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Oubliez le steak : ces 9 aliments contiennent autant, voire plus de protéines

Publié par Cassandre le 25 Avr 2026 à 22:30

Les protéines sont devenues l’obsession nutritionnelle du moment. Pourtant, beaucoup pensent encore que seul le steak de bœuf peut garantir un apport suffisant. Deux nutritionnistes américaines ont dressé la liste de 9 aliments capables de rivaliser — et même de surpasser — la viande rouge sur ce terrain. Certains résultats sont pour le moins surprenants.

Pourquoi le bœuf n’est pas indétrônable

Sur le papier, le bœuf reste une référence solide. Maya Feller, diététicienne-nutritionniste et fondatrice de son cabinet à Brooklyn, rappelle qu’une portion de 85 grammes de bœuf fournit entre 22 et 25 grammes de protéines. Les spécialistes recommandent généralement d’atteindre environ 30 grammes de protéines par repas pour optimiser la synthèse musculaire.

Planche d'aliments riches en protéines comparés au steak

« Il est difficile de trouver un aliment comparable au bœuf, gramme pour gramme », reconnaît Maya Feller. Mais cette comparaison brute cache une réalité plus nuancée. Les protéines végétales, par exemple, apportent systématiquement plus de fibres que les protéines animales. Et surtout, plusieurs aliments dépassent largement le bœuf quand on raisonne pour 100 grammes — à condition de savoir lesquels.

La nutritionniste insiste d’ailleurs sur un point souvent négligé : les protéines ne sont qu’une pièce du puzzle. Fibres, aliments fermentés, vitamines et minéraux comptent tout autant pour le bon fonctionnement de l’organisme. Reste que si votre priorité est l’apport protéique, la liste qui suit devrait sérieusement bousculer vos habitudes.

L’aliment qui affiche 77 grammes de protéines pour 100 g

En tête du classement, un aliment que peu de Français ont dans leurs placards : la truite arc-en-ciel séchée, façon jerky. Avec 77,3 grammes de protéines pour 100 grammes, elle écrase littéralement le steak — c’est plus de trois fois la teneur du bœuf. Pauvre en graisses et sans sucre ajouté, ce poisson séché constitue un en-cas redoutablement efficace pour les sportifs comme pour ceux qui cherchent à maintenir leur masse musculaire.

Juste derrière, le saumon fumé surprend avec 60,6 grammes de protéines pour 100 grammes. Un simple bagel garni de saumon fumé et de fromage frais représente donc un repas bien plus protéiné qu’un steak classique. Seul bémol : sa teneur en sel. Maya Feller conseille d’opter pour des versions moins salées quand c’est possible, surtout si vous surveillez votre tension artérielle.

Bagel au saumon fumé riche en protéines

Ces deux poissons transformés dominent le classement grâce au processus de séchage ou de fumage, qui concentre les nutriments en éliminant l’eau. Mais les alternatives ne se limitent pas aux produits de la mer.

Le yaourt qui contient deux fois plus de protéines que sa version classique

Heather Hodson, diététicienne clinicienne certifiée à la NYU Langone Health, est formelle : en matière de yaourt, le grec n’a pas d’équivalent. « Le yaourt grec contient généralement deux fois plus de protéines et moins de glucides que le yaourt classique », explique-t-elle. Certaines marques hyperprotéinées atteignent entre 25 et 40 grammes de protéines par pot, ce qui rivalise directement avec une portion de viande rouge.

Le choix du yaourt reste crucial : privilégiez les produits les moins transformés possible, sans sucres ajoutés. Un yaourt grec nature enrichi en protéines, combiné à quelques fruits frais, constitue un petit-déjeuner ou une collation aussi complète qu’un steak haché — pour une fraction des calories.

Mais les protéines ne se cachent pas uniquement dans les rayons frais. Un aliment que vous grignotez peut-être déjà sans le savoir affiche un score étonnant.

