Printemps 2026 : la date officielle de son arrivée approche
La date du printemps 2026 ne dépend ni des premières journées douces ni des giboulées tardives.
Elle se joue sur un instant astronomique très précis, calculé longtemps à l’avance. En 2026, c’est ce repère-là qui dira officiellement quand l’hiver s’efface.
Date du printemps 2026 : l’instant officiel fixé par IMCCE
Dans le langage des calendriers, le « vrai » basculement arrive au moment exact de l’équinoxe de mars. L’équinoxe correspond, en termes astronomiques, au passage du Soleil sur une position de référence qui sert à découper l’année en saisons.
Pour la date du printemps 2026, les éphémérides indiquent un horaire net : vendredi 20 mars 2026 à 14 h 45 min 53 s en Temps universel (UT). Traduit en heure légale française, cela donne 15 h 45 min 53 s, heure de Paris (UTC+1), puisque le changement vers l’heure d’été n’a lieu qu’à la fin du mois de mars.
Ce repère ne promet pas une météo de carte postale dès l’après-midi. En revanche, il fixe une frontière stable dans l’année, utilisée par les calendriers « astronomiques » pour dater le début du printemps. C’est aussi l’une des rares définitions qui ne se discute pas au ressenti : l’instant existe, qu’il fasse 18 °C ou que le froid résiste. En réalité, le printemps astronomique est une mécanique immuable.
Printemps astronomique vs printemps météorologique : deux calendriers, deux usages
Les saisons « officielles » au sens astronomique s’appuient sur les équinoxes et les solstices. On parle alors de printemps du jour de l’équinoxe jusqu’au solstice d’été. En 2026, ce solstice intervient le dimanche 21 juin 2026 à 10 h 24 min 26 s, heure de Paris.
En parallèle, un autre découpage coexiste, plus pratique pour comparer des statistiques de température et de pluie. Le calendrier météorologique regroupe des mois entiers : dans l’hémisphère nord, le printemps météo va du 1er mars au 31 mai. C’est la définition expliquée par Météo-France, car elle permet de travailler sur des périodes fixes d’une année sur l’autre.
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Résultat : vous pouvez entendre « c’est le printemps » dès le 1er mars dans un bulletin climatologique, tout en gardant la date du printemps 2026 astronomique au 20 mars pour le calendrier des saisons. Les deux approches ne se contredisent pas, elles répondent juste à des besoins différents. L’une décrit une mécanique céleste, l’autre colle à des repères climatiques et statistiques.
Pourquoi la date bouge : années bissextiles, rotation de la Terre et petits rattrapages
Si l’équinoxe tombe presque toujours autour du 20 mars, ce n’est pas un hasard. Le calendrier grégorien a justement été construit pour éviter que les saisons dérivent lentement au fil des siècles, en ajoutant des années bissextiles et quelques règles de correction. L’IMCCE rappelle que l’objectif est de conserver des dates de saisons « quasi fixes », même si l’orbite et la rotation de la Terre ne se laissent pas découper en années rondes.
C’est pour cela que l’équinoxe peut, selon les années, tomber le 19, le 20 ou le 21 mars. On observe même des bascules qui marquent les esprits, après avoir vécu le solstice d’hiver le plus court. Les tables d’éphémérides montrent par exemple un retour du printemps le 19 mars en 2044, avec un précédent notable le 19 mars 1796.
L’autre idée reçue concerne « jour = nuit ». Dans les explications grand public, on dit souvent que l’équinoxe offre exactement 12 heures de jour et 12 heures de nuit partout. En réalité, c’est une excellente approximation, mais l’atmosphère (réfraction) et la façon dont on définit lever/coucher introduisent de petites différences, même si le principe général reste celui d’un équilibre global.
Ce que ça change vraiment : lumière, sommeil, jardin… et un climat qui brouille les repères
À partir de l’équinoxe, la sensation la plus immédiate, c’est la lumière qui « reprend du terrain » en fin de journée. Les soirées gagnent vite quelques minutes, ce qui se remarque particulièrement après le travail ou l’école, quand on sort sans avoir l’impression d’être déjà en fin de journée. Cette progression est mécanique : la trajectoire du Soleil se décale.
Autre point concret en 2026 : le calendrier du sommeil ne bouge pas exactement au même moment que les saisons. L’heure d’hiver laisse place a l’heure d’été, souvent ressenti comme un « coup d’accélérateur », dans la nuit du 28 au 29 mars 2026.
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Pour beaucoup, le « vrai printemps » se mesure aussi aux signes biologiques : floraison, insectes, premiers pollens, reprise du jardin. C’est là que le ressenti peut diverger fortement d’une région à l’autre, et d’une année à l’autre, parce qu’une douceur précoce en février peut donner l’illusion d’un printemps déjà installé.
Enfin, le contexte climatique ajoute une couche de confusion : les saisons se réchauffent, et les anomalies deviennent plus fréquentes. Météo-France a par exemple documenté des printemps récents très doux. Dans ce décor, garder un double repère aide à ne pas mélanger météo du moment et saison astronomique : l’équinoxe pour l’horloge céleste, le printemps météo pour comparer les tendances.
Date du printemps 2026 : pourquoi l’équinoxe ne rime pas toujours avec “12 h de jour / 12 h de nuit”
On résume souvent l’équinoxe à un équilibre parfait entre jour et nuit, comme si la Terre appuyait sur “pause” au milieu de l’année. En pratique, l’atmosphère brouille légèrement la donne, car elle courbe la lumière : le Soleil apparaît un peu plus haut qu’il ne l’est réellement. Résultat, le “jour” peut dépasser 12 heures selon la façon dont on mesure précisément le lever et le coucher.
Autre surprise : l’égalité ne se ressent pas partout au même niveau, même si l’équinoxe reste un repère mondial. La latitude, le relief et l’horizon local jouent sur l’impression de luminosité, surtout quand les fins de journée s’éclaircissent vite après le 20 mars. Cette nuance n’enlève rien à la date du printemps 2026, mais elle explique pourquoi votre ressenti peut décaler l’instant officiel de quelques jours, voire de plusieurs semaines selon les régions.
Une date très précise
La date du printemps 2026 est donc officielle et millimétrée : vendredi 20 mars 2026 à 15 h 45 min 53 s (heure de Paris), au moment de l’équinoxe calculé par l’IMCCE. Derrière cette précision presque administrative, on retrouve surtout un repère utile : la lumière repart, les journées basculent, et la saison s’installe… même si la météo, elle, garde le droit d’être capricieuse.
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