Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Actualité

Grand Frais : le plateau de chiffonnade d’Italie est à moins de 12 euros, une offre qui régale

Publié par Killian Ravon le 20 Jan 2026 à 18:30

À l’heure des apéros qui s’étirent et des barbecues improvisés, les rayons boucherie misent sur un format simple : un maxi-plateau de chiffonnades italiennes, annoncé avec au moins 55 tranches.

La suite après cette publicité
Plateau de chiffonnades italiennes (coppa, jambon cru, saucisson sec) sur planche en bois, avec olives, tomates cerises, gressins et romarin, en lumière d’été.
Un maxi-plateau de chiffonnades italiennes prêt à partager pour l’apéro ou un barbecue : coppa, jambon cru et saucisson sec, servis sur une planche rustique, accompagné d’olives, de tomates cerises et de gressins.

Derrière la promesse conviviale, ce trio très italien — coppa, jambon cru, saucisson sec — raconte aussi une tendance de fond : celle des planches “prêtes à servir” qui transforment nos repas d’été.

La vidéo du jour à ne pas manquer
Chiffonnade de Prosciutto di Parma servie sur un tagliere, un classique des antipasti italiens. Crédit : lucadea.com.
La suite après cette publicité

Le retour en force de l’apéro “plateau” : une tendance qui dépasse la simple gourmandise

L’idée est limpide. On ouvre, on pose, on partage. Le succès des planches à picorer s’inscrit dans un mouvement déjà bien documenté : en France, l’apéritif est devenu un moment social structurant, qui pèse aussi sur les habitudes de consommation. D’après Challenges, la planche — charcuterie, fromage, tapas — reste un choix central côté français, quand d’autres pays ont leurs codes.

Dans ce contexte, les industriels et les artisans jouent sur deux leviers. D’un côté, le gain de temps. De l’autre, l’effet “waouh” d’un plateau bien garni. Le mot “maxi” n’est pas anodin : il rassure sur la quantité, donc sur la capacité à “faire plaisir” sans calculer au millimètre. L’annonce d’un minimum de 55 tranches s’inscrit dans cette logique de partage, avec une promesse de générosité lisible d’un coup d’œil.

Ce format répond aussi à une contrainte très actuelle : l’imprévu. Un voisin passe, un match commence, un barbecue se décide tard. Le plateau devient une assurance anti-panne, surtout quand il suffit d’ajouter du pain, quelques légumes croquants et une boisson fraîche.

La suite après cette publicité
Coppa en tranches et pièce entière, typique des charcuteries affinées à base d’échine de porc. Crédit : Thesupermat.

Coppa, jambon cru, saucisson sec : ce que raconte vraiment le trio “100% italien”

Le trio mis en avant coche trois cases complémentaires : une pièce plus persillée et fondante, une tranche fine et aromatique, et une charcuterie plus ferme, plus “de caractère”. Sur le papier, l’équilibre est logique.

La coppa, d’abord, vient de l’échine de porc. Elle est salée, assaisonnée, puis affinée plusieurs mois. Des sources culinaires de référence rappellent que la coppa s’associe à une texture tendre au départ, qui se raffermit avec l’affinage, et qu’elle développe des arômes marqués, souvent poivrés. Certaines variantes italiennes bénéficient même de protections géographiques, comme la Coppa Piacentina en DOP, signe que le produit est suffisamment emblématique pour être encadré.

La suite après cette publicité

Le jambon cru italien, ensuite, incarne l’image la plus “transalpine” de la charcuterie. Lorsque l’on pense jambon cru italien, beaucoup visualisent le Prosciutto di Parma, l’un des plus connus à l’international. Sur ce point, la Commission européenne souligne le lien entre savoir-faire, conditions locales et goût du Prosciutto di Parma sous label PDO. Le sujet est plus technique qu’il n’y paraît : le salage, puis un affinage long, structurent le profil aromatique. Ces durées peuvent évoluer selon les cahiers des charges. Le Consortium du Prosciutto di Parma, par exemple, a communiqué sur un relèvement des exigences minimales de maturation dans ses règles de production, signe que la filière cherche aussi à protéger une image de qualité.

Enfin, le saucisson sec italien — souvent rapproché, dans l’imaginaire, des familles de salami — apporte une mâche plus dense. C’est l’élément “coup de caractère” du plateau, celui qui fonctionne bien avec des pickles, une moutarde douce ou des tomates séchées.

À lire aussi

Autrement dit, le plateau n’est pas qu’un empilement de tranches. Il raconte une mini-narration gustative : fondant, finesse, puissance.

La suite après cette publicité

L’Italie comme promesse… et le piège de “l’Italian sounding”

Mettre un drapeau italien sur une barquette, c’est activer un réflexe : soleil, convivialité, produit “authentique”. Pourtant, la question de l’origine réelle et de l’authenticité est devenue plus sensible. Sur ce terrain, Le Tribunal du Net a déjà traité, côté alimentation italienne, de dérives et de marketing trompeur autour de l’“Italian sounding”, un phénomène qui consiste à “italianiser” un produit par le nom, les couleurs ou le packaging.

Cela ne signifie pas que tout plateau est suspect. En revanche, cela invite à regarder les mentions utiles. Une indication géographique protégée ou une appellation d’origine (PDO/DOP) n’est pas un simple badge : c’est un cadre. À l’inverse, “style italien” ou “saveur italienne” ne garantit pas une origine.

