Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Société

Troubles de l’érection et prise de poids : Qu’est-ce que l’andropause ?

Publié par Alicia Trotin le 25 Nov 2022 à 7:28
Partagez ce contenu sur Facebook
Partagez ce contenu sur Whatsapp
Partagez ce contenu sur Twitter
Partagez ce contenu par mail

Les bouffées de chaleurs, la baisse d’hormones, tout le monde connaît bien la ménopause, ce moment désagréable de la vie d’une femme. Toutefois, avec l’âge, les hommes subissent, eux aussi, une baisse de régime. Lorsque la testostérone, l’hormone masculine, baisse trop, on appelle ça l’andropause. Zoom sur ce phénomène peu connu.

À lire aussi : Vous êtes ménopausée avant 40 ans ? Attention, vous pourriez développer cette maladie

andropause

Ménopause et andropause : même combat ?

Là où la ménopause marque la fin de la fertilité d’une femme, il faut savoir que l’andropause ne supprime pas la possibilité de reproduction de l’homme. En effet, l’andropause est marquée par une diminution du taux de testostérone conséquente, qui s’accompagne généralement d’autres symptômes. Parmi eux, on retrouve la prise de poids, le dysfonctionnement érectile, ainsi qu’une baisse d’énergie. C’est pourquoi les scientifiques préfèrent parler de Déficit Androgénique Lié à l’âge (DALA). Les androgènes sont les hormones sexuelles masculines, principalement connues grâce à la testostérone. Il est important de noter que cet affaiblissement des androgènes ne signe pas leur arrêt. Généralement, les hommes observent une perturbation sexuelle au niveau de leur libido, mais cela ne les empêche pas de rester fertiles.

De plus, la ménopause se produit systématiquement dans la vie d’une femme, alors que tous les hommes ne sont pas touchés par l’andropause. En effet, seuls 2,1 % des hommes en seraient atteints d’après Santé Magazine. Les plus touchés seraient ceux âgés entre 70 et 79 ans, mais quelques rares cas sont apparus dès 40 ans. Le risque d’andropause augmente avec le vieillissement.

Quelles sont les causes ?

L’andropause est essentiellement causée par le vieillissement des organes. Certains facteurs peuvent toutefois accélérer le processus. Le surpoids, la forte consommation d’alcool, le manque d’activité physique sont les causes les plus récurrentes. Les hommes, naturellement prédisposés à l’hypertension, au diabète, aux soucis de prostate ou à l’asthme, sont, eux aussi, menacés par le risque d’andropause.

Lorsqu’il est question d’un mauvais état de santé, le VIH, le cancer, un organe défaillant ou un lupus peuvent également engendrer un déficit brutal de la testostérone. Dans ces cas précis, la prise de médicaments est, elle aussi, une cause de la chute du taux de l’hormone sexuelle.

À lire aussi : Édouard Philippe : quelle est cette maladie auto-immune qui lui fait perdre ses sourcils ?

Comment repérer l’andropause ?

Certains médecins appellent à ne pas confondre l’andropause avec la crise de la quarantaine. Accompagné de troubles dépressifs, le principal symptôme est repérable en début de journée. En effet, l’érection matinale disparait totalement, et lors des ébats, il est de plus en plus complexe de rester rigide. Des troubles de l’humeur sont souvent associés à l’andropause, ainsi que des bouffées de chaleurs, une perte de l’appétit sexuel, des troubles de la mémoire et une diminution de la pilosité. Ces signes sont les principaux observés dans la majorité des cas.

Dans certains cas rares, le déficit d’hormones sexuelles mâles se transforme en œstrogènes, et peuvent provoquer une forte production de graisse. Certains hommes peuvent alors observer leurs seins pousser, également appelé gynécomastie. Une échographie permet généralement de vérifier s’il s’agit d’une simple prise de poids ou d’une véritable gynécomastie.

Ces symptômes peuvent être accompagnés d’une perte de la masse musculaire, ainsi qu’une baisse de l’estime de soi. Le meilleur moyen pour être certains du diagnostic, c’est d’aller consulter un médecin. Vous serez alors soumis à des analyses de sang entre 8 h et 10 h du matin, ainsi qu’à un examen clique complet.

Une aide médicale possible

Si le médecin vous confirme que vous êtes victime d’une forte diminution de votre taux de testostérone, vous pourrez recevoir un traitement de substitution. À ce moment-là, le traitement consistera à l’injection de testostérone naturelle. L’administration des androgènes se fera jusqu’à ce que le taux soit aussi proche que la sécrétion naturelle de base. Il est important de prendre certaines précautions et d’être vigilants quant au suivi médical de cette prise de médicaments, avec son médecin.

Si chez certains hommes l’injection de testostérone ne pose aucun problème, chez d’autres, il peut causer un certain nombre d’effets secondaires, non négligeables. Parmi eux, on peut retrouver le risque d’apnée du sommeil, l’augmentation du risque de crise cardiaque, la formation de caillots sanguins dans les veines ou encore la stimulation de la croissance du cancer de la prostate. Il est donc fortement conseillé de bien se renseigner.

S’il n’y a pas de contrindication, l’application de testostérone en patch ou en gel est possible, mais également en injections intramusculaires. Pour ceux qui souhaitent traiter ce déficit sans prise médicale d’hormones, il est conseillé d’avoir une activité physique régulière pour booster la production d’androgènes.

Que faire pour l’éviter ?

Même s’il est impossible d’être certain de l’éviter à 100 %, avec certaines mauvaises habitudes de vie, vous augmentez le risque d’andropause. Une étude a réussi à démontrer que la prise de poids était le premier facteur observé lors de la baisse de testostérone.

Surveillez donc votre IMC et n’oubliez pas de favoriser l’activité physique. Le sport maintient en bonne santé, mais surtout les entrainements tels que la musculation permettent d’augmenter votre testostérone. La surconsommation d’alcool réduit la production d’hormones masculines dans les testicules. Ainsi, l’alcool peut avoir un effet dévastateur sur votre fertilité. Pour terminer, les experts conseillent de dormir au minimum 6 h par nuit sur le long terme. En dessous de ce seuil, vous pouvez réduire votre taux d’hormones sexuelles de 15 %. Le sommeil permet également de réduire le risque de dépression, alors dès ce soir, couchez-vous un peu plus tôt.

À lire aussi : Sexualité : Combien de fois par mois faut-il éjaculer pour être en bonne santé ?

0