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Par grand froid, ce garagiste de Dordogne rappelle les réflexes qui évitent la galère du matin

Publié par Killian Ravon le 09 Jan 2026 à 13:03

Quand le thermomètre plonge, la voiture devient parfois le premier obstacle de la journée. Ce mardi 6 janvier 2026, en Dordogne, un garagiste a rappelé à l’antenne les gestes simples qui font la différence au moment de partir.

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Personne grattant un pare-brise givré au petit matin, voiture stationnée dehors lors d’un grand froid.
Avant de partir, quelques minutes et un grattoir peuvent éviter bien des galères par temps de gel.

Dégivrage, démarrage, batterie… et un détail auquel beaucoup ne pensent qu’une fois la voiture bloquée.

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Voiture entièrement recouverte de neige, stationnée dehors au petit matin après une nuit de grand froid.
« Une nuit de gel suffit à transformer la voiture en “igloo” avant même le premier café. » Crédit : Yinan Chen / Wikimedia
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Le matin où tout se joue avant même de tourner la clé

Il y a ces réveils d’hiver où l’on sort avec une minute d’avance… et où l’on comprend immédiatement qu’on va la perdre. La voiture est figée, le gel a blanchi les vitres, et le simple fait d’ouvrir la portière ressemble déjà à une épreuve.

Ce mardi 6 janvier 2026, alors que le froid s’installe franchement, Benjamin de Guglielmi, gérant d’un garage à Trélissac, a livré sur ICI Périgord des conseils très concrets. Son idée n’est pas de dramatiser, mais de remettre du bon sens dans des habitudes prises « par réflexe » quand on est pressé.

Parce que l’hiver ne crée pas seulement des pannes. Il révèle surtout les gestes précipités, ceux qu’on fait pour “gagner du temps” et qui finissent parfois par en faire perdre beaucoup plus.

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Main utilisant un grattoir à glace sur un pare-brise gelé, avec des traces de dégivrage visibles sur la vitre.
« Le grattoir reste la méthode la plus “safe” quand le pare-brise a gelé pendant la nuit. » Crédit : Bearas / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).

Dégivrer sans se précipiter, même quand on est en retard

Le geste le plus courant, on le connaît tous : gratter la glace du pare-brise. C’est pénible, ça pique les doigts, et ça donne l’impression de refaire la même corvée chaque matin.

Pourtant, c’est précisément la solution que le garagiste présente comme la plus sûre. Elle a un avantage simple : on contrôle ce qu’on fait, sans imposer à la vitre une contrainte brutale.

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La tentation, elle, revient sans cesse dès qu’il fait très froid : verser de l’eau chaude sur la vitre. Benjamin de Guglielmi le dit clairement : c’est « un peu déconseillé », même s’il reconnaît que beaucoup le font.

Le risque principal, c’est le choc thermique. Quand l’extérieur est gelé et que l’on envoie d’un coup une eau très chaude, le verre peut réagir. Et si le pare-brise a déjà un éclat, même discret, ce contraste peut agrandir la fissure. Ce détail que peu de gens anticipent, c’est qu’on ne “voit” pas toujours la fragilité… avant qu’elle ne s’étende.

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S’il fallait vraiment utiliser de l’eau, il recommande de ne pas aller au plus chaud. Une eau tiède, “un peu plus tiède” que l’eau bouillante, limite le contraste. Mais dans l’idéal, mieux vaut rester sur la méthode la plus prévisible : dégager à la main, sans brusquer la vitre.

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Motifs de givre sur un pare-brise vus de l’intérieur, avec la lumière du matin qui traverse les cristaux gelés.
« Quand le givre dessine ses motifs, la tentation d’aller vite est grande… mais pas sans risque. » Crédit : Jayen466 / Wikimedia Commons

Prendre quelques minutes avant de partir, pour éviter les mauvais réflexes

Quand il fait froid, tout s’enchaîne très vite : on démarre, on souffle dans ses mains, on regarde l’heure, on veut partir immédiatement. Le garagiste conseille au contraire de se laisser un tout petit sas, quand c’est possible.

