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Emmanuel Macron : Cette annonce décisive qui vient de tomber

Publié par Léa Lecuyer le 28 Fév 2023 à 19:02

Ce mardi 28 février, Emmanuel Macron s’est rendu au collège de Jarnac, en Charente, afin de « faire une annonce décisive pour éradiquer le papillomavirus ». Cette infection sexuelle transmissible (IST) peut entraîner des lésions jusqu’au développement d’un cancer. Il a annoncé une campagne de vaccination gratuite et généralisée pour les élèves de 5e.

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En France, le papillomavirus est responsable de 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus chaque année avec près de 1 000 décès, selon l’Institut Pasteur. Si cette IST peut engendrer le développement d’un cancer chez les hommes et les femmes, le cancer du col de l’utérus est le cas le plus fréquent selon Santé publique France. Il reste d’ailleurs le second cancer le plus récurrent chez la femme dans le monde.

Si un vaccin préventif vise à protéger contre certaines formes de papillomavirus, Emmanuel Macron profite de son déplacement dans un collège de Jarnac, en Charente, pour assister à « une séance de vaccination organisée au sein de l’établissement ». Aux côtés du ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye et du ministre de la Santé François Braun, le chef d’État va également évoquer le lancement d’une campagne de prévention et de vaccination contre les papillomavirus humains, aussi appelés HPV.

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Emmanuel Macron va faire une annonce pour "éradiquer" le papillomavirus lors de sa visite en Charente
@emmanuelmacron – Instagram

Un vaccin efficace pour certains cancers

Depuis son utilisation en 2007, la vaccination contre le papillomavirus humain a été très souvent controversée. Cependant, les organisations nationales et internationales de santé sont maintenant d’accord sur le sujet. « Les effets secondaires répertoriés des vaccins contre les HPV sont des effets secondaires assez classiques de « mise en route » de la réponse immunitaire tels que douleur au site d’injection, fièvre, fatigue… », explique l’OMS.

Les résultats montrent aujourd’hui de réels progrès. C’est d’ailleurs le cas en Australie. En effet, le pourcentage de personnes infectées par les HPV qui entraînent des cancers du col de l’utérus a diminué. Avec la vaccination à l’école, le taux est passé de 22,7% en 2005-2007 à 1,5% en 2015 chez les femmes âgées de 18 à 24 ans.

En France, la vaccination est aujourd’hui préconisée pour les enfants et adolescents de 11 à 14 ans. Elle est aussi proposée en rattrapage jusqu’à 19 ans et jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres personnes du même sexe. Dans le Grand Est, une expérimentation sur deux ans a également montré de « bons résultats » sur des jeunes scolarisés en classe de 5ème. Le taux de vaccination est ainsi passé de 9% à 27% durant la première année puis de 14% à 31% lors de la seconde.

Responsable de cancers chez les hommes et les femmes

Longtemps administré uniquement chez les jeunes filles de 11 à 14 ans, alors que le virus touche aussi bien les garçons, le vaccin s’est aujourd’hui étendu. Ce dernier se transmet d’ailleurs par contact des muqueuses ou de la peau lors de rapports sexuels sans forcément avoir recours à la pénétration. Ainsi, « les infections par les HPV sont le plus souvent inapparentes et disparaissent spontanément, mais leur persistance peut engendrer des pathologies graves comme le cancer du col de l‘utérus, de la vulve, du vagin, de l’anus, de l’oropharynx et du pénis », d’après un rapport de la Haute Autorité de Santé.

Cependant, la vaccination ne protège pas contre toutes les formes de papillomavirus liées au cancer du col de l’utérus, indique l’Assurance Maladie. « C’est la raison pour laquelle le dépistage par frottis doit être réalisé tous les 3 ans de 25 à 30 ans et tous les 5 ans de 30 à 65 ans, que l’on soit vaccinée ou non », précise l’organisme.

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