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Salaire de Léa Salamé au 20h de France 2 : la vérité dévoilée sur cette somme qui fait parler

Publié par Killian Ravon le 06 Fév 2026 à 8:17

Le 2 février 2026, Léa Salamé s’est retrouvée auditionnée à l’Assemblée nationale dans le cadre de la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ». Parmi les sujets qui ont cristallisé l’attention : le salaire de Léa Salamé au 20h de France 2. La journaliste assure n’avoir « rien négocié », mais le débat sur son avenir ne retombe pas.

Une audition sous haute tension à l’Assemblée nationale

L’image est devenue familière : un plateau, des questions, et une journaliste qui ne peut pas se contenter d’un « c’est privé ». Lundi 2 février 2026, Léa Salamé a passé plus de deux heures face aux députés de la commission d’enquête consacrée à l’audiovisuel public. Une audition ouverte à la presse et diffusée par LCP et le portail vidéo de l’Assemblée nationale.

Léa Salamé auditionnée à l’Assemblée nationale lors d’une commission sur l’audiovisuel public (salaire au 20h de France 2)
Lors de son audition à l’Assemblée nationale, Léa Salamé a été interrogée sur sa rémunération au 20h de France 2 et a assuré n’avoir « pas demandé un euro de plus ».

Ce type d’exercice n’est jamais simple pour les personnalités du service public. L’audition parlementaire oblige à rendre des comptes, à justifier des choix, et surtout à répondre à des questions qui peuvent sembler indiscrètes mais qui s’inscrivent dans un cadre démocratique de contrôle. Pour Léa Salamé, figure montante de France Télévisions, l’exercice prenait une dimension particulière.

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été créée pour examiner le fonctionnement, le financement et la neutralité des médias du service public. Dans un contexte où la redevance a été supprimée et remplacée par un financement par l’impôt, les parlementaires cherchent à comprendre comment l’argent public est dépensé et si les règles déontologiques sont respectées.

Au fil des échanges, la discussion a glissé vers un terrain explosif dès qu’il s’agit de service public : l’argent. Et plus précisément la rémunération de la présentatrice du 20h de France 2. Arrivée aux commandes du journal à la rentrée 2025, après le départ d’Anne-Sophie Lapix.

La stratégie de communication de Léa Salamé

Dans ce contexte, Léa Salamé a choisi une ligne simple : rappeler qu’elle n’a pas marchandé son arrivée. « Pour ce qui est du 20 heures, j’ai accepté la rémunération qui m’a été proposée sans discussion. Et sans négociation aucune », a-t-elle expliqué durant l’audition. Avant d’insister : « Je n’ai pas demandé un euro de plus. »

La suite après cette vidéo

Cette déclaration vise à couper court à toute polémique sur d’éventuelles tractations financières. En affirmant qu’elle a simplement accepté ce qui lui était proposé, la journaliste tente de se positionner en professionnelle qui ne cherche pas à tirer profit de sa notoriété. Une posture défensive mais nécessaire dans le climat actuel.

La formule « pas un euro de plus » a été soigneusement choisie. Elle permet de renvoyer la responsabilité sur France Télévisions, qui aurait fixé unilatéralement le montant. Ainsi, Léa Salamé se présente comme une salariée qui accepte ce qu’on lui propose, ni plus ni moins. Une manière habile d’éviter le reproche d’avoir négocié âprement sa rémunération.

photo lea salame @afp

Cette stratégie de communication n’est pas nouvelle dans le monde des médias. Beaucoup de présentateurs vedettes utilisent le même argument lorsqu’ils sont interrogés sur leurs revenus : ils acceptent ce qu’on leur propose, point final. Cela permet de déplacer la critique vers l’employeur plutôt que vers l’employé.

Une audition au Parlement… et une question qui dépasse son cas

Ce passage devant les députés n’avait rien d’une séquence people. La commission s’intéresse au fonctionnement du service public, à ses règles, et à la manière dont il se finance. Que l’incarnation du JT de 20h soit interrogée n’a donc rien d’anecdotique. Tant cette édition reste un marqueur de l’information télévisée en France.

Léa Salamé - coup de théâtre sur France 2 ! - copie
©Capture d’écran France 2

Le 20 heures de France 2 est bien plus qu’une simple émission d’information. C’est un rendez-vous quotidien qui rassemble encore plusieurs millions de téléspectateurs chaque soir. C’est aussi un symbole de la télévision publique française, un format qui a traversé les décennies et qui continue de structurer l’information télévisée dans notre pays.

