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Ces 5 restes de cuisine attirent les rouges-gorges près de chez vous tout l’hiver

Publié par Killian Ravon le 26 Jan 2026 à 14:12

Un jardin figé par le gel, une pelouse silencieuse… puis un rouge-gorge qui surgit, bondit, s’arrête, observe.

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Rouge-gorge à la fenêtre en hiver, nourri avec des restes de cuisine sans sel
Sur un rebord de fenêtre enneigé, un rouge-gorge vient picorer de petits restes nature (sans sel) déposés sur une assiette.

En hiver, ce petit habitué des haies et des massifs doit brûler énormément d’énergie pour tenir jusqu’au matin. Et c’est souvent là que tout se joue.

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Le rouge-gorge familier s’approche volontiers des habitations quand la nourriture est accessible. Crédit : Wikimedia Commons.
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L’hiver, cette saison où tout devient plus rare… même pour un oiseau “commun”

Le rouge-gorge familier n’a rien d’un grand migrateur qui s’enfuit dès les premiers froids. Il reste, il s’adapte, il cherche. Mais il dépend surtout d’une ressource qui disparaît vite quand le sol durcit : les invertébrés, ceux qu’il déniche d’ordinaire en grattant la terre, sous les feuilles mortes ou au pied des bordures. Quand le gel s’installe, l’accès à cette “cantine” naturelle se ferme d’un coup.

À cela s’ajoute une réalité moins connue : la mortalité est très forte chez les jeunes oiseaux. Le Kent Wildlife Trust rappelle que, pour le rouge-gorge, près des trois quarts peuvent mourir avant d’atteindre un an, notamment lors des périodes difficiles. Autrement dit, l’hiver n’est pas seulement une saison inconfortable. C’est un filtre brutal.

Oiseaux Aliments adaptes
Quand le sol gèle, l’accès aux invertébrés devient beaucoup plus difficile pour les insectivores. Crédit : Wikimedia Commons.
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Pourquoi le rouge-gorge ose soudain s’approcher des maisons

On le décrit souvent comme “curieux” ou “proche de l’humain”. Ce n’est pas faux. Le rouge-gorge est territorial et opportuniste : il suit volontiers un jardinier, profite d’un sol retourné, guette ce qui bouge. Mais en hiver, une autre logique s’impose : limiter les dépenses et sécuriser les apports.

Plus la nourriture est accessible, plus l’oiseau réduit ses trajets, ses risques et sa dépense énergétique. C’est aussi pour cela qu’un rebord de fenêtre, un balcon ou une petite table près d’une haie peuvent devenir des points de rendez-vous. La LPO rappelle d’ailleurs que le nourrissage peut aider pendant les périodes froides, à condition de respecter des règles strictes pour éviter les accidents et la propagation de maladies.

Et c’est là que beaucoup se trompent : l’idée n’est pas de “gaver” les oiseaux. L’idée, c’est de proposer un appoint sûr, propre, et répété, qui complète ce qu’ils trouvent déjà.

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Chez le rouge-gorge, la première année est la plus risquée, surtout en hiver. Crédit : Wikimedia Commons.

Avant de parler nourriture, le point qui change tout : le “sans sel” n’est pas une option

Quand on veut bien faire, on pense souvent à “donner un petit reste”. Sauf que le sel, les sauces, les épices, les graisses cuites et certains conservateurs posent un vrai problème. Les organisations de protection animale insistent sur ce point : si l’on utilise des restes, ils doivent être nature, en petite quantité, et retirés avant qu’ils ne tournent. La RSPCA évoque clairement la possibilité de donner certains aliments du quotidien aux oiseaux, mais dans un cadre précis.

Même vigilance côté hygiène : des mangeoires sales, un plateau souillé ou de l’eau stagnante favorisent la transmission d’agents pathogènes. En Grande-Bretagne, le programme Garden Wildlife Health publie des recommandations de bonnes pratiques, centrées sur la propreté, la rotation des points de nourrissage et la réduction des regroupements.

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Jusqu’ici, on n’a pas encore parlé du contenu du plateau. Pourtant, c’est bien ce détail qui peut faire basculer un rouge-gorge timide… en visiteur régulier.

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Les 5 restes de cuisine qui peuvent attirer un rouge-gorge… sans le mettre en danger

Il ne s’agit pas d’inventer des “recettes”. Il s’agit de réutiliser, avec précaution, des aliments simples que l’on a déjà. La RSPCA cite notamment plusieurs restes courants appréciés par différents oiseaux du jardin, à condition qu’ils soient servis nature et en petits morceaux.

