Indonésie: Des anti-masques se retrouvent forcés à creuser des tombes pour les victimes du Covid-19

Depuis plusieurs semaines, un nouveau mouvement a vu le jour sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes, farouchement opposés au port du masque, qui leur est imposé depuis la pandémie, ont lancé un mouvement anti-masque. S’il n’est pas suivi par une majorité de personnes, on peut cependant constater que ceux qui y adhèrent se font de plus en plus nombreux. En août dernier, certains d’entre eux ont même décidé de descendre dans les rues pour exprimer leur colère face à cette nouvelle mesure. Alors qu’en France aucune véritable sanction ne semble menacer les contrevenants, en Indonésie, les anti-masques sont sujets à des sanctions très sévères.

En Indonésie des anti-masques se voient obligés de creuser des tombes pour les victimes décédées du Covid-19

A lire aussi: Un mouvement anti-masques rallie de plus en plus d’adeptes sur la toile

Des sanctions pour les anti-masques

En Indonésie huit hommes ont fait les frais de cette sanction. Durement touché par l’épidémie de Covid-19, il est le pays d’Asie du Sud-Est qui compte le plus de décès. On y dénombre plus de 220 000 cas et 9 000 décès à ce jour. Pour éviter que les choses ne s’aggravent, les autorités ont dû prendre des mesures strictes. Ainsi le port du masque est obligatoire dans tous les espaces publics qu’ils soient clos ou à ciel ouvert.

Or, huit hommes ont strictement refusé de porter le masque en public. Voyant qu’ils ne souhaitaient pas se plier aux mesures sanitaires, les autorités ont décidé de frapper fort. De ce fait, les contrevenants ont été réquisitionnés pour creuser les tombes des victimes décédées du Covid-19. En leur infligeant cette sanction, les autorités poussent par la même occasion la population à réfléchir sur les conséquences de ses actes.

Des mesures de plus en plus strictes

Divisés en groupes de deux, ils devaient creuser des trous et les consolider avec des planches. « Il n’y a que trois fossoyeurs disponibles pour le moment, alors j’ai pensé que je pourrais mettre ces gens à contribution. J’espère que cela pourra créer un effet dissuasif contre les violations » a expliqué Suyono, le chef du district de Cerme.

Malgré toutes les mesures déjà en place, les cas de contamination ne cessent d’augmenter poussant les autorités à prendre des mesures encore plus strictes. Toute personne testée positive doit obligatoirement effectuer une quarantaine au sein d’une infrastructure choisie par le gouvernement. Si elle ne se présente pas d’elle-même, les autorités se chargent d’aller la chercher.

Source : Démotivateur

A lire aussi: Balance ton post : Ce médecin anti-masques exclu du plateau après avoir fait une « quenelle » (Vidéo)

Publié par Elodie le 16 Sep 2020
0