Le problème, c’est que le débat sur les visages du 20h se mélange vite à d’autres sujets. L’état des audiences, la concurrence des chaînes privées. Et la transformation numérique des journaux télévisés. Quand Le Monde racontait l’arrivée de Léa Salamé au 20h. Le quotidien décrivait justement une bataille plus large. Comment France 2 tente de se relancer face à TF1, alors que les JT perdent du public et vieillissent.

Lea Salame Quelle Epoque

Cette bataille d’audiences n’est pas anodine. Elle conditionne la légitimité du service public et justifie les investissements réalisés pour attirer des personnalités reconnues. Si France 2 ne parvient pas à maintenir son audience, c’est tout le modèle du service public qui est remis en question. D’où l’importance stratégique du choix du présentateur du 20 heures.

En audition, la journaliste a aussi replacé sa carrière dans une logique « service public ». Affirmant avoir reçu des propositions plus rémunératrices ailleurs, sans les accepter. L’idée est claire : oui, elle reconnaît des « salaires confortables », mais elle affirme que le privé offre davantage. Et que son choix n’a pas été guidé par l’argent.

image lea salame @jt 20h

Cette défense par la vocation est fréquente chez les journalistes du service public. En soulignant qu’ils pourraient gagner plus dans le privé, ils justifient indirectement leur rémunération actuelle tout en affirmant leur attachement aux valeurs du service public. Une posture qui fonctionne plus ou moins bien selon le contexte et l’interlocuteur.

Le contexte de l’arrivée de Léa Salamé au 20 heures

Pour comprendre les enjeux de cette audition, il faut revenir sur les conditions de l’arrivée de Léa Salamé au 20 heures de France 2. La journaliste a pris la succession d’Anne-Sophie Lapix à la rentrée 2025, dans un contexte particulièrement délicat pour la chaîne publique.

Anne-Sophie Lapix présentait le 20 heures depuis plusieurs années et incarnait une certaine stabilité pour France 2. Son départ, annoncé plusieurs mois à l’avance, a ouvert une période d’incertitude et de spéculations sur son successeur. Plusieurs noms ont circulé dans la presse avant que le choix ne se porte finalement sur Léa Salamé.

journaliste lea salame @ france 2
journaliste lea salame @ france 2

Ce choix n’allait pas de soi. Léa Salamé était certes une journaliste reconnue, notamment pour son travail dans l’émission « Quelle Époque ! », mais elle n’avait jamais présenté un journal télévisé auparavant. Son profil était donc différent de celui de ses prédécesseurs, plus orientés vers l’information pure.

France Télévisions a justifié ce choix par la volonté de rajeunir l’image du 20 heures et d’attirer un public plus large. La direction de l’information voyait en Léa Salamé une personnalité capable de renouveler le format tout en maintenant la crédibilité journalistique nécessaire à ce poste emblématique.

lea salame et raphael glucksmann @bestimage
lea salame et raphael glucksmann @bestimage

Mais ce pari comportait des risques. Le public du 20 heures est fidèle mais exigeant. Tout changement de présentateur s’accompagne d’une période d’adaptation où les téléspectateurs jugent le nouveau visage et décident s’ils vont continuer à regarder ou non. Les premiers mois sont donc cruciaux pour s’imposer.

« Je n’ai rien négocié » : ce que dit vraiment cette phrase

L’affirmation de Léa Salamé — « pas de discussion, pas de négociation » — a une utilité immédiate : désamorcer l’idée d’un bras de fer financier, ou d’une star venue « faire monter les enchères ». Dans son récit, France Télévisions lui aurait proposé la même rémunération que ses prédécesseurs, et elle l’aurait acceptée telle quelle.

Cette version des faits soulève néanmoins quelques questions. Dans le monde des médias, il est rare qu’une personnalité de cette envergure n’ait aucune marge de manœuvre sur sa rémunération. Les contrats des grandes figures de la télévision incluent généralement plusieurs éléments : salaire de base, primes, droits dérivés, conditions de travail, etc.

Léa Salamé - coup de théâtre sur France 2 !d - copie
©Capture d’écran France 2

Dire qu’elle n’a « rien négocié » peut donc signifier plusieurs choses. Soit elle a effectivement accepté la première proposition sans discussion, ce qui serait assez inhabituel dans le milieu. Soit elle considère qu’accepter une proposition standard pour le poste ne constitue pas une « négociation » au sens strict. La nuance est importante.

