Cet acteur français âgé de 42 ans veut se faire euthanasier à cause d’une prothèse qui le fait souffrir
Depuis la pose d’une prothèse pour hernie en juillet 2023, le comédien et dramaturge Arnaud Denis vit un véritable calvaire.
A 42 ans, l’artiste affirme avoir tout perdu : santé, autonomie et dignité. Dans un témoignage exclusif accordé au groupe EBRA, publié le 6 janvier 2026, il annonce avoir engagé des démarches pour une euthanasie en Belgique, tout en lançant un nouveau signal d’alarme sanitaire.
Un célèbre acteur souhaite se faire euthanasier
La décision est radicale, mais elle reflète l’ampleur de sa souffrance. Arnaud Denis, comédien et dramaturge de 42 ans, trois fois nommé aux Molières, affirme vivre « comme un patient cancéreux en phase terminale » depuis la pose d’une prothèse pour hernie inguinale en juillet 2023.
Dans un entretien exclusif accordé au groupe EBRA et publié le 6 janvier 2026, l’artiste explique avoir entamé des démarches pour se faire euthanasier en Belgique en 2026.
À lire aussi
« Je ne peux plus sortir de chez moi, je n’ai plus de vie sociale, je n’ai plus de vie du tout. Je n’ai plus rien de ce qui constitue la dignité d’une vie d’homme. Et c’est de pire en pire », confie-t-il. Malgré le retrait de l’implant en avril 2024 aux États-Unis, pour un coût de 40 000 euros, son état continue de se dégrader.
« Un homme sait profondément en lui quand il est condamné », ajoute Arnaud Denis, précisant avoir fait ce choix « en pleine conscience ».
Un combat plus général
Au-delà de son cas personnel, Arnaud Denis se bat aussi pour les autres. Selon Midi Libre, dans un article publié le 6 janvier 2026 à 10h16, il va déposer plainte contre X pour « blessures involontaires ».
« Ce que je veux, c’est déposer plainte avant de partir. J’essaye de jeter mes dernières armes dans cette bataille », explique-t-il.
À lire aussi
Depuis 2023, il recueille les témoignages de centaines de victimes d’implants pour hernie, dénonçant un manque d’information avant les opérations.
« J’avais bien demandé au chirurgien tous les effets secondaires, il m’a simplement averti du risque de douleurs chroniques », assure-t-il, rappelant n’avoir jamais reçu de notice avant l’intervention.
Si la société Medtronic défend la conformité de son produit et un « rapport bénéfice-risque positif », l’affaire relance le débat sur le suivi de ces dispositifs médicaux.
L’ANSM a d’ailleurs annoncé, selon EBRA, la mise en ligne d’informations dédiées « pour le courant du premier semestre ou début du second semestre 2026 ».