« Ma première rencontre avec Loana » : Eryl Prayer publie des photos que personne n’avait vues
Près d’un mois après les obsèques de Loana à Nice, l’un de ses amis les plus proches sort du silence. Eryl Prayer, souvent présenté comme le sosie d’Elvis Presley, a publié sur Instagram des clichés que personne n’avait jamais vus : ceux de sa toute première rencontre avec l’ancienne gagnante de Loft Story. Des images qui remontent à plus de quinze ans et qui racontent, mieux que n’importe quel discours, la complicité qui les unissait. Mais derrière cet hommage, l’homme laisse aussi entendre qu’il a encore des choses à dire.
Un hommage sur Instagram, quinze jours après la cathédrale

Le jeudi 23 avril 2026, Eryl Prayer a utilisé ses stories Instagram pour partager plusieurs photos accompagnées d’un message simple : « Ma première rencontre avec Loana ! ». Pas de long discours, pas de mise en scène. Juste des clichés bruts, manifestement pris lors d’une soirée hommage à Elvis Presley au Papagayo, une célèbre adresse de Saint-Tropez aujourd’hui disparue du paysage nocturne azuréen.

Sur ces images, on découvre une Loana visiblement plus jeune, souriante, dansant aux côtés de celui qui allait devenir l’un de ses plus fidèles confidents. Bien que la date exacte ne soit pas précisée, ces photos semblent remonter au début des années 2010, cohérent avec les déclarations de Loana qui affirmait en 2022 connaître Eryl « depuis plus de quinze ans ».
Cet hommage numérique intervient quinze jours après les obsèques célébrées à Nice, où Eryl Prayer avait été l’un des premiers à arriver, le visage ravagé par le chagrin. Ce jour-là, le 10 avril, il était apparu en larmes devant la cathédrale Sainte-Réparate, vêtu de noir, incapable de masquer sa douleur face aux photographes.
Bien plus qu’une simple amitié
Pour comprendre l’intensité de cette peine, il faut revenir sur la nature exacte de leur relation. Eryl Prayer et Loana ne rentraient dans aucune case classique. Ni couple, ni simples amis, ils entretenaient un lien que Loana elle-même avait tenté d’expliquer avec sa franchise habituelle.
En avril 2022, dans un entretien accordé à Gala, elle avait levé le voile sur leur histoire avec une candeur désarmante : « On se connaît depuis plus de quinze ans, au début on a essayé quand même, on était un peu bourrés. On s’est dit ‘pourquoi pas’… Mais non, non, quand on couche ensemble, on rigole. Il y a un moment où on peut faire les pires conneries avec un ami. »