Dans tous les cas, cette déclaration vise à éviter l’image de la « star capricieuse » qui impose ses conditions. En se présentant comme une salariée ordinaire qui accepte ce qu’on lui propose, Léa Salamé cherche à normaliser sa situation et à réduire la portée symbolique de sa rémunération.

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Mais ce type de déclaration ne suffit jamais à éteindre l’incendie, parce qu’il manque toujours l’élément que tout le monde attend : un chiffre. Or, ce 2 février 2026, le « chiffre » n’est pas nécessairement celui qu’elle a prononcé devant les députés ; c’est surtout celui qui circule déjà depuis des mois dans l’espace public, après plusieurs articles et critiques.

Léa Salamé - coup de théâtre sur France 2 !d - copie
©DR

La question des activités complémentaires

Il faut aussi distinguer deux choses qui se télescopent souvent. D’un côté, il y a la rémunération liée au 20h. De l’autre, il y a ses autres activités, notamment son rôle autour de l’émission « Quelle Époque ! », où elle a évoqué le fait d’être coproductrice, en défendant l’idée que cela peut garantir une forme d’indépendance vis-à-vis des diffuseurs.

Cette question des activités complémentaires est cruciale pour comprendre la rémunération globale d’une personnalité comme Léa Salamé. Le salaire pour la présentation du 20 heures n’est qu’une partie de ses revenus. Il faut y ajouter ses autres émissions, ses éventuelles activités de production, ses droits d’auteur, etc.

Dans le cas de « Quelle Époque ! », le fait d’être coproductrice change la donne. Cela signifie qu’elle ne se contente pas de présenter l’émission, mais qu’elle participe aussi à sa conception et à sa réalisation. Cette implication plus importante justifie une rémunération différente, qui ne relève plus uniquement du salariat classique.

lea salame @afp
lea salame @afp

Cette multi-activité est courante dans le monde de la télévision. Beaucoup de présentateurs vedettes cumulent plusieurs casquettes : animateur, producteur, chroniqueur, auteur, etc. Chaque activité génère des revenus spécifiques, ce qui rend difficile l’évaluation de la rémunération globale.

Léa Salamé a d’ailleurs défendu cette logique devant les députés. Selon elle, être productrice de son émission lui garantit une forme d’indépendance éditoriale. Elle ne dépend pas uniquement de France Télévisions mais dispose d’une structure de production qui lui permet de garder un certain contrôle sur son travail.

Le cas Glucksmann : l’autre sujet qui rend l’affaire sensible

Impossible d’ignorer l’arrière-plan politique, parce qu’il ressurgit à chaque fois que Léa Salamé est exposée. Son compagnon, Raphaël Glucksmann, est un responsable politique, et la question d’un éventuel conflit d’intérêts revient régulièrement dans le débat public.

Raphaël Glucksmann est une figure importante de la gauche française. Député européen, ancien candidat aux élections européennes pour le Parti socialiste-Place publique, il incarne une certaine vision de l’engagement politique progressiste. Sa relation avec Léa Salamé pose donc inévitablement la question de la neutralité journalistique.

Sur ce point, Le Monde rappelait déjà à la rentrée 2025 que la journaliste avait indiqué qu’elle se retirerait de l’antenne en cas de candidature de son compagnon à la présidentielle de 2027. Ce retrait éventuel est au cœur des interrogations sur l’indépendance de l’audiovisuel public.

Cette promesse de retrait en cas de candidature de Glucksmann est importante. Elle témoigne d’une conscience du conflit d’intérêts potentiel et d’une volonté d’éviter toute situation ambiguë. Mais elle ne suffit pas toujours à rassurer les critiques, qui pointent du doigt le simple fait d’être en couple avec un homme politique.

Lea Salame Quelle Epoque

La question est complexe. D’un côté, on ne peut pas demander aux journalistes de renoncer à leur vie privée sous prétexte qu’ils travaillent dans le service public. De l’autre, la présentation du 20 heures implique une responsabilité particulière en matière de neutralité et d’équilibre de l’information.

Dit autrement : même quand l’audition porte sur l’audiovisuel public, la discussion finit par toucher à la confiance. Et dès que la confiance est en jeu, le salaire devient un symbole. Pas parce qu’il serait illégal ou caché, mais parce qu’il est perçu comme un marqueur de pouvoir, d’influence, et de « place » dans le paysage médiatique.

