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Grippe 2026 : l’aliment que les médecins déconseillent dès les premiers signes

Publié par Killian Ravon le 26 Fév 2026 à 15:30

Premiers frissons en fin de journée, tête lourde, gorge qui pique : quand la grippe s’installe, on a souvent le même réflexe. Chercher du réconfort immédiat, et notamment… du sucre, sous forme de dessert, de chocolat chaud bien sucré ou de biscuits “pour reprendre des forces” durant l’Hiver.

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Grippe 2026 : une femme malade boit une boisson chaude tandis que des aliments très sucrés sont posés devant elle.
Quand les premiers frissons de la grippe apparaissent, le réflexe “sucré” peut sembler réconfortant, mais il n’aide pas toujours l’organisme déjà fatigué.

Sauf qu’au tout début de l’infection, ce choix très courant n’aide pas vraiment le corps à faire ce qu’il a de plus urgent : mobiliser l’énergie pour la fièvre, l’inflammation utile et la réponse immunitaire. Le problème n’est pas “un carré de chocolat”, mais l’excès de sucre raffiné, surtout quand l’organisme commence déjà à tirer sur la corde.

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Visualisation artistique du virus influenza, utilisée pour illustrer la grippe. Crédit : NIAID.
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Grippe 2026 : pourquoi le sucre raffiné est le mauvais “doudou” du début

Quand la grippe démarre, l’organisme doit arbitrer. La fièvre monte, les muscles brûlent, la fatigue tombe d’un coup, et votre système immunitaire se met en route à plein régime. Dans le même temps, chaque repas a un coût énergétique : la digestion, l’absorption et le métabolisme des aliments consomment une part non négligeable de l’énergie quotidienne, classiquement estimée autour de 5 à 15 % après un repas “mixte”.

Or, le sucre raffiné a une particularité : il se consomme vite, se digère vite, et fait grimper la glycémie rapidement. Chez une personne déjà stressée par l’infection, ce yoyo n’apporte pas un “carburant” stable, et il peut accentuer l’inconfort (nausées, reflux, sensation de soif, bouche pâteuse). Les boissons sucrées sont encore plus concernées, parce qu’elles déclenchent un pic sans fibres pour ralentir l’absorption.

Il faut le dire clairement : le sucre ne “désactive” pas votre immunité d’un claquement de doigts. En revanche, la littérature scientifique décrit des liens entre hyperglycémie et fonctionnement des neutrophiles, des cellules clés de la première ligne de défense contre le virus. Dans un modèle d’endotoxémie humaine, une hyperglycémie expérimentale modifie notamment l’activation/dégranulation des neutrophiles.

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Ce n’est pas un argument pour diaboliser le moindre glucide, mais une raison pragmatique de viser la modération, surtout au tout début, quand le corps est déjà en surcharge.

En cas de frissons, prendre sa température aide à suivre l’évolution de la fièvre. Crédit : Berthold Werner.

Le cas des sodas, jus sucrés et chocolats chauds “très sucrés”

Avec la fièvre, on transpire davantage, on respire plus vite, et la déshydratation peut arriver plus vite qu’on ne le croit. Dans ses conseils au grand public, l’Assurance Maladie rappelle d’ailleurs de boire régulièrement et “de manière abondante” tant que la fièvre est là. Il est important de surveiller les signes montrant que vous ne buvez pas assez d’eau.

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Dans ce contexte, une boisson très sucrée ne fait pas mieux qu’une hydratation simple… et peut même donner une sensation de soif plus marquée chez certaines personnes.

À l’inverse, un apport de glucides “calmes” (compote sans sucre ajouté, riz, pain grillé, banane selon tolérance) peut être utile si vous avez faim. La nuance compte : on parle ici de sucre raffiné et d’excès, pas d’interdiction totale.

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Le sucre raffiné n’est pas “interdit”, mais l’excès n’est pas l’allié le plus utile au début d’une infection. Crédit : Pallbo.
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Les premières 24 heures : ce qui aide vraiment quand la grippe commence

Les bulletins de Santé publique France montrent qu’en février 2026, la circulation grippale reste active, même si les indicateurs sont en baisse dans certains départements et que certaines régions basculent en post-épidémie.