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L’idée, c’est de pré-chauffer la voiture trois, quatre, cinq minutes. Pas pour “faire durer”, mais pour laisser le temps à la mécanique de se mettre en route plus sereinement.

Il explique que ces minutes permettent aux fluides de chauffer, à l’huile et au moteur de monter doucement en température. On part alors “plus tranquille”, avec une voiture moins “raide” qu’au tout premier instant.

Ce temps a aussi un effet très pratique : il réduit l’envie de chercher une solution expéditive. Quand on ne se sent pas acculé par la montre, on évite plus facilement le seau d’eau trop chaude ou le geste trop brusque.

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Et surtout, on retrouve une logique simple : en hiver, ce qui coûte cher, ce n’est pas seulement le froid. C’est la précipitation face au froid.

Cosse de batterie de voiture corrodée, avec dépôts blanchâtres autour du bornier, photographiée de près.
« Quand la batterie faiblit, le froid peut être le “test final” qui empêche le démarrage. » Crédit : MarkBuckawicki / Wikimedia Commons (CC0).

La batterie, l’ennemi silencieux qui ne prévient presque jamais

L’autre grande mauvaise surprise, quand les températures chutent, c’est la voiture qui ne démarre pas. La batterie semble correcte la veille… et le lendemain matin, plus rien.

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Sur ce point, Benjamin de Guglielmi est plutôt direct : il y a peu de moyens de prévenir à coup sûr. Il rappelle que sur les véhicules récents, les batteries durent entre trois et cinq ans, avec “tout l’électronique”, et notamment les systèmes stop and start.

Ce qui rend la situation frustrante, c’est l’absence d’alerte claire. Selon lui, il n’y a pas de voyant qui vous avertit réellement “à temps”. Les batteries peuvent être testées en atelier lors d’une révision, mais même là, le froid peut servir de “test final”.

Et quand un voyant apparaît, explique-t-il, c’est souvent déjà trop tard. Autrement dit : en période de gel, une batterie fatiguée peut lâcher sans prévenir, du jour au lendemain.

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C’est aussi pour cela que ces conseils intéressent autant en plein hiver : ils ne promettent pas d’éliminer tous les risques, mais ils évitent de cumuler les facteurs de galère au pire moment, juste avant de partir.

Levier de frein à main dans l’habitacle d’une voiture, vu en gros plan entre les sièges et la console centrale.
« Un geste automatique le soir peut parfois compliquer le départ du lendemain quand il gèle fort. » Crédit : Ballista / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0).

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Le détail du soir auquel on ne pense qu’une fois la voiture immobilisée

C’est là que le garagiste donne un conseil qui surprend, parce qu’il touche à un réflexe très ancré : la façon de garer sa voiture quand on sait qu’il va geler.

Quand on anticipe une nuit très froide, Benjamin de Guglielmi recommande de ne pas trop serrer le frein à main. La raison tient à une configuration fréquente : sur beaucoup de modèles très vendus, les freins arrière sont des freins à tambour.

Dans ce système, les garnitures peuvent rester collées au métal quand il gèle. Et au matin, la voiture ne bouge pas. On a beau accélérer doucement, on sent que quelque chose retient, comme si le véhicule était “scotché”.

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Dans ce cas, il prévient : verser de l’eau chaude sur les freins « risque d’abîmer plus qu’autre chose ». La première option, c’est d’attendre que la température remonte un peu, le temps que ça dégèle.

On peut aussi tenter, avec prudence, une petite marche avant puis une petite marche arrière, pour essayer de décoller. Mais si ça ne se décolle pas, il alerte sur une conséquence possible : une garniture a pu se décoller, et là la réparation peut grimper autour de 300 à 400 euros.

C’est précisément pour éviter cette mauvaise surprise du matin qu’il insiste sur ce point : parfois, le meilleur dépannage, c’est un geste plus léger la veille.

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