Mort d’Emile : coup de théâtre, l’ADN va parler trois ans après sa disparition
Deux ans et demi après la disparition du petit Emile au Haut-Vernet, l’enquête connaît un nouveau tournant. Alors que les zones d’ombre restent nombreuses depuis l’été 2023, les juges d’instruction accélèrent les investigations.
Et selon les informations de BFM DICI ce jeudi 26 février 2026, une vaste campagne de prélèvements ADN doit désormais être lancée.
La disparition d’Emile n’a pas livré tous ses secrets
Le 8 juillet 2023, le petit Emile disparaissait au Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Depuis, l’affaire n’a cessé de hanter ce hameau perché.
Après neuf mois sans avancée décisive, la découverte, fin mars 2024, du crâne et de dents de l’enfant à environ 1,7 km du village a bouleversé l’enquête.
Le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, avait alors évoqué un « traumatisme facial violent », avec « la probable intervention d’un tiers ».
À lire aussi
Malgré les battues et ratissages, le dossier patine encore. De son côté, BFM DICI précise que les juges d’instruction poursuivent les investigations pour tenter d’identifier l’origine de traces ADN inconnues retrouvées sur les vêtements de l’enfant en mars 2024.
Une vaste campagne de relève d’ADN
C’est dans ce contexte qu’une nouvelle étape s’ouvre. Selon BFM DICI, publié hier à 20h26, les magistrats ont ordonné de prélever l’ADN de « plusieurs dizaines de personnes » présentes au Haut-Vernet au moment des faits.
« Ils étaient tous proches du Haut-Vernet, le jour de la disparition », précise une source proche de l’enquête à BFMTV.
À lire aussi
La campagne, qui doit se dérouler au printemps dans une gendarmerie à proximité, a en réalité déjà commencé, quatre habitants ayant été testés ces derniers jours.
Les avocats de la famille avaient déposé en janvier des demandes d’actes complémentaires. Me Julien Pinelli s’est dit auprès de l’AFP « naturellement satisfaits de la mise en œuvre de ces mesures d’enquête ».
Son objectif, dit-il ailleurs sur BFMTV le 2 février, est clair : « L’objectif, c’est d’arriver au constat selon lequel aucune porte ne sera restée fermée, aucune option n’aura pas été suivie ». Reste à savoir si ces comparaisons permettront enfin de lever le voile sur ce drame.