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Retraites : les virements de février se profilent, voici les dates clés et ce qui peut changer sur votre montant

Publié par Killian Ravon le 23 Jan 2026 à 9:03

En ce début d’année, beaucoup de retraités vont découvrir un virement différent de celui des derniers mois. La hausse de 0,9 % des pensions de base, décidée au 1er janvier, commence réellement à se voir…

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Couple de retraités consultant leur pension sur un ordinateur, avec un calendrier de février et une notification de virement sur smartphone.
Retraites : en février, les virements et les montants peuvent évoluer entre revalorisation et ajustements de prélèvements sociaux.

Mais elle peut être atténuée, voire effacée, par la mise à jour des prélèvements sociaux comme la CSG. Selon votre caisse, le « mois de février » n’a d’ailleurs pas le même sens. Certains sont payés en avance, d’autres avec un mois de décalage.

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Entre revalorisation et prélèvements sociaux, quelques euros peuvent faire la différence sur le virement de retraite. Crédit : Avij.
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Pourquoi février est le mois des “surprises” sur le compte bancaire

Pour une grande partie des retraités. Le virement reçu chaque mois ne correspond pas au mois en cours mais au mois précédent. C’est le cas de l’Assurance retraite (Cnav/Carsat). Le paiement intervient en début de mois. Mais au titre du mois dû précédent, comme le rappelle l’administration.

Résultat : la revalorisation des pensions de base intervenue au 1er janvier 2026 ne s’est pas forcément reflétée sur le virement arrivé début janvier. Qui rémunérait encore le mois de décembre. Le “vrai” basculement, celui où l’on voit enfin apparaître la hausse sur la pension due en janvier. Se matérialise pour beaucoup… au moment du virement de février.

À cela s’ajoute un autre facteur, souvent plus visible que la hausse elle-même. La révision annuelle du taux de CSG (et, selon les cas, de la CRDS et de la Casa) appliqué aux pensions. En fonction du revenu fiscal de référence. La Cnav rappelle dans sa circulaire que les seuils 2026 ont été actualisés. En tenant compte de l’inflation 2024 (+1,8 %).

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Les dates de virement à retenir en février, selon votre régime

Tout dépend de votre caisse.

Pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, le principe est différent. Elle est versée “d’avance et en début de mois” et la mise en paiement se fait le premier jour ouvré. En 2026, le mois de février est ainsi payé le lundi 2 février, selon le calendrier officiel Agirc-Arrco.

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Pour les pensions de la fonction publique, l’échéancier est plutôt en fin de mois. D’après le calendrier 2026 publié par Service-Public, la retraite de l’État (fonctionnaires d’État) est versée le 26 février pour le mois dû de février. Tandis que la CNRACL (territoriaux et hospitaliers) verse le 25 février.

Pour l’Assurance retraite (Cnav/Carsat), attention au décalage. Le virement du lundi 9 février correspond au mois dû de janvier 2026. Comme l’indique le calendrier 2026 de l’administration.

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Enfin, un détail pratique compte toujours. La date “de mise en paiement” n’est pas forcément la date d’apparition sur votre compte. Service-Public et l’Agirc-Arrco soulignent que le délai effectif dépend de la banque. Et peut parfois prendre un ou deux jours ouvrés supplémentaires.

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Pour comprendre son paiement, il faut souvent comparer le brut, les retenues (CSG) et le net réellement versé. Crédit : jailbird.

La hausse de 0,9 % des pensions de base : ce que cela représente concrètement

La hausse, elle, est actée. Les pensions de retraite de base ont augmenté de 0,9 % au 1er janvier 2026, conformément à la règle d’indexation sur l’inflation. Et le gel initialement envisagé dans le projet de loi a finalement été retiré lors de l’examen parlementaire.

Sur le papier, c’est simple. Une pension brute de 1 200 euros gagne environ 10,80 euros bruts par mois. Une pension brute de 1 800 euros gagne environ 16,20 euros bruts. Dans la réalité, ce que vous ressentez dépend du montant net après prélèvements sociaux.

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C’est là que la lecture du virement de février peut désarçonner. Certains verront bien quelques euros supplémentaires. D’autres constateront une hausse plus faible que prévu, et une partie peut même avoir l’impression de “perdre”. Si leur taux de CSG augmente au 1er janvier.