Des cacahuètes au cheddar : les outsiders que personne n’attendait

Les cacahuètes grillées à sec, sans sel, contiennent 23,2 grammes de protéines pour 100 grammes. C’est davantage que le bœuf, gramme pour gramme. Ajoutez à cela des fibres, des bonnes graisses et des micronutriments, et vous obtenez un en-cas qui n’a rien à envier à la viande.

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Autre surprise : le cheddar. Avec 23,3 grammes de protéines pour 100 grammes, ce fromage apporte aussi du calcium et de la vitamine K, essentiels à la santé des os. Le cottage cheese, plus léger en calories, représente aussi une alternative solide dans la famille des fromages.

Côté viandes blanches, le poulet n’a pas dit son dernier mot. Selon les données du département américain de l’Agriculture, 100 grammes de poulet fournissent 23,9 grammes de protéines, accompagnées de vitamines B qui soutiennent le métabolisme et le système immunitaire. Les morceaux maigres de porc — épaule ou filet mignon — ne sont pas en reste avec environ 21 grammes de protéines pour 100 grammes.

Le thon en conserve : jusqu’à 50 g de protéines selon la méthode de conservation

Femme ouvrant une conserve de thon en cuisine

Le thon en conserve est probablement l’un des aliments les plus pratiques de cette liste. Son apport varie entre 22 et 50 grammes de protéines par portion, selon un critère que beaucoup ignorent : le mode de conservation. Le thon conservé à l’huile est nettement plus riche en protéines que celui conservé à l’eau. Une simple boîte peut donc couvrir la quasi-totalité de vos besoins protéiques pour un repas, à un prix dérisoire.

Attention toutefois à ne pas en abuser : comme tous les grands poissons prédateurs, le thon peut contenir du méthylmercure. Les autorités sanitaires recommandent de limiter sa consommation à deux ou trois portions par semaine maximum.

Algues et tofu : les protéines végétales qui rivalisent avec la viande

Pour les personnes qui suivent un régime végétarien ou vegan, les options ne manquent pas. Les algues séchées — nori noir ou nori vert — affichent entre 25 et 40 grammes de protéines pour 100 grammes, un score qui dépasse celui du bœuf. Elles apportent en bonus de l’iode, du magnésium et de la vitamine C. Ces superaliments commencent d’ailleurs à séduire bien au-delà des cercles végétariens.

Le tofu, aliment de base au Japon, constitue une autre alternative de poids. Fabriqué à partir de graines de soja fermentées, il a l’avantage d’être une protéine complète — ce qui signifie qu’il contient tous les acides aminés essentiels que l’organisme ne peut pas fabriquer seul. Maya Feller rappelle d’ailleurs que « consommer une variété de protéines végétales, comme les légumineuses, les noix, les graines et des céréales complètes, permet de couvrir les besoins en protéines sans dépendre des protéines animales ».

Pour les personnes de plus de 50 ans, chez qui le maintien de la masse musculaire devient un enjeu majeur, diversifier ses sources de protéines est d’autant plus crucial. Un régime varié associant plusieurs de ces aliments garantit non seulement un apport protéique suffisant, mais aussi un spectre complet de vitamines et de minéraux que le bœuf seul ne peut fournir.

La vraie question : faut-il abandonner le steak ?

Non, et ce n’est d’ailleurs pas ce que recommandent les expertes citées dans cet article initialement publié sur Vogue US. Le bœuf reste une excellente source de protéines, de fer héminique et de vitamine B12. Mais croire qu’il est irremplaçable relève du mythe nutritionnel.

De la truite séchée à 77 grammes de protéines au yaourt grec qui en contient jusqu’à 40, les alternatives sont plus nombreuses — et souvent plus accessibles — qu’on ne le pense. Le choix des bons aliments au quotidien compte finalement plus que n’importe quel aliment miracle pris isolément. L’essentiel, comme le résume Maya Feller, c’est d’adopter une approche globale de son alimentation — et pas seulement de compter les grammes de protéines.

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