Icône menu hamburger Icône loupe de recherche

Covid-19 : Ces « vaisseaux fantômes » qui ont pu apparaitre dans votre cerveau

Publié par Fanny le 22 Oct 2021 à 13:00
Partagez ce contenu sur Facebook
Partagez ce contenu sur Whatsapp
Partagez ce contenu sur Twitter
Partagez ce contenu par mail

Si vous pensiez que nous avions fini les trouvailles inquiétantes sur le coronavirus, vous vous trompiez. Des chercheurs ont pu démontrer les effets de la Covid-19 sur le cerveau humain. Des effets néfastes à court et long terme sur le fonctionnement du système nerveux cérébral. Voici les explications des scientifiques en charge de cette enquête de santé.

Covid-19 : Le cerveau serait le plus touché

Image fluorescente d’un tissu cérébral humain post-mortem. On y voit des noyaux cellulaires (bleu) mettant en évidence un vaisseau sanguin dans lequel les cellules endothéliales vasculaires expriment le matériel génétique du SARS-CoV2 (rouge). © Vincent Prévot, Inserm

>>> A lire aussi : Le Covid-19 bientôt de retour en force ? L’OMS fait de terribles déclarations sur la pandémie

La Covid-19 entraine l’apparition de vaisseaux fantômes dans le cerveau

Après s’être attaqué à notre anus, la Covid s’attaque à notre cerveau. Une nouveauté bien plus grave que la précédente. D’après l’équipe de chercheurs de l’inserm, le cerveau subirait de nombreux dommages observables dans le temps. La Covid-19 aurait un effet dangereux sur le système nerveux de cette zone, le cerveau, un organe responsable du bon fonctionnement du corps au complet.

Cette étude démontre en effet que le SARS-CoV-2 serait en possession de son propre matériel génétique et qu’il peut donc fabriquer des ciseaux moléculaires (système de défense immunitaire) par les cellules endothéliales qu’il infecte. Ces ciseaux vont couper une protéine qu’on appelle Nemo, indispensable à la survie des cellules endothéliales. Cela a pour effet de transformer les vaisseaux sanguins en vaisseaux fantômes.

Ces cellules endothéliales tapissent nos vaisseaux sanguins, et notamment ceux du cerveau et de la zone cardiaque. Si elles sont infectées et que la protéine est coupée, cela veut dire que le cerveau peut être endommagé et qu’à terme le cœur pourrait l’être aussi. La destruction de cette protéine engendre en l’occurrence une mort des cellules endothéliales. Une mort cellulaire qui pourrait donc endommager l’irrigation vers le cerveau.

Finalement, la maladie du coronavirus pourrait entrainer des conséquences sur le très long terme, exactement comme le ferait un AVC.

Quelles conséquences sur le fonctionnement du cerveau ?

Les scientifiques de l’Inserm, de l’Université, CHU et Institut Pasteur de Lille et les chercheurs du CNRS sont en collaboration internationale dans cette étude. Tous s’accordent à affirmer la mort cellulaire à cause du coronavirus. Ces derniers ont publié les résultats dans la revue Nature Neuroscience et précisent les effets à court et long terme sur le fonctionnement du cerveau et sur le fonctionnement cognitif.

Pour eux, la mort des cellules endothéliales vasculaires du cerveau pourrait avoir deux conséquences majeures sur le sujet :

La première : « Une rupture temporaire de la barrière hémato-encéphalique provoquant des micro-hémorragies dans des régions où le sang n’est pas censé accéder librement » . Autrement dit des hémorragies dans des zones du corps non accessibles au sang en temps normal.

La seconde : « Une hypoperfusion de certaines régions du cerveau due à la présence de vaisseaux fantômes non fonctionnels » . En gros, cela signifie que le débit sanguin pourrait diminuer et entrainer (dans les cas les plus graves) la mort du patient atteint.

Il s’agit là des conséquences à court terme. Mais, les scientifiques n’ont pas encore trouvé exactement ce qu’il en est à long terme pour le patient. Selon les chercheurs, les effets à long terme les plus probables seraient : des troubles cognitifs, neuro-dégénératifs, des démences.

Pour le directeur de l’Inserm : « Cette prise de conscience de la gravité de l’infection par le SARS-CoV-2 et ses conséquences pour le bon fonctionnement de notre cerveau est capitale pour permettre la meilleure prise en charge possible des patients » .

>>> A lire aussi : Retour du Covid-19 cet hiver ? La déclaration inquiétante de l’ARS