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Société Générale annonce un bénéfice record de 6 milliards d’euros et vise plus haut pour 2026

Publié par Killian Ravon le 07 Fév 2026 à 5:28

La banque rouge et noire vient de franchir un cap symbolique. En 2025, Société Générale affiche un bénéfice record de 6 milliards d’euros. En forte progression sur un an. Dans la foulée, le groupe rehausse ses objectifs pour 2026. Et promet une redistribution plus généreuse à ses actionnaires. Entre dividendes et rachats d’actions.

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Façade d’une agence Société Générale en centre-ville, avec le logo rouge et noir au-dessus de l’entrée.
Une agence Société Générale, vitrine du réseau bancaire et des services au quotidien.

Derrière ce chiffre, il y a un mélange de reprise commerciale, de discipline sur les coûts. Et d’activités de marché qui restent déterminantes, même quand elles ralentissent. Le directeur général Slawomir Krupa, à la manœuvre depuis 2023, présente ces résultats comme la preuve que la trajectoire de redressement est en train de s’installer. Alors que la banque publie ses chiffres.

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Le siège historique de Société Générale, boulevard Haussmann, à Paris. Crédit : Thomon.
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Un record net, et un message envoyé au marché

Cette fois, le chiffre ne se discute pas : 6 milliards d’euros de résultat net sur l’année 2025. Sur le dernier trimestre, la banque revendique environ 1,4 milliard d’euros de bénéfice. Avec un produit net bancaire trimestriel autour de 6,7 milliards d’euros, des chiffres qui rassurent les investisseurs.

La direction met en avant des revenus annuels eux aussi au plus haut. Société Générale parle de revenus “records” en 2025, et insiste sur une hausse mesurée mais continue. Soutenue par plusieurs métiers à la fois. Le groupe souligne aussi une baisse des coûts sur l’année. Signe que le plan de transformation vise autant la rentabilité que la croissance.

Dans ce type de publication, le sous-texte compte presque autant que les comptes. En affichant un record et une discipline budgétaire. La banque cherche à prouver qu’elle peut rivaliser avec les grandes européennes sur la durée. Après des années plus chahutées et des cessions d’actifs à répétition.

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BoursoBank continue de gagner des clients et pèse dans la stratégie du groupe. Crédit : YtoSu.

Pourquoi 2025 a “tenu” : la banque de détail, la gestion… et l’arbitrage des coûts

Les moteurs ne sont pas tous nouveaux, mais leur alignement change la lecture. La banque de détail en France. La banque privée et l’assurance ont profité d’un environnement plus favorable. Avec des encours sous gestion élevés et un commerce jugé solide par le groupe. Cette partie “grand public + patrimonial” est devenue un stabilisateur. Elle amortit les trous d’air des marchés et rend la performance plus lisible.

Autre point que la direction met en avant : la maîtrise des charges. Société Générale indique une baisse des coûts en 2025 (à périmètre comparable), et un coefficient d’exploitation qui repasse sous des seuils jugés plus confortables. Dit autrement, la banque explique qu’elle a amélioré son efficacité, sans dépendre d’un seul coup de chance sur les marchés.

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Ce “mix” est essentiel pour comprendre le ton de l’annonce. Le record de bénéfice ne sert pas seulement à faire joli : il crédibilise l’idée que le modèle peut produire de la rentabilité de façon régulière, ce qui compte beaucoup pour une banque cotée dans le classement de la banque préférée des Français.

Une agence au style Art déco à Poitiers, symbole du maillage territorial bancaire. Crédit : Danielclauzier.

BoursoBank, un atout de volume… et de rentabilité

Dans les chiffres 2025, BoursoBank (ex-Boursorama Banque) reste l’un des actifs les plus observés. La banque en ligne continue d’attirer des clients à un rythme soutenu et revendique une rentabilité installée, ce qui n’est pas toujours le cas dans l’univers des néobanques où l’on se demande ce que devient votre argent en cas de faillite.

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Pour Société Générale, c’est aussi un argument “grand public” : BoursoBank ancre la marque dans les usages digitaux, au moment où les réseaux physiques se réorganisent partout en France. Et cette tendance, elle dépasse largement un seul groupe : la question de la présence bancaire, des agences et des services de proximité revient régulièrement dans le débat.

