Retraite : voici les 10 pays où il fera le mieux vivre en 2026
Retraite à l’étranger : l’idée trotte dans la tête de plus en plus de Français, entre budget serré, météo capricieuse et envie de “vraie” qualité de vie.
Pour y voir plus clair, Capital a publié en exclusivité le classement 2026 de Retraite sans Frontières, basé sur une douzaine de critères et des pondérations qui parlent aux futurs expatriés.
Une question de pouvoir d’achat… mais pas seulement
Longtemps, partir à l’autre bout du monde relevait du fantasme. Désormais, c’est parfois un calcul. Car quand l’inflation grignote les marges, la retraite devient un exercice d’équilibriste. Dans ce contexte, le “où vivre demain” n’est plus une discussion de salon : c’est une décision de vie.
D’après l’étude relayée par Capital, le coût de la vie est d’ailleurs le critère numéro un. Il pèse 20% dans la note finale. Derrière, le climat compte pour 15%, puis viennent les soins médicaux, la sécurité et l’accessibilité depuis la France, chacun autour de 10%. Autrement dit : le soleil ne suffit pas, et l’exotisme a un prix.
Mais voilà ce que le classement raconte aussi, en creux. Les destinations qui montent ne sont pas forcément celles dont on rêve à 30 ans. Elles sont souvent celles où l’on peut vivre mieux avec une pension “normale”, tout en gardant un minimum de repères, de services et de stabilité, sous l’œil attentif de la Cour des comptes.
Retraite à l’étranger : ce que le classement mesure vraiment
Retraite sans Frontières revendique une approche très concrète : niveau des prix, immobilier, qualité de vie au quotidien, patrimoine naturel et culturel, loisirs, gastronomie, sécurité, et accès aux soins. Et surtout, une logique de pondération, parce que tout le monde ne met pas la même priorité au même endroit.
C’est là que la lecture devient intéressante. Car les pays très “cartes postales” peuvent reculer si les hôpitaux sont loin, si les démarches sont complexes, ou si la distance rend les retours en France pénibles. À l’inverse, une destination moins spectaculaire peut grimper grâce à des infrastructures solides, une fiscalité avantageuse ou une accessibilité imbattable.
Dernier point, rarement anticipé : l’administratif français ne disparaît pas quand on traverse une frontière. Pour continuer à toucher sa pension, un retraité vivant à l’étranger peut devoir fournir un certificat de vie. Les caisses et les services en ligne se modernisent, mais l’obligation, elle, reste bien réelle, tout comme la nécessité de transmettre un certificat d’existence chaque année.
Du dépaysement à prix doux : les places 10 à 6
Le classement commence loin, très loin. Et c’est volontaire : ces destinations séduisent d’abord les profils qui veulent changer de vie, même si cela implique de renoncer à une proximité simple avec la famille.
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10. Bali, le paradis… avec un bémol majeur
Bali reste un symbole : budget quotidien léger, climat agréable, paysages qui font oublier la grisaille. Pourtant, l’étude rappelle des freins récurrents : qualité des soins jugée inférieure, et surtout distance, avec un voyage long et coûteux depuis la France.
9. Vietnam, le nouvel entrant qui intrigue
Le Vietnam réapparaît dans le top 10 en misant sur un cocktail attractif : prix encore bas, infrastructures en amélioration, et offre médicale plus structurée qu’on l’imagine parfois. Certains retraités comparent d’ailleurs cette option avec des destinations comme l’Algérie pour le coût de la vie.
8. Sénégal, l’atout fiscal qui change la donne
Le Sénégal coche beaucoup de cases pour les Français : langue officielle française, vol direct relativement court, climat. Mais l’argument qui fait basculer des dossiers, c’est la fiscalité. Selon l’UFE, il existe un abattement de 80% sur l’assiette des pensions d’origine étrangère.
7. Tunisie, la valeur “proche” qui stagne
La Tunisie conserve une place solide, portée par un coût de la vie attractif et une vraie familiarité culturelle. Là encore, la fiscalité pèse : l’UFE rappelle un abattement de 80% sur les pensions, à condition de transférer la pension en Tunisie.
6. Maroc, le voisin qui séduit… et inquiète encore
Le Maroc bénéficie d’un capital affectif énorme : proximité, climat, offre immobilière variée, vie culturelle dense. Sur le plan fiscal, l’UFE explique que l’abattement peut aller jusqu’à 80% si la pension est transférée sur un compte local.
Les destinations “premium” : sécurité, soins et infrastructures au cœur du match
À partir du milieu du classement, le fil rouge change. On parle moins de “vivre moins cher” que de “vivre mieux”, sans perdre l’accès à des soins solides ou à un environnement stable.
5. Île Maurice, le calme et la sécurité en étendard
Maurice est souvent citée comme une destination “confort”, avec une francophonie réelle et un sentiment de sécurité mis en avant par l’étude. Mais l’équation budgétaire n’est pas la même : billets d’avion, coût de certains produits importés, et immobilier tendu.
4. Thaïlande, le géant de l’Asie qui rassure sur la santé
La Thaïlande marque un tournant dans le classement. Oui, le coût de la vie peut être nettement inférieur à la France. Mais ce qui la propulse, ce sont aussi les infrastructures et une offre hospitalière reconnue, notamment dans les grandes villes.
À ce stade, on pourrait croire que les trois premières places vont consacrer les pays “qui font rêver”. En réalité, le podium joue une autre musique : celle de l’Europe du Sud, du quotidien simple, et d’un rapport qualité/prix encore compétitif. Les chiffres le suggèrent aussi : selon Eurostat, les niveaux de prix en Europe varient fortement, et l’écart se ressent immédiatement sur un budget mensuel.
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On y est. Les premières places ne récompensent pas l’exotisme. Elles récompensent la capacité à refaire sa vie sans rupture brutale : même fuseau horaire, vols courts, services proches des standards français, et un mode de vie plus doux.
3. Grèce, la carte postale… et l’argument fiscal
La Grèce grimpe très haut grâce à son climat, son patrimoine, et une attractivité fiscale qui fait parler. L’administration fiscale grecque (AADE) documente un régime permettant une taxation forfaitaire sur les revenus étrangers à 7%.
2. Espagne, la proximité familiale comme avantage décisif
L’Espagne a un superpouvoir : la proximité. Quand on a des enfants ou des petits-enfants, pouvoir rentrer vite compte énormément. Le classement souligne aussi des infrastructures et loisirs de haut niveau, surtout sur les littoraux très demandés.
1. Portugal, le favori qui conserve la première place
Le Portugal est numéro 1 en 2026. La recette tient à un équilibre rare : coût de la vie annoncé inférieur à la France, proximité géographique, infrastructures comparables, et immobilier souvent plus accessible que chez le voisin espagnol.
Avant de partir : le vrai conseil derrière le classement
Le classement a une vertu : il met des mots sur des priorités. Pourtant, l’expatriation réussie ne se décide pas sur un top 10. Elle se décide sur un test grandeur nature.
Retraite sans Frontières le dit clairement via Capital : rien ne remplace un séjour sur place. Parce qu’au-delà des chiffres, il y a le rythme, la barrière de la langue, les démarches, l’accès réel aux soins, et ce détail qui change tout : se sentir chez soi.
En 2026, le signal est net. Les retraités français cherchent moins l’aventure que la cohérence. Et quand un pays coche à la fois budget, climat, santé et accessibilité, il prend mécaniquement de l’avance. Le Portugal conserve ainsi sa couronne, mais le match reste ouvert.
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