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Diesel à 2,50 € le litre : un expert prévient que le pire est devant nous

Publié par Elsa Lepic le 08 Avr 2026 à 5:35

Le gasoil à 2,25 € la semaine dernière, c’était déjà douloureux. Mais selon un spécialiste du secteur pétrolier, le diesel devrait bientôt se stabiliser autour de 2,50 € le litre. Et côté essence, ce n’est pas beaucoup plus réjouissant. On vous explique ce qui se passe vraiment à la pompe.

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Le détroit d’Ormuz, l’épicentre de la flambée

Automobiliste inquiet devant un prix de diesel élevé

Pour comprendre pourquoi votre plein vous coûte un bras, il faut regarder une carte. Depuis le début du conflit en Iran, le détroit d’Ormuz est bloqué. Ce goulet d’étranglement, c’est par là que transite environ 20 % du pétrole mondial chaque jour. Autant dire que quand ça coince là-bas, ça se répercute directement ici.

Résultat : les cours des produits pétroliers raffinés ont explosé en fin de semaine dernière. Et la mécanique est implacable. Quand le brut flambe, les prix à la pompe suivent avec quelques jours de décalage. Ce décalage, on est en train de le vivre en ce moment même.

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2,50 € le litre de diesel : le nouveau plancher selon un spécialiste

Frédéric Plan, délégué général de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage, a posé les chiffres lundi matin sur Europe 1. Et ils font mal. « La répercussion sera très visible dans les prochains jours. La moyenne viendra se stabiliser plutôt autour de 2,50 euros le litre pour le diesel, et 2,10 euros pour l’essence », a-t-il précisé.

Concrètement, ça veut dire qu’un plein de 50 litres de gazole va frôler les 125 euros. Pour rappel, la semaine dernière, le gasoil s’affichait déjà à 2,25 € par litre, et le Sans-Plomb se maintenait juste au-dessus des 2 €. Autant dire que la courbe ne fait que monter. Si vous hésitiez encore sur le passage au bioéthanol E85, la question se pose plus que jamais.

Pas de baisse en vue, même à court terme

File de voitures dans une station-service française
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« Il ne faut pas s’attendre à une baisse des prix pour demain ni après-demain », a martelé le spécialiste. Les prix sont « plutôt en dynamique d’augmentation ». Aucune éclaircie à l’horizon, donc. Le conflit géopolitique bloque toujours le détroit d’Ormuz et rien n’indique que la situation va se débloquer rapidement.

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Le gouvernement reste sous pression mais n’a pour l’instant pas annoncé de mesure choc. Sébastien Lecornu a détaillé quelques aides pour les grands rouleurs, sans que cela suffise à calmer la colère. De son côté, TotalEnergies prolonge son plafonnement, mais ses stations sont prises d’assaut et certaines tombent déjà en rupture de stock.

Des disparités énormes selon les régions

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Tous les automobilistes ne sont pas logés à la même enseigne. Frédéric Plan a rappelé que des disparités existent au niveau local. Les Français qui habitent à proximité d’une raffinerie peuvent bénéficier de prix légèrement inférieurs. Mais pour les autres — ceux des zones rurales, des petites villes — le plein devient un vrai poste budgétaire.

On a d’ailleurs vu ces dernières semaines plus de 1 000 stations à sec en France. La pénurie s’ajoute à la flambée, créant un cocktail particulièrement anxiogène pour les conducteurs. Certaines stations ont même été autorisées à vendre du gazole non conforme pour éviter la rupture totale.

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Le spectre des 3 euros le litre

Conducteur choqué par le prix du carburant en zone rurale

La question que tout le monde se pose : le diesel peut-il franchir la barre symbolique des 3 euros ? Frédéric Plan n’a pas écarté l’hypothèse. « Je ne sais pas plus que d’autres ce qu’il adviendra dans le courant de la semaine », a-t-il concédé. L’Agence internationale de l’énergie a d’ailleurs prévenu qu’avril serait bien pire que mars pour le gazole.

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Si le conflit s’enlise, le cap des 3 euros n’est plus du tout une fiction. Il suffirait d’une escalade militaire supplémentaire ou d’un élargissement du blocus pour que les cours s’envolent encore. Et à ce prix-là, ce ne sont plus seulement les automobilistes qui trinquent : les compagnies aériennes répercutent déjà la hausse sur les billets d’avion, et les factures d’énergie grimpent elles aussi.

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Comment limiter la casse à la pompe ?

En attendant une hypothétique accalmie, quelques réflexes peuvent aider. D’abord, comparer les prix entre stations. L’application gouvernementale permet de repérer les moins chères autour de chez vous. Ensuite, adopter ce geste simple à la pompe qui peut faire économiser jusqu’à 250 euros par an.

Pour les trajets domicile-travail, la question de la consommation de votre véhicule devient cruciale. Certains automobilistes se tournent vers un boîtier E85 à 690 euros chez Leclerc pour diviser leur budget carburant par deux. D’autres guettent les opérations carburant à prix coûtant. Mais soyons honnêtes : tant que le détroit d’Ormuz reste bloqué, toutes ces astuces ne feront que limiter la casse.

La seule vraie bonne nouvelle viendra d’une désescalade géopolitique. Et pour l’instant, personne ne semble en mesure de dire quand elle arrivera. N’oubliez pas non plus de vérifier si vous êtes éligible au chèque énergie, qui peut donner un coup de pouce bienvenu dans ce contexte. En attendant, préparez-vous : le portefeuille va encore souffrir.

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