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Objectifs 2026 : bénéfice record de 6 milliards d’euros en toile de fond, et des ambitions revues à la hausse

Ce qui change avec cette publication, c’est le curseur fixé pour la suite. Société Générale explique relever certains objectifs financiers pour 2026, en particulier sur la rentabilité. Reuters rapporte notamment une cible de rentabilité sur fonds propres tangibles (RoTE) supérieure à 10% à l’horizon 2026, avec des attentes de progression des revenus et une poursuite de la baisse des coûts.

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La banque rappelle aussi qu’un nouveau rendez-vous stratégique est prévu : un “Capital Markets Day” annoncé pour 2026, destiné à détailler la prochaine phase. Ce type d’événement sert souvent à donner plus de visibilité aux investisseurs sur la feuille de route, et à montrer comment les objectifs seront tenus métier par métier.

Le message, lui, est clair : l’année 2025 est présentée comme un point d’appui, pas comme un sommet isolé. Reste à voir si l’environnement macroéconomique et la dynamique des marchés permettront de répéter ce niveau de performance sans forcer le trait.

La banque privée et la gestion font partie des relais de croissance surveillés. Crédit : Amin.
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Marchés financiers : un pilier qui peut aussi inquiéter

Même quand tout va bien, la banque de financement et d’investissement reste scrutée. Reuters note qu’au quatrième trimestre, la performance globale a été “ombrée” par un recul des revenus de trading sur certaines activités, malgré un résultat net supérieur aux attentes. Autrement dit, la machine tourne, mais certaines lignes restent plus volatiles que d’autres.

C’est un point important pour comprendre les réactions en Bourse. Les investisseurs aiment les records, mais ils veulent surtout de la prévisibilité. Dans une banque, l’équilibre consiste à profiter des bonnes périodes de marché sans dépendre d’elles, et à prouver que la banque de détail, l’assurance et la gestion peuvent prendre le relais.

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Redistribution : dividendes et rachats d’actions, le grand accélérateur

Société Générale insiste sur un élément très concret : la redistribution de capital. La banque met en avant des programmes de rachats d’actions et une politique de retour aux actionnaires renforcée, en lien direct avec les résultats 2025.

Reuters évoque par exemple un dividende proposé et un nouveau programme de rachat d’actions, signe que la direction veut matérialiser la performance dans la poche des investisseurs. Cette stratégie est souvent utilisée pour soutenir la valorisation boursière, mais elle implique aussi une condition : maintenir un niveau de capital robuste.

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Sur ce point, le groupe communique un ratio de fonds propres CET1 élevé et répète que la solidité du bilan reste une priorité. C’est un équilibre classique : redistribuer, tout en gardant des marges de sécurité suffisantes dans un secteur très réglementé.

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Une implantation internationale de Société Générale, ici à Guangzhou (Chine). Crédit : Chintunglee.

Ce que ça raconte, au-delà des chiffres : confiance, réseau et usages bancaires

Dans le quotidien, beaucoup de Français ne jugent pas une banque à son bénéfice record, mais à ce qu’ils vivent au guichet, sur l’appli, ou quand des prélèvements injustifiés surviennent. Les incidents de fraudes ou la disponibilité des services pèsent énormément sur la confiance, même quand les comptes annuels sont excellents.

La transformation du secteur, elle, continue. D’un côté, les banques investissent dans le digital ; de l’autre, la disparition progressive des agences bancaires nourrit des inquiétudes sur le désert bancaire dans certaines zones. Là encore, Société Générale est directement concernée par l’évolution de son réseau.

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Enfin, la question de l’accès au cash reste centrale avec la fin annoncée de certains distributeurs de billets en 2026. Au fond, le record 2025 peut être lu comme une preuve de robustesse financière… mais aussi comme une obligation de résultats sur la durée. Car plus les ambitions 2026 sont élevées, plus l’écart entre promesse et réalité sera surveillé.

Une année remarquable

Avec un bénéfice record de 6 milliards d’euros, Société Générale signe une année 2025 qui marque un tournant, au moins sur le papier. La banque affiche des revenus au plus haut, une discipline sur les coûts et une volonté claire d’en faire profiter ses actionnaires.

La suite se jouera sur deux lignes de crête : la capacité à lisser la volatilité des marchés, et la façon dont le groupe continuera de transformer ses métiers, du réseau physique au digital. Les objectifs relevés pour 2026 donnent le ton : désormais, il ne s’agit plus seulement de redresser, mais de tenir un rythme.

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