La dimension symbolique de la rémunération au service public

Cette dimension symbolique est fondamentale pour comprendre pourquoi le salaire de Léa Salamé fait autant débat. Il ne s’agit pas simplement d’une question comptable, mais d’un enjeu de légitimité démocratique. Le service public est financé par l’impôt, donc par tous les citoyens. Il est donc normal que ceux-ci se demandent si l’argent est bien dépensé.

Dans le privé, la question ne se pose pas de la même manière. TF1 peut payer ses présentateurs le montant qu’elle souhaite, puisque c’est une entreprise privée qui ne reçoit pas d’argent public. Ses revenus proviennent de la publicité et de la vente de programmes, pas des contribuables.

France 2, en revanche, doit rendre des comptes. Chaque euro dépensé doit pouvoir se justifier devant les citoyens et leurs représentants. C’est tout le sens de l’audition parlementaire : vérifier que l’argent public est utilisé de manière raisonnable et conforme à l’intérêt général.

[IMAGE 6 : Hémicycle de l’Assemblée nationale, sièges de députés, ambiance institutionnelle]

Cette exigence de transparence n’est pas toujours facile à gérer pour les personnalités du service public. Elles doivent jongler entre la nécessité de défendre leur travail et celle de ne pas apparaître comme des privilégiés qui profitent de l’argent public. Un équilibre délicat à tenir.

Pourquoi le salaire au 20h reste un sujet inflammable

Le 20h est un poste particulier : il ne s’agit pas seulement de présenter un journal, mais d’incarner une rédaction, une chaîne, et parfois une époque. À ce niveau, la rémunération fait partie du package, comme dans le sport ou dans le divertissement. La différence, c’est que France 2 appartient au service public, et que la légitimité de ces montants est constamment remise sur la table.

Cette comparaison avec le sport est révélatrice. Dans le football, personne ne s’étonne qu’un joueur vedette gagne des millions. C’est le prix du marché, déterminé par l’offre et la demande. Dans l’audiovisuel, la logique est similaire : les grandes personnalités ont une valeur marchande qui se négocie.

Mais quand il s’agit du service public, cette logique de marché entre en tension avec les valeurs d’égalité et de sobriété qui sont censées caractériser les institutions publiques. Comment justifier des rémunérations à six chiffres quand des fonctionnaires gagnent le SMIC ? Cette question traverse tout le débat.

journaliste lea salame @afp
journaliste lea salame @afp

En parallèle, France Télévisions est sous pression : concurrence frontale avec TF1, fragmentation des usages, et nécessité de produire de l’information sur de multiples supports. Le Monde décrivait cette transition numérique comme un enjeu central pour les JT du soir, qui tentent de « compenser » les pertes du linéaire par des gains en ligne.

Cette transformation numérique bouleverse le paysage médiatique. Les jeunes générations ne regardent plus le 20 heures à la télévision mais consomment l’information sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming. France Télévisions doit donc s’adapter en produisant des contenus pour tous les supports.

Cette adaptation coûte cher. Il faut investir dans de nouveaux outils, former les équipes, créer des contenus spécifiques pour chaque plateforme. Et il faut aussi attirer et retenir les talents capables de s’adresser à ces nouveaux publics. D’où l’importance stratégique du choix des présentateurs vedettes.

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Philippe Caverivière et lea salame @france 2
Philippe Caverivière et lea salame @france 2

Le défi de l’attractivité des talents

Dans ce contexte, recruter une figure connue est souvent vu comme un investissement. Sauf qu’un investissement public doit s’expliquer, et c’est précisément ce que la commission d’enquête cherche à documenter : comment l’audiovisuel public se structure, se finance, et rend des comptes.

L’argument de France Télévisions est simple : pour être compétitif face aux chaînes privées, il faut pouvoir proposer des salaires attractifs. Si le service public ne paie pas assez, les meilleurs journalistes partiront dans le privé, et la qualité de l’information en souffrira. C’est la logique de l’investissement dans le talent.

Cet argument est contesté par ceux qui estiment que le service public doit justement se distinguer par d’autres valeurs que l’argent. Selon eux, travailler pour France Télévisions devrait être une fierté en soi, qui compense des salaires plus modestes. Le prestige et la mission de service public devraient suffire à attirer les talents.

Là où l’affaire devient piquante, c’est que le débat se joue sur deux registres en même temps. D’un côté, on reproche parfois aux chaînes publiques de ne pas « payer assez » pour attirer des talents. De l’autre, on accuse ces mêmes chaînes de « payer trop » quand elles sécurisent une personnalité qui pourrait ne pas revenir la saison suivante.

