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« Ce qui se passe est un véritable fiasco » : des spécialistes pestent contre Emmanuel Macron concernant la campagne de vaccination et l’échec AstraZeneca

Publié par Quentin VIALLE le 17 Mar 2021 à 20:24
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Comme certains de ses homologues européens, Emmanuel Macron a suspendu l’usage d’AstraZeneca en France, un vaccin qui était jugé encore sans danger par Jean Castex la veille. Certains spécialistes sont consternés par la gestion de cette campagne de vaccination, et l’inquiétude ne cesse de prendre de l’ampleur.

Coup d’arrêt pour la campagne de vaccination

Dimanche dernier, Jean Castex annonçait qu’il fallait avoir confiance concernant le vaccin AstraZenaca pour lutter contre le Covid-19. Le lendemain, Emmanuel Macron opte pour un revirement de situation express en annonçant la suspension d’urgence du vaccin « par précaution« . Après le Danemark, la Norvège ou les Pays-Bas, c’est donc l’Allemagne et la France qui suivent le mouvement. Un véritable coup dur dans cette campagne de vaccination, qui s’était quelque peu accélérée dans le pays. En effet, l’arrivée d’AstraZeneca avait mis un gros coup de boost dans cette campagne.

Si le gouvernement attend aujourd’hui l’avis de l’Agence européenne des médicaments concernant ce vaccin, certains médecins sont très inquiets pour la suite.

Une campagne de vaccination qui tourne au drame après l'arrêt du vaccin AstraZeneca

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Des médecins inquiets… et remontés

« Ce qui se passe est un véritable fiasco pour la campagne de vaccination. Accélérer, freiner, accélèrer, freiner… On passe pour des guignols. On a mis du temps à convaincre nos patients, on les a rassurés » déplore Margot Bayart, médecin en Occitanie et vice-présidente du syndicat de généralistes MG France.

Et chez les personnes vaccinées, l’inquiétude grandit également. La plupart sont en attente d’une seconde dose et personne ne sait réellement comment cela se poursuivra. « Il faudrait probablement qu’ils la reçoivent avec un autre vaccin, mais aujourd’hui, il n’y a pas de données scientifiques sur les combinaisons de produits« , explique le professeur Dominique Deplanque, dirigeante de la recherche clinique au CHU de Lille.

Pour information, l’objectif du gouvernement est d’avoir vacciné 9 à 10 millions de Français à la mi-avril. Un objectif impossible sans l’utilisation du vaccin AstraZeneca. Emmanuel Macron a encore du boulot.

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