Cette déclaration résumait à elle seule la dynamique entre les deux personnages. Une complicité totale, sans filtre, forgée dans les nuits de la Côte d’Azur. Ensemble, ils avaient partagé la scène à plusieurs reprises, enchaînant les prestations dans des établissements entre Nice, Cannes et Saint-Tropez. Loana, gagnante iconique de Loft Story en 2001, et Eryl, sosie d’Elvis reconnu sur la Riviera, formaient un duo improbable mais sincère.
Mais leur relation ne se limitait pas aux paillettes et aux soirées. Dans les moments les plus sombres, Eryl Prayer est resté présent, fidèle au poste quand d’autres s’éloignaient.
Le soutien silencieux dans les années noires
Les difficultés de Loana n’étaient un secret pour personne. Ses problèmes d’addiction, ses hospitalisations, ses disparitions médiatiques — autant d’épreuves qui avaient progressivement éloigné beaucoup de gens de son entourage. Eryl Prayer, lui, n’avait jamais lâché.
Là où certains proches avaient fini par baisser les bras, dépassés par la spirale dans laquelle Loana s’enfonçait, il avait maintenu le lien. Un coup de fil, une visite, une soirée pour lui changer les idées. Cette fidélité sans condition explique pourquoi sa douleur, le jour des obsèques, semblait si viscérale. Les clichés pris devant la cathédrale le montraient littéralement écrasé par le chagrin, comme si une partie de lui-même avait disparu avec elle.
Loana avait été retrouvée sans vie le 25 mars 2026 dans son appartement de Nice, à seulement 48 ans. Les circonstances de sa mort avaient immédiatement suscité une vague d’émotion dans toute la France. Elle qui avait marqué une génération entière en entrant dans le Loft en 2001 finissait seule, dans le Vieux-Nice, le quartier où elle avait passé ses dernières années.
À lire aussi
La cérémonie qui a bouleversé Nice
Le vendredi 10 avril, la France avait rendu un dernier hommage à celle qui restera à jamais la première gagnante de la téléréalité française. La cérémonie, organisée à 11 heures dans la cathédrale Sainte-Réparate, avait rassemblé famille, proches et anonymes. Castaldi, Steevy et Alexia Laroche-Joubert s’étaient retrouvés dans la nef, réunis par la mémoire d’une femme qui avait changé la télévision française un soir de printemps 2001.
Mindy, la fille de Loana, était présente, protégée sous un parapluie noir. Les anciens lofteurs avaient accompli un geste qui avait marqué les esprits. Et Laurent Ruquier avait salué Jean-Édouard, le seul à avoir osé dénoncer ce qu’il appelait « l’hypocrisie médiatique » autour de la mort de Loana.
Mais c’est peut-être Eryl Prayer qui incarnait le mieux, ce jour-là, la douleur de ceux qui avaient vraiment connu Loana. Pas la star des tabloïds, pas le personnage médiatique, mais la femme derrière le phénomène.
Un homme en colère qui n’a pas dit son dernier mot
Car derrière l’hommage et les photos nostalgiques, Eryl Prayer porte aussi une colère. Depuis la mort de Loana, il est en conflit ouvert avec Laurent Amar, présenté comme le « meilleur ami » médiatique de la star disparue. Laurent Amar avait multiplié les interventions dans les médias pour évoquer les derniers jours de Loana et avait été celui qui avait révélé ses dernières volontés.

Eryl Prayer n’a pas détaillé publiquement les raisons de cette colère, mais son attitude laisse entendre que des zones d’ombre subsistent autour des derniers mois de vie de Loana. La disparition de Sophie, la compagne de Loana, et les SMS troublants échangés avant le drame continuent d’alimenter les interrogations.
En publiant ces photos de leur première rencontre, Eryl Prayer ne fait pas que partager des souvenirs. Il rappelle qu’il était là depuis le début, bien avant les caméras de compassion et les hommages post-mortem. Il rappelle surtout qu’il connaissait la vraie Loana — celle qui dansait au Papagayo, qui riait trop fort et qui, un soir sur la Côte d’Azur, avait croisé un sosie d’Elvis qui ne l’avait plus jamais quittée.
Née à Cannes, partie à Nice : la boucle azuréenne
Il y a quelque chose de tragiquement cohérent dans la géographie de la vie de Loana. Née le 30 août 1977 à Cannes, propulsée dans la lumière depuis un plateau parisien, c’est sur la Côte d’Azur qu’elle avait choisi de vivre ses dernières années. Nice, le Vieux-Nice précisément, avec ses ruelles étroites et ses façades ocre, loin du tumulte médiatique qui l’avait à la fois révélée et détruite.
C’est dans ce même périmètre qu’Eryl Prayer et elle avaient construit leur amitié. Les établissements de la Côte d’Azur avaient été leur terrain de jeu commun, Saint-Tropez leur lieu de rencontre originel. La Riviera comme décor d’une histoire qui n’intéressait pas les tabloïds mais qui, au fond, était peut-être la plus authentique de toutes celles que Loana avait vécues.
Vincent Mc Doom avait parlé de « non-assistance à personne en danger ». Jean-Édouard avait osé dire ce que d’autres taisaient. Des photos échangées avant le décès avaient glacé ceux qui les avaient vues. Chacun, à sa manière, tente de comprendre comment on en est arrivé là.
Eryl Prayer, lui, a choisi les images. Pas celles de la fin, pas celles du chagrin, mais celles du début. Quand tout était encore possible, quand Loana dansait dans un club tropézien et qu’un type déguisé en Elvis la faisait rire. Ces photos-là ne répondent à aucune question. Mais elles disent, mieux que n’importe quel mot, ce que Loana représentait pour ceux qui l’aimaient vraiment.