Revalorisations, barèmes et prélèvements : les règles qui encadrent les pensions sont fixées par le cadre public. Crédit : Fred Romero.

La CSG, le vrai facteur qui peut faire baisser le net en 2026

Sur les pensions, il existe quatre taux de CSG : exonération, taux réduit (3,8 %), taux médian (6,6 %) et taux normal (8,3 %). Le barème 2026 dépend du revenu fiscal de référence 2024 (avis d’imposition 2025), rappelle Service-Public.

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Pour donner un repère concret, pour une personne avec 1 part fiscale, le taux appliqué en 2026 est déterminé ainsi : jusqu’à 13 048 euros de RFR, exonération ; de 13 049 à 17 057 euros, taux réduit ; de 17 058 à 26 472 euros, taux médian ; au-delà de 26 472 euros, taux normal.

Et ce n’est pas seulement la CSG. Selon votre situation, la CRDS (0,5 %) et la Casa (0,3 %) peuvent aussi s’ajouter. Service-Public indique d’ailleurs la contribution globale : 4,3 % au taux réduit (CSG + CRDS), 7,4 % au taux médian et 9,1 % au taux normal.

Autre point qui évite des bascules trop brutales : le passage d’un taux à un autre ne s’applique pas toujours immédiatement. L’administration rappelle notamment une règle d’atténuation : certains franchissements (par exemple du taux réduit vers un taux supérieur) ne s’appliquent que si le seuil est dépassé deux années consécutives.

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Ce mécanisme explique pourquoi deux retraités ayant une hausse de pension identique peuvent constater des résultats très différents sur leur virement net : l’un reste au même taux de CSG, l’autre “monte” et voit son net comprimé.

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Pourquoi l’Agirc-Arrco ne bouge pas (encore) en février

Côté complémentaire, beaucoup s’attendent à une revalorisation “au changement d’année”. Or l’Agirc-Arrco a son propre calendrier : la valeur du point évolue en principe au 1er novembre, pas au 1er janvier.

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Surtout, le régime a officialisé un gel : faute d’accord entre partenaires sociaux, les retraites complémentaires Agirc-Arrco n’ont pas été revalorisées au 1er novembre 2025.

Conséquence immédiate : le virement du 2 février 2026 (pour le mois de février) est généralement identique à celui des mois précédents, à situation fiscale inchangée. En revanche, pour ceux dont le taux de CSG évolue, le moment où l’on voit concrètement la différence dépend des traitements par les caisses et des calendriers d’application. Et comme toujours, il peut y avoir un décalage entre la date de mise à jour administrative et la visibilité sur le montant net crédité.

De plus en plus de retraités suivent et vérifient leurs versements en ligne, à mesure que les démarches se numérisent. Crédit : Milica Buha.
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Si votre virement “n’arrive pas” : les vérifications utiles

Avant d’imaginer une erreur, il faut comparer ce qui est comparable : la date de mise en paiement, le mois dû, et le délai bancaire. Les calendriers officiels précisent tous qu’un décalage d’affichage peut venir de l’établissement bancaire.

En cas d’écart important, la bonne méthode consiste à contrôler votre notification de paiement (attestation ou décompte) via votre espace en ligne, plutôt que de se fier uniquement au libellé bancaire. Cela permet de vérifier si l’écart vient d’une revalorisation, d’un changement de taux de CSG, ou d’une autre retenue.

Que retenir ?

Février 2026 est un mois charnière pour les retraités : on y voit enfin l’effet réel de la hausse de 0,9 % des pensions de base… mais c’est aussi la période où la mise à jour des prélèvements sociaux peut reprendre d’une main ce que la revalorisation donne de l’autre.

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Entre les paiements “à terme échu” de la Cnav, les virements “d’avance” de l’Agirc-Arrco et les versements de fin de mois de la fonction publique, le même mot — “virement de février” — ne recouvre pas la même réalité. La meilleure protection contre les mauvaises surprises reste la compréhension du mois dû et du taux de CSG appliqué : c’est souvent là que se joue, au centime près, le montant net réellement perçu.

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