Autrement dit, beaucoup de personnes vont vivre ce “début de grippe” à la maison, avec les mêmes questions : je mange quoi ? je bois quoi ? je fais quoi maintenant ?

Dans les toutes premières heures, l’objectif est moins de “booster” quoi que ce soit que de ménager l’organisme. L’hydratation passe devant le reste, surtout si la fièvre s’installe. Eau, bouillons, tisanes, soupes claires : ce sont des options simples, tolérées, et utiles quand l’appétit baisse.

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Côté assiette, la stratégie la plus confortable est souvent la plus basique. Des petites portions, plus fréquentes si besoin, et surtout digestes : légumes cuits, riz, pâtes, purée, yaourt nature si vous le supportez, compote sans sucre ajouté. Le but n’est pas de “se forcer”, mais d’éviter le repas très gras et très sucré qui vous cloue encore plus au lit, avec en prime une digestion lourde en pleine nuit.

Le bouillon et la soupe : pas magiques, mais souvent une bonne idée

On cite souvent le bouillon de poule, parfois avec un côté “remède de grand-mère”. Sur le plan scientifique, une étude publiée dans la revue CHEST a observé in vitro une inhibition de la chimiotaxie des neutrophiles par certaines soupes de poulet, ce qui suggère un effet anti-inflammatoire potentiel pour soulager un rhume ou un début de grippe.

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Dans la vraie vie, l’intérêt est surtout concret : c’est chaud, hydratant, salé juste ce qu’il faut, et facile à avaler quand la gorge pique.

Bouillon et soupe : surtout un vrai plus pour l’hydratation et le confort quand l’appétit baisse. Crédit : Claus Ableiter.

Après 24 à 48 heures : réintroduire, sans tomber dans l’excès

Quand la fièvre commence à baisser et que l’appétit revient, vous pouvez élargir progressivement. Les protéines faciles à digérer (œufs, volaille, poisson) aident à retrouver de l’énergie sans alourdir l’estomac. Les fruits et légumes restent utiles, notamment pour l’apport en micronutriments, même si aucun aliment ne “guérit” la grippe à lui seul.

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Le point clé, c’est la progressivité. À ce stade, beaucoup de gens commettent l’erreur inverse : “j’ai été malade, je me rattrape” avec un gros repas riche, très sucré, très gras. Le corps, lui, n’a pas forcément récupéré sa capacité digestive à 100 %, et l’inconfort peut repartir.

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Et si je n’ai envie que de sucré ?

Cela arrive, et ce n’est pas un échec. L’idée, c’est de contourner le pic de sucre raffiné plutôt que de vous frustrer. Une compote sans sucre ajouté, un yaourt nature avec un fruit, ou un peu de miel dans une boisson chaude peuvent calmer l’envie avec une charge plus “douce” qu’un soda ou une pâtisserie industrielle. Votre priorité reste d’écouter la tolérance digestive : si ça passe, tant mieux ; si ça écoeure, on simplifie.

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Mouchoirs à portée de main : un basique quand les symptômes ORL s’installent. Crédit : Captain MarcusL.

Quand consulter si vous suspectez la grippe ?

La plupart des grippes évoluent favorablement avec repos, hydratation et surveillance. Mais certains profils et certains signes doivent faire réagir. L’Assurance Maladie liste notamment des situations où il faut surveiller les risques (grossesse, nourrisson, plus de 65 ans, maladie chronique, immunodépression, fièvre très mal supportée ou symptômes inhabituels).

Si l’état se dégrade, si la respiration devient difficile, ou si vous avez un doute sérieux, il ne faut pas “attendre que ça passe” par principe.

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Ne pas faire confiance au réflexe « sucré »

Au début de la Grippe 2026, le réflexe “sucré” est compréhensible, mais pas le plus stratégique. Le sucre raffiné et les boissons très sucrées peuvent accentuer l’inconfort et ajouter une charge inutile alors que l’organisme est déjà mobilisé par la fièvre et la réponse immunitaire.

En pratique, le trio le plus efficace reste simple : hydratation régulière, aliments digestes, repos… et une vigilance sur les signes qui doivent pousser à consulter.

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