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Ski : avec 16 km de descente, voici la piste noire la plus longue de France

Publié par Killian Ravon le 29 Jan 2026 à 13:30

Vous cherchez la plus longue piste noire de France. Pas juste une noire “costaud”. Une noire qui semble ne jamais finir. Ici, la difficulté ne vient pas d’un mur unique. Elle s’installe. Elle dure. Et elle use.

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Skieur expert seul au lever du soleil sur une arête enneigée en très haute montagne, lumière froide et ambiance photoréaliste.
Seul face à l’aube, un skieur confirmé contemple les sommets depuis une arête glacée, avant la descente.

On croit souvent qu’une piste noire, c’est une affaire de pente. En réalité, c’est aussi une affaire de gestion. De lucidité. Et de patience.

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Plusieurs paires de ski. Photo by tookapic
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Quand une noire ne ressemble à aucune autre

Sur le plan, tout paraît simple. Une ligne. Un départ haut. Une arrivée plus bas. Mais sur la neige, c’est différent. Une piste noire, en France, appartient à la catégorie “très difficile”. Elle est balisée, classée, et pensée pour des skieurs expérimentés. Sauf qu’à haut niveau, les détails comptent plus que la couleur.

Ce qui fait vraiment la différence, c’est l’enchaînement. Vous partez concentré. Vous êtes frais. Et vous skiez “propre”. Puis viennent les premières minutes où vous vous sentez invincible. Et c’est là que beaucoup se font avoir.

Parce que sur une descente interminable, le danger n’arrive pas toujours au début. Il arrive quand les cuisses chauffent. Quand la vigilance baisse. Quand la neige change sans prévenir. Sur les longues noires, vous ne luttez pas seulement contre la pente. Vous luttez contre votre propre rythme. Et contre votre ego.

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Le glacier de Sarenne photographié depuis le Mais, en Isère. Crédit : Wikimedia Commons.

Le vrai défi : tenir la distance sans se cramer

Un mythe circule dans les stations : “si tu sais passer une noire, tu peux les faire”. C’est faux. Ou plutôt incomplet. Sur une descente de 16 km, la difficulté devient mécanique. Les appuis se dégradent. Les jambes tremblent. Les fautes s’empilent, augmentant le risque d’accident sur ces pentes exigeantes.

Même le chrono est trompeur. On entend souvent “25 minutes de glisse”. C’est possible, oui. Mais ça dépend de l’allure, de l’état de la neige, et des pauses. Certains parlent plutôt de 30 minutes sur une descente fluide, sans s’arrêter. Ajoutez un autre facteur : l’altitude. En très haute montagne, l’air est plus sec. La fatigue arrive plus vite. Et le froid peut raidir les jambes, surtout le matin.

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La neige aussi peut vous piéger. Dure au départ, plus douce ensuite, puis parfois irrégulière en bas. Sur une longue noire, ces variations deviennent un test de pilotage permanent. C’est pour ça que les habitués parlent moins de “niveau” que de “gestion”. Gérer sa vitesse. Gérer sa trajectoire. Ainsi,il faut gérer son effort. Et surtout, garder une marge. Parce qu’un dernier virage raté, après 14 km, fait autant de dégâts qu’un mur au départ.

L’arête Sud-Ouest du Pic Blanc vue depuis la crête de Puy Salié. Crédit : Wikimedia Commons.
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La plus longue piste noire de France : voici où elle se cache

Elle est en Isère. Dans les Alpes. Et elle part d’un sommet qui culmine à 3 330 mètres. Son itinéraire démarre au Pic Blanc, puis plonge jusqu’à 1 510 mètres. Dénivelé : 1 820 mètres. Longueur : 16 km, sans reprendre de remontée. Son nom ? La Sarenne. Et la station qui l’abrite, c’est l’Alpe d’Huez.

La station elle-même la présente comme la plus longue piste noire d’Europe. D’autres offices de tourisme du secteur reprennent la même affirmation, en parlant d’un départ au Pic Blanc et d’une arrivée dans les gorges. Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la longueur. C’est la variété.

Vous commencez très haut, dans un univers minéral. La pente impose des virages précis, surtout quand la neige est ferme. Puis la piste s’étire. Elle serpente. Elle respire un peu. Et elle vous entraîne vers des paysages plus sauvages. Le décor est sublime. Mais il peut vous distraire, et le risque d’avalanche reste une réalité à prendre en compte en dehors des zones balisées.

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Un autre détail compte : la Sarenne est aussi devenue une “piste à histoire”. Parce que beaucoup veulent pouvoir dire : “je l’ai faite”. C’est exactement la mauvaise raison. La bonne raison, c’est d’y aller le jour où vous êtes solide. Et d’accepter de la skier à votre rythme.

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Paysage sur la piste de la Sarenne à l’Alpe d’Huez (vue en contrebas). Crédit : Wikimedia Commons.
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Accès, itinéraire et le détail que les gens se trompent souvent

D’abord, il faut atteindre l’Alpe d’Huez. La route mythique, ce sont les 21 lacets qui montent depuis le Bourg-d’Oisans. Ils appartiennent à la D211. Ensuite, pour rejoindre le départ de la piste, vous devez monter au Pic Blanc. Plusieurs itinéraires de remontées existent selon le secteur et l’ouverture.

Les informations officielles évoquent un accès via les Marmottes, puis le téléphérique ou la télécabine du Pic Blanc. Et oui, le sommet se mérite. Mais c’est aussi là-haut que vous comprenez ce que vous allez descendre.

Enfin, un point méconnu : certaines expériences encadrées existent autour de cette descente. Par exemple, une sortie “premières traces” est proposée sur une piste fraîchement damée, avec un cadre organisé. Ça ne rend pas la piste “facile”. Ça la rend plus lisible.

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Que retenir ?

La plus longue piste noire de France n’est pas qu’un record. C’est une leçon de ski. Une leçon de fatigue. Une leçon d’humilité. Si vous la faites un jour, faites-la pour les bonnes raisons. Pour la beauté du tracé. Pour l’expérience. Et pour le souvenir. Pas pour cocher une case.

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