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« On vole mes enfants » : Aurélie Teissier raconte l’enlèvement de ses filles qu’elle recherche depuis 4 ans (vidéo)

Publié par Alicia Trotin le 13 Déc 2022 à 7:06
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Aurélie Teissier, 40 ans, s’est confiée au Tribunal du Net pour raconter l’enlèvement de ses deux filles en janvier 2019. Une longue histoire aux multiples rebondissements que cette mère a accepté de raconter face caméra. Entre incohérences judiciaires et placement abusif du tribunal de Nîmes, découvrez l’histoire de cette femme prête à tout pour récupérer ses enfants.

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Des violences conjugales impunies

Toute l’histoire démarre bien avant 2019, en effet, la mère avait déjà prévenu la justice des violences conjugales de son mari. Quelque temps après les faits, le tribunal considère qu’il n’y a pas assez de preuve pour condamner son ancien compagnon pour violences conjugales. Lorsqu’on l’interroge sur la réaction de la justice au sujet de ses plaintes, la réponse d’Aurélie Teissier est glaçante.

« Par rapport au fait qu’il ait essayé de m’étrangler, la justice n’a rien fait. Ça s’apparente à un classement sans suite. »

Au-delà de cela, le tribunal de Nîmes a ordonné un droit de visite au père malgré les avertissements d’Aurélie Teissier. Ce même homme qui était donc accusé de violences conjugales et qui représentait, par conséquent, un potentiel danger pour les deux filles. Une injustice récurrente, d’après elle, depuis qu’elle a commencé les procédures pour demander la garde de ses filles.

« Le tribunal de Nîmes a, depuis, enterré mes preuves à chaque audience. »

L’une de ses deux filles a même tenté, à seulement huit ans, d’annuler cette décision.

 » Elle a dit à son avocat « J’ai peur de mon père, je veux vivre avec ma maman et ma sœur » et elle n’a pas été écouté. »

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L’enlèvement de ses filles

C’est avec beaucoup d’émotions qu’Aurélie Teissier a témoigné de cette folle journée du 14 janvier 2019. En effet, alors qu’elle part chercher ses filles pour la pause du midi, le directeur de l’école va la maintenir enfermée dans l’enceinte de l’établissement. Pendant ce temps-là, des membres de l’ASE et des gendarmes vont mettre ses filles dans une voiture. Le père d’Aurélie Teissier, qui a tenté d’empêcher cet enlèvement, a été menotté et agressé par les forces de l’ordre. Laissant ainsi les enfants sous la main de la justice.

Pour cette mère de famille, c’est inacceptable puisqu’elle n’a pas reçu de papier ou de lettres, elle n’a pas pu avoir de convocation avec le tribunal pour en savoir plus sur cette manœuvre.

De longs mois après ce terrible évènement, ses filles passent de foyers pour mineurs à la garde de leur père. Elle ne peut plus les appeler, ni les voir. Pire encore, le tribunal crée un chantage à l’expertise psychologique. La quarantenaire va être internée de force dans l’hôpital psychiatrique du Mas Careiron à Uzès.

Malmenée malgré sa grossesse, elle passera onze jours dans cet établissement sans justification. À la suite de cette terrible épreuve, une fois libérée, elle va partir du Gard pour se protéger et mettre en sécurité son futur enfant.

Le placement abusif de mineurs

Durant de longs mois, voire plusieurs années, elle a changé plusieurs fois d’avocats pour obtenir justice et récupérer ses filles. Elle accuse les tribunaux d’Alès et de Nîmes de harcèlement et de l’ensevelir sous des procédures injustifiées.

« Des audiences, j’ai dû en avoir entre vingt et trente »

Le placement abusif dont a fait l’objet ses filles fait partie des procédures d’ores et déjà dénoncées dans de nombreux ouvrages ainsi que par certains médias tels que Médiapart.

Des groupes Facebook, des blogs et des articles abordent ces procédures abusives dans le Gard. De nombreuses familles, et plus particulièrement des mères de familles, témoignent sur la toile du manque de protections des mineurs et de ces placements abusifs qui seraient orchestrés par la justice du Gard. Ces histoires récurrentes d’enlèvements de mineurs par l’ASE dans le Gard seraient motivées par l’argent. D’après Aurélie Teissier, les placements rapporteraient près de 8 000 euros par enfant. Par conséquent, elle dénonce des détournements de fonds publics sur le dos de ses filles et des enfants placés abusivement.

À l’heure actuelle, Aurélie Teissier est toujours sans nouvelle de ses filles, elle a dû quitter sa région pour sa sécurité. Elle se bat pour récupérer ses enfants et obtenir justice face aux débordements judiciaires des tribunaux du Gard.

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