Cette contradiction reflète une ambiguïté plus profonde sur ce qu’on attend du service public. Veut-on qu’il soit excellent et compétitif, quitte à payer le prix fort ? Ou veut-on qu’il soit sobre et exemplaire, même si cela signifie perdre des talents au profit du privé ? Les deux objectifs sont difficilement conciliables.

Léa Salamé France 2 info
@leasalameoff – Instagram

La bataille des audiences et ses enjeux financiers

La question du salaire de Léa Salamé ne peut pas être dissociée de celle des audiences. Car c’est bien la performance du 20 heures qui justifiera ou non l’investissement réalisé par France Télévisions. Si les audiences remontent, la direction pourra arguer que le pari était le bon. Si elles baissent, les critiques redoubleront.

Les audiences du 20 heures sont scrutées quotidiennement. Chaque soir, Médiamétrie publie les chiffres de parts d’audience qui permettent de comparer les performances de France 2 et TF1. Ces chiffres sont devenus des indicateurs de performance qui conditionnent les stratégies des chaînes.

Pour France Télévisions, maintenir de bonnes audiences au 20 heures n’est pas qu’une question de prestige. C’est aussi un enjeu économique. Même si la chaîne publique ne vit pas de la publicité, les audiences conditionnent sa légitimité et donc, indirectement, son financement public. Un service public qui ne serait pas regardé aurait du mal à justifier son existence.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le choix de Léa Salamé. France Télévisions a parié sur une personnalité capable d’attirer un public large, au-delà des téléspectateurs traditionnels du 20 heures. Un pari risqué mais potentiellement payant si les audiences suivent.

Les premiers mois au 20 heures : un bilan contrasté

Depuis son arrivée à la rentrée 2025, Léa Salamé a vécu des premiers mois contrastés au 20 heures. Les audiences ont connu des hauts et des bas, sans réelle tendance claire qui se dégage. Certains soirs, France 2 parvient à rivaliser avec TF1, d’autres soirs, l’écart se creuse.

Cette instabilité est normale dans une période de transition. Le public a besoin de temps pour s’habituer à un nouveau visage, pour évaluer son style, pour décider s’il adhère ou non. Les premiers mois sont toujours difficiles pour un nouveau présentateur du 20 heures.

Léa Salamé auditionnée à l’Assemblée nationale lors d’une commission sur l’audiovisuel public (salaire au 20h de France 2)
Lors de son audition à l’Assemblée nationale, Léa Salamé a été interrogée sur sa rémunération au 20h de France 2 et a assuré n’avoir « pas demandé un euro de plus ».

Léa Salamé a aussi dû faire face à des critiques sur son style de présentation. Certains observateurs lui reprochent un ton trop personnel, pas assez neutre pour un journal télévisé. D’autres au contraire saluent sa capacité à apporter un regard neuf sur l’actualité. Les avis sont partagés.

Ces critiques sont amplifiées par les réseaux sociaux, où chaque intervention de la journaliste est disséquée et commentée. Une phrase maladroite, un choix éditorial discutable, et c’est l’avalanche de réactions négatives. Un contexte difficile qui pèse sur les personnalités exposées.

Conclusion : le chiffre qui circule, et ce qu’il raconte vraiment

Au final, Léa Salamé a surtout martelé une idée devant les députés : elle n’a pas négocié, et elle n’a pas demandé « un euro de plus » pour le 20h. Une défense cohérente qui vise à déplacer la responsabilité vers France Télévisions et à normaliser sa situation.

Reste le chiffre, celui qui alimente les réactions depuis l’été dernier. Plusieurs médias ont rapporté qu’elle percevrait 25 000 euros par mois pour présenter le 20h de France 2, un montant évoqué notamment après une interview donnée à Libération en juillet 2025, puis repris depuis.

lea salame @france2
lea salame @france2

Ce montant de 25 000 euros mensuels représente 300 000 euros annuels, une somme considérable qui place Léa Salamé parmi les personnalités les mieux rémunérées du service public audiovisuel. Pour donner un ordre de grandeur, c’est environ dix fois le salaire moyen en France.

Cette rémunération fait débat car elle pose la question de l’échelle des valeurs dans notre société. Est-il normal qu’un présentateur de journal télévisé gagne autant ? Quelle est la valeur ajoutée qui justifie une telle différence avec d’autres professions ? Ces questions dépassent largement le cas de Léa Salamé et touchent à l’organisation sociale dans son ensemble.

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