La suite après cette publicité

Ce point compte aussi pour le goût. Deux jambons crus “italiens” peuvent être très différents selon la zone, l’alimentation des porcs, la durée d’affinage, et les pratiques de salage. Pour un consommateur, l’étiquette devient le meilleur outil pour comprendre ce qu’il achète.

Salami en tranches sur planche de service, format apéro prêt à partager. Crédit : Peachyeung316.

Le vrai défi de l’été : la sécurité alimentaire quand il fait chaud

Le plateau de chiffonnades coche toutes les cases de l’été… sauf une, si l’on n’y prend pas garde : la chaleur. Or la charcuterie est un produit sensible. Les autorités françaises rappellent régulièrement l’importance de la chaîne du froid, et la DGCCRF diffuse des repères de température très concrets : pour les viandes et charcuteries, la conservation vise généralement le froid positif, avec un maximum autour de +4 °C selon les tableaux de référence.

La suite après cette publicité

En pratique, tout se joue sur le temps passé hors du réfrigérateur. Un plateau posé sur une table en plein soleil pendant un apéro qui dure peut devenir un risque inutile. La bonne logique consiste à servir en petites quantités, puis à remettre au frais, plutôt que de tout laisser dehors “pour que chacun se serve”. C’est encore plus vrai lors d’un barbecue, quand la préparation s’étale et que les échanges s’enchaînent.

Cet aspect sanitaire rejoint un autre sujet : les rappels de produits. La charcuterie n’y échappe pas, comme l’illustrent régulièrement les alertes relayées dans la rubrique Food. Sans dramatiser, ces épisodes rappellent que la vigilance commence à la conservation, mais ne s’y limite pas : date limite, emballage intact, et respect des consignes de stockage.

À lire aussi

Antipasto simple et nomade : charcuteries, fromage et couverts, parfait pour un apéro d’été. Crédit : Albarubescens.
La suite après cette publicité

Plaisir, oui… mais en gardant en tête les repères nutritionnels

La charcuterie, surtout quand elle est sèche ou affinée, concentre sel et matières grasses. Les autorités sanitaires ne demandent pas d’interdire, mais de limiter. Santé publique France et le site Manger Bouger rappellent un repère simple : limiter la charcuterie à 150 g par semaine chez l’adulte, et être encore plus prudent chez l’enfant.

À cela s’ajoute un point souvent mal compris : la question des nitrites et nitrates. L’Anses recommande de réduire l’exposition alimentaire à ces substances, ce qui pousse la filière à évoluer et les pouvoirs publics à cadrer. Par ailleurs, l’OMS et le CIRC ont classé la viande transformée comme cancérogène pour l’homme, en précisant que ce classement mesure la solidité des preuves scientifiques, pas le “niveau de danger” comparable à d’autres agents. Autrement dit, l’enjeu est la fréquence et la quantité, pas l’idée de culpabiliser un apéro.

Concrètement, un maxi-plateau peut très bien s’intégrer à une alimentation équilibrée si l’on joue sur le contexte. Servir plus de légumes, proposer aussi une option poisson, ajouter des fruits frais, et éviter que la charcuterie devienne “le repas entier” à répétition. L’été, paradoxalement, aide : tomates, concombres, melon, pêches, roquette, basilic et pain de qualité permettent d’allonger la table sans surcharger la part de charcuterie.

La suite après cette publicité

Comment “italianiser” un plateau sans tomber dans le cliché

Le charme italien opère souvent grâce aux détails. La chiffonnade, par exemple, n’est pas qu’une coupe fine. C’est une façon de mettre l’accent sur la texture, sur le fondant en bouche, et sur la sensation aromatique immédiate.

Pour rester simple, il suffit de soigner l’accompagnement. Un filet d’huile d’olive, des copeaux de parmesan, des olives, quelques gressins. Le duo melon-jambon cru, classique, reste efficace, et il est même cité comme une association connue autour du Prosciutto di Parma dans des contenus institutionnels européens. Cette approche permet aussi de réduire mécaniquement la quantité de charcuterie consommée par personne, sans réduire le plaisir.

La suite après cette publicité

Enfin, le plateau est un objet social. Il invite à ralentir, à discuter, à goûter. C’est peut-être là sa force principale : transformer un geste d’achat rapide en moment partagé.

Planche de charcuteries et jambon en vitrine, illustration du “prêt à servir” à l’heure de l’apéritif. Crédit : Peachyeung316.

Le parfait plat des soirées

Un maxi-plateau de chiffonnades italiennes, avec son trio coppa–jambon cru–saucisson sec et sa promesse d’au moins 55 tranches, s’inscrit dans une époque où l’on veut du convivial, du rapide et du “beau à table”.

La suite après cette publicité

Pour en profiter pleinement, deux réflexes font la différence : vérifier l’origine et les mentions, puis respecter la chaîne du froid. Le reste relève du bon sens : varier les accompagnements, garder la charcuterie comme un plaisir ponctuel, et laisser l’été faire le reste — celui des longues soirées où un plateau devient, parfois, un souvenir.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

N'oubliez pas de cliquer sur l'email de validation pour confirmer votre adresse email. Si vous ne l'avez pas recu vérifiez dans vos spams.

La suite après cette publicité

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *