Cette femme pose jambes écartées, avec du sang menstruel entre les cuisses, la raison est magnifique !

Jade Beall vous invite à vous accepter

Jade Beall est une photographe qui vit dans l’Arizona. Son métier l’amène chaque jour à rencontrer des femmes ou des filles mal à l’aise avec leur corps. Si bien qu’elles ne souhaitent même pas qu’on les prenne en photos. Mais Jade invite les femmes à s’aimer et à s’accepter telles qu’elles sont. Car elles ont été faites comme ça. Et c’est par le biais d’une photo d’elle, jambes écartées, avec du sang menstruel entre les cuisses, qu’elle a choisi de faire passer un magnifique message. Voici le cliché d’elle publié sur Instagram et le message qui l’accompagnait :

Jade Beall jambes ecartees

« Mon sang menstruel est dégoûtant »

« On m’a dit que j’étais dégoûtante. Cet auto-portrait représente la façon dont le monde me rappelle tous les jours à quel point je suis dégoûtante. Le sang menstruel est dégoûtant (mais les films sanglants et violents, c’est normal). La cellulite est dégoûtante (mais la plupart des femmes en ont, certaines le cachent d’ailleurs très bien, mais se damneraient pour la faire disparaître). Les bourrelets sont dégoûtants, mais les os saillants sur une personne trop maigre sont dégoûtants aussi (par contre, aimer son corps c’est narcissique). Les petits seins sont repoussants (mais la chirurgie peut arranger ça). Et les boutons aussi sont dégoûtants (mais les antibiotiques cancérigènes fonctionnent, qui suis-je pour offenser d’autres être humains avec mes boutons?). Les rides et les cernes sous mes yeux sont laids (pourtant, certaines femmes organisent des « soirées injections » entre copines, pour effacer la preuve et le privilège d’avoir eu une longue vie). »

 

« Nous nous sentons indignes d’être nous-mêmes »

« Il n’est pas étonnant que beaucoup d’entre nous luttent contre la dépression. Et se sentent indignes de se considérer comme divins ou sacrés. Surtout lorsqu’on nous a forcé à croire à quel point nous étions dégoûtantes en étant simplement nous-mêmes : des femmes, des cœurs qui battent, des émotions, et des années de vie à pleurer, aimer, lutter, réussir, accoucher, souffrir, vieillir. Si je vous vois dans un supermarché et que vous avez taché votre robe blanche avec du sang menstruel, je viendrai vous dire à quel point vous êtes belle. Si je vois votre cellulite, je vous féliciterai pour la vitalité de votre peau et vous demanderez si vous voulez voir la mienne. Et si je vois vos bourrelets ou vos os, je vous expliquerai à quel point votre corps est une chose divine et sacrée.« 

 

« Vos rides, symboles d’une vie riche »

« Et je me demanderai alors de quelle jolie façon votre âme respire et danse dans toutes ces molécules qui font votre corps. Si je vois vos boutons, je vous dirai que vous êtes comme moi. Si je vois vos rides, je vous dirai que vous avez eu une vie riche. Aimons-nous les uns les autres ! Car permettez-moi de vous dire, moi qui ai vu mon père rendre son dernier souffle dans mes bras, que nous devrons dire au revoir à ces miracles que sont nos corps drôles et bizarres, bien plus tôt qu’on ne le croît.« . Que pensez-vous de ce message d’acceptation de soi et de body-positivisme ?

Crédit photo / photo à la une : capture @jadebeallphotography

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Publié par Charlene le 07 Sep 2017
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