent

Autre point clé : le timing. Nicolas Sauvage conseille de viser le début ou la toute fin de journée pour emprunter ces secteurs plus tranquilles. L’idée n’est pas seulement d’être “le premier”, mais d’éviter les pics où tout le monde se retrouve au même endroit : arrivée des vacanciers, départ des cours ESF, pause déjeuner, puis grands retours en milieu d’après-midi.

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Le matin, une partie de la foule se concentre sur les remontées principales et les pistes faciles, surtout quand les groupes débutants s’installent. À l’inverse, la fin de journée peut redevenir très dense sur les itinéraires de retour station, parce que tout le monde convergera vers les mêmes télécabines ou fronts de neige. C’est là que la méthode “petites rues” devient utile : en anticipant, on peut terminer sur un secteur qui ramène autrement, ou revenir un peu plus tôt pour éviter la compression.

Ce qui est intéressant, c’est que certaines pistes restent calmes même en pleine journée. Selon Nicolas Sauvage, elles sont parfois “un tout petit peu moins accessibles” ou moins évidentes à comprendre en regardant simplement le plan. Un détail fait souvent la différence : la lisibilité. Quand un itinéraire demande une traversée, un enchaînement, ou une sortie un peu moins directe, il attire moins. Résultat, on peut se retrouver à skier au calme à 11h30… pendant que d’autres patientent dans une file.

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Comment appliquer l’astuce sans être un expert du domaine

Même sans connaître la station par cœur, il existe des réflexes simples pour “lire” un domaine situé à seulement 4h de Paris. Sur place, les panneaux d’affluence, les temps d’attente affichés, et les discussions avec les pisteurs, les conducteurs de remontées ou les moniteurs donnent de précieuses indications. Un plan des pistes est utile, mais l’observation réelle l’est encore plus : une remontée saturée se repère en deux minutes.

Il est aussi possible d’identifier les zones “aimant à foule”. Les fronts de neige, les gros croisements, les télécabines centrales et les départs de grands axes concentrent naturellement les skieurs, notamment pendant les vacances. Dès qu’un secteur oblige à repartir vers un second télésiège ou à faire une petite liaison, il se vide souvent plus vite.

L’autre point, c’est de ne pas confondre “calme” et “isolement”. Sortir des grands flux ne veut pas dire se mettre en difficulté sur une piste trop engagée ou mal adaptée à son niveau. Une journée réussie, c’est une journée où l’on skie mieux… et où l’on finit sans frayeur.

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Les “petites pistes” offrent parfois les plus beaux paysages… et le plus de tranquillité. Crédit : Florian Pépellin.

Moins de monde, mais aussi plus de sécurité : un duo indissociable

Quand la densité augmente, les accidents augmentent aussi mécaniquement : vitesses différentes, trajectoires imprévisibles, arrêts dans des zones peu visibles. Skier sur une station française de renommée mondiale implique de respecter les règles FIS, qui existent précisément pour limiter ce type de situation, en rappelant par exemple l’obligation de maîtriser sa vitesse ou de choisir une trajectoire qui protège ceux en aval.

Skier à des heures plus “creuses” et sur des pistes moins fréquentées n’est donc pas qu’un confort. C’est aussi un moyen de réduire l’exposition aux situations les plus dangereuses : dépassements serrés, freinages brusques, enfants qui traversent, groupes qui s’arrêtent en plein milieu. À ce sujet, plusieurs vidéos pédagogiques rappellent les bons réflexes sur piste. Ce n’est pas un luxe de les revoir avant de partir, surtout quand on skie en famille ou avec des amis de niveaux différents.

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La réalité des vacances : adapter plutôt que subir

Il faut le dire : pendant les vacances d’hiver, il y aura du monde, quoi qu’on fasse. La différence se joue rarement sur un “secret” miracle, mais sur une accumulation de bons choix. L’astuce de Nicolas Sauvage a justement ce mérite : elle ne promet pas un domaine vide, elle propose une manière de circuler autrement.

En pratique, on peut imaginer une journée qui commence par un secteur secondaire, bascule vers un axe plus connu quand il se vide, puis termine sur une piste moins “évidente” pendant que la foule se concentre sur les retours station. Cette logique demande un peu d’attention, mais elle évite de passer la moitié de sa journée dans les files ou à freiner tous les dix mètres.

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Enfin, la montagne rappelle parfois qu’elle décide aussi. Des chutes de neige importantes peuvent contraindre une station à fermer ses pistes temporairement. Dans ces moments-là, savoir s’adapter, changer d’horaires, et privilégier la prudence fait partie intégrante du séjour.

Une remontée secondaire peut être la porte d’entrée vers des pistes moins fréquentées. Crédit : Rémih.

Une bonne astuce pour éviter les foules

L’“astuce secrète” de Nicolas Sauvage tient en une phrase : quitter les grands axes et viser les petites pistes, au bon moment. Pour éviter la foule sur les pistes, il faut surtout observer, anticiper et accepter de sortir des itinéraires les plus évidents. À la clé, on gagne du calme, du plaisir… et souvent un peu de sécurité, ce qui n’est jamais secondaire quand les vacances remplissent la montagne.

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