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Pâtes cuites, uniquement nature et bien coupées
Des pâtes cuites sans sel, sans sauce, bien égouttées, puis coupées en micro-morceaux. L’objectif est double : éviter l’étouffement et permettre à un petit passereau de saisir facilement l’aliment.

Riz cuit, sans sel, émietté
Le riz doit être cuit à l’eau non salée, puis séparé pour éviter les paquets. En hiver, un rouge-gorge vient picorer vite, puis repart se poser : plus c’est simple à prendre, plus il revient.

Pommes de terre bouillies, écrasées grossièrement
Ici encore, aucune eau salée. Une pomme de terre nature, écrasée en petits fragments, peut servir d’appoint énergétique. Il faut éviter toute version “cuisine” (beurre, crème, jus, épices).

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Fromage à pâte dure doux, en très petites quantités
La RSPCA mentionne le fromage dur doux parmi les restes parfois consommés. L’idée n’est pas d’en faire une base, mais un complément ponctuel, râpé finement, et toujours en quantité limitée.

Couenne de bacon crue… uniquement si elle est non salée et non fumée
C’est le point le plus sensible. La RSPCA évoque la couenne de bacon crue non salée comme option. Mais, dans la pratique, il faut être intraitable : pas de fumage, pas de salaison, pas d’additifs, et une découpe très fine. Si vous avez un doute, on s’abstient.

Un point de nourrissage propre et abrité limite le gaspillage et les risques sanitaires. Crédit : Wikimedia Commons.
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Comment transformer un rebord de fenêtre en “halte” rassurante

Une fois l’aliment choisi, tout se joue sur la mise en scène. Le rouge-gorge n’aime pas l’exposition totale. Il veut voir venir. Il veut une échappatoire.
L’idéal est un plateau stable, posé à proximité d’un buisson, d’une haie ou d’un massif dense. Sur un balcon, une jardinière haute ou un petit écran végétal suffit parfois à recréer cet abri. On évite aussi le sol nu juste en dessous si des chats circulent : la sécurité prime sur le “spectacle”.

Autre point clé : la régularité. Pas besoin d’un grand festin. En revanche, déposer une petite quantité à heure à peu près fixe crée un repère. La LPO conseille de cibler les périodes froides et d’éviter le nourrissage en saison de reproduction, notamment à cause des risques sanitaires et d’effets indirects sur la faune.

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Une coupelle peu profonde, nettoyée souvent, peut compter autant que la nourriture par temps froid. Crédit : Wikimedia Commons.
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L’eau, l’oubli le plus fréquent… et parfois le plus utile

On pense aux calories, moins à l’eau. Pourtant, en hiver, une coupelle peu profonde peut devenir aussi précieuse que la nourriture, surtout si les points d’eau sont gelés. Il faut une eau propre, renouvelée souvent, et un récipient nettoyé régulièrement.

Là encore, la logique est simple : un oiseau affaibli ne doit pas trouver un “piège sanitaire”. Les recommandations de bonnes pratiques insistent sur l’entretien : nettoyage, retrait des restes, et limitation des attroupements sur un même point.

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Les aliments à éviter, même si “ça part vite”

Le fait qu’un aliment soit consommé ne signifie pas qu’il soit bon. Pain, lait, aliments très salés, chocolat, avocat, restes gras cuits ou plats en sauce posent problème. Et un reste qui moisit sur un rebord devient un risque plus qu’une aide.

Si votre objectif est de voir les rouges-gorges revenir sans leur nuire, la règle est toujours la même : simple, nature, propre, en petite quantité, et retiré rapidement.

Ce que vous gagnez… au-delà des visites à la vitre

Oui, il y a le plaisir immédiat : celui d’apercevoir un rouge-gorge à quelques mètres, de le reconnaître, de noter ses habitudes. Mais il y a aussi un effet plus discret : en aidant ponctuellement pendant les coups de froid, on augmente les chances qu’un jeune oiseau franchisse la mauvaise passe.

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Et c’est peut-être là, la vraie “récompense” : voir, au cœur de l’hiver, un animal minuscule tenir bon grâce à un geste précis, mesuré, et responsable. Sans folklore. Sans danger. Juste un petit appoint, au bon endroit.

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