Emmanuel Macron réagit à l’affaire Epstein et appelle la justice à agir
L’affaire Epstein n’épargne pas les hautes sphères françaises dont certains membres tremblent à la simple évocation du dossier.
Affaire Epstein : une horreur sans nom
Entre nouvelles révélations et anciennes accusations remises au goût du jour. L’affaire Epstein n’en finit pas de faire parler, malgré le décès de son principal instigateur en août 2019. À la tête d’un trafic sexuel d’envergure impliquant plus de 1 000 mineurs et jeunes adultes, l’homme d’affaires n’est pas tombé seul. Dans ses dossiers, des dizaines, voire des centaines de noms de personnalités et d’anonymes n’attendant qu’une chose : être révélés au grand jour.
Et si elle a un temps disparu des unes de journaux, l’affaire Epstein est de nouveau sur le devant de la scène.
La raison ? Le ministère de la Justice américain a récemment mis en ligne « plus de trois millions de pages » du dossier. Y figurent de nouveaux éléments qui devraient permettre des avancées notoires dans le cadre d’une affaire qui continue de stagner malgré les accusations claires de certaines victimes.
Les quelques mots d’Emmanuel Macron
Interrogé sur le sujet en marge du salon Wine Paris, Emmanuel Macron a estimé que l’affaire concernait « surtout les États-Unis ». Si bien qu’en ce sens, il fallait « que la justice là-bas fasse son travail et c’est tout ». Ce, alors même que le nom de Jack Lang, actuel président de l’Institut du monde arabe, y est cité à tour de bras.
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Mis en cause pour ses liens avec l’homme d’affaires décédé, le Français a pris la décision avisée de démissionner. Une initiative qu’il aurait prise « en conscience », souligne encore le chef de l’État. « Manifestement, il (Epstein, ndlr) avait un système qui était très large, qui justifie que la justice fasse son travail de manière indépendante et dans le calme. »
Et le président français d’ajouter : « Je vois que, derrière, ça alimente aussi beaucoup les complotismes et tout le reste. » Or, de son point de vue, il est judicieux de faire « un vrai travail de journaliste ». S’il a consenti à glisser quelques mots aux journalistes, Emmanuel Macron rappelle cependant son désir de ne pas « prendre part à un débat public